Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Le Premier ministre malien prêche la réconciliation

Le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga anime la Conférence des Cadres à Bandiagara, au Mali, le 26 mars 2018. (Twitter/Primature du Mali)

Le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, a prôné la réconciliation nationale, au dernier jour d'une visite dans le nord et le centre du Mali, récemment ensanglanté par des affrontements intercommunautaires.

M. Maïga a entamé le 22 mars une tournée dans le nord et le centre du pays, dominée par sa visite le 23 mars à Kidal (nord-est), une première depuis près de quatre ans dans ce bastion de l'ex-rébellion à dominante touareg.

Après deux autres étapes dans le Nord, à Gao puis à Tombouctou, il est arrivé dimanche dans le centre du pays.

>> Lire aussi : Le Premier ministre malien annonce des investissements dans l'éducation à Gao

"Nous allons installer bientôt un poste judiciaire spécialisé antiterroriste pour enquêter et juger les crimes terroristes", a-t-il déclaré lundi à Bandiagara, localité touristique touchée par la crise, où il a rencontré plusieurs centaines de jeunes, auxquels il a notamment promis "la construction d'un pôle universitaire".

Le Premier ministre a également évoqué l'avant-projet de loi d'entente nationale qui lui a été remis au début du mois, réaffirmant que "le sort des combattants qui n'ont pas de sang sur les mains" serait pris en compte.

Dimanche, il avait assisté à une rencontre de réconciliation entre des dirigeants peuls et dogons à Koro (centre), où des dizaines de personnes ont péri dans de récents affrontements entre ces deux communautés.

"Nous allons désarmer de gré ou de force les milices. L'Etat ne sous-traite pas sa sécurité. Nous allons les désarmer", a-t-il assuré devant plus de mille personnes.

Les membres de la communauté peule accusent régulièrement les autorités de tolérer, voire d'encourager les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à leur encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, ce que démentent catégoriquement les représentants de l'Etat.

>> Lire aussi : Le Premier ministre malien à Kidal

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le Soudan célèbre l'accord historique, la désignation du Conseil souverain retardée

Le lieutenant-général Abdel Fattah Al-Burhan, président du Conseil militaire, et le chef de la coalition de l'opposition soudanaise Ahmad al-Rabiah célèbrent la signature de l'accord de partage du pouvoir qui ouvre la voie à un gouvernement de transition

Le Soudan a célébré dimanche l'accord historique signé la veille par les dirigeants militaires et la contestation en vue de la transition vers un pouvoir civil, mais la désignation attendue du Conseil souverain censé piloter cette transition a été reportée à lundi.

Comme la veille, de nouvelles scènes de liesse ont eu lieu dimanche dans les rues de Khartoum pour fêter la signature samedi par les généraux au pouvoir et les meneurs de la contestation d'un accord prévoyant une transition de 39 mois, qui doit être menée par le "Conseil souverain" composé de 11 membres -six civils et cinq militaires.

Attendue dimanche, l'annonce de la composition de ce Conseil souverain n'avait cependant toujours pas eu lieu en fin de soirée. Selon des sources de l'opposition, seuls cinq des onze membres ont été choisis pour le moment, et la composition complète devrait être connue lundi.

La cérémonie de signature, qui avait s'était déroulée samedi dans la capitale en présence de nombreux dignitaires étrangers, a constitué le plus grand événement du genre à être organisé depuis des années, tranchant avec les années d'isolement du Soudan.

De nombreux pays ont salué la signature de l'accord, considéré comme le point de départ d'un "nouveau Soudan", après les 30 ans de pouvoir d'Omar el-Béchir, détenu depuis sa destitution en avril par l'armée sous la pression de manifestations massives.

"Cet accord répond aux demandes du peuple soudanais, qui a appelé sans relâche au changement et à un avenir meilleur", a écrit le secrétaire d'Etat britannique pour l'Afrique, Andrew Stephenson.

Sur Twitter, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis que Washington soutiendrait l'établissement "d'un gouvernement qui protège les droits de tous les Soudanais et mène vers des élections libres et équitables".

- Nouvelles institutions -

D'après les documents signés samedi, plusieurs étapes précèderont les élections prévues en 2022.

La première est la formation du Conseil souverain. Remplacant le Conseil militaire, qui avait pris les rênes du pays après la destitution de Omar el-Béchir, ce Conseil souverain sera d'abord dirigé pendant 21 mois par un général, puis par un civil pendant les 18 mois restants.

Abdallah Hamdok, un ex-économiste de l'ONU choisi jeudi par la contestation comme Premier ministre, devrait ensuite être officiellement désigné mardi par ce Conseil.

Le gouvernement doit lui être formé le 28 août, avec 20 membres au maximum, pour permettre aux nouvelles institutions d'affronter les principaux défis du pays, en priorité la relance d'une économie en crise.

Les huit mois de manifestations ont fait plus de 250 morts, selon un comité de médecins proche de la contestation

- Euphorie de courte durée? -

Quelques membres de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, craignent toutefois que l'euphorie ne soit de courte durée, et des tensions persistent.

Alors que l'accord de transition conclu début juillet a été salué comme le meilleur que le Soudan puisse espérer, certains contestataires estiment qu'il a nui à leur révolution.

Ils pointent notamment l'omniprésence dans le processus de transition du général Mohammed Hamdan Daglo, à la tête d'une force paramilitaire et numéro deux du Conseil militaire. Celui-ci a d'ailleurs cosigné l'accord samedi.

Les redoutés paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) qu'il dirige sont accusés d'avoir réprimé plusieurs manifestations. Beaucoup craignent que le général Daglo, dit "Hemeidti", ne tente de s'accaparer ensuite le pouvoir et de tuer dans l'oeuf le processus démocratique.

Mais pour l'analyste soudanais Abdel Latif al-Buni, le plus grand risque dans l'immédiat pour la transition est la volonté de se venger de certains.

"Un esprit de revanche contre l'ancien régime est dangereux", estime-t-il. "Cela mènera vers un affrontement entre l'ancien régime et les nouveaux dirigeants".

Omar el-Béchir, qui fait l'objet de mandats d'arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre" au Darfour (ouest), doit être jugé au Soudan pour corruption. Mais la date de son procès est indéterminée.

Avec AFP

Vahid chez les Lions de l'Atlas

Vahid chez les Lions de l'Atlas
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:30 0:00

Les étudiants cinéastes de Nollywood

Les étudiants cinéastes de Nollywood
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:32 0:00

La science-fiction fait son entrée à Nollywood

La science-fiction fait son entrée à Nollywood
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:00 0:00

Deux nouveaux cas d’Ebola dans le Sud-Kivu

Deux nouveaux cas d’Ebola dans le Sud-Kivu
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:46 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG