Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Niger

Le président nigérien reçoit le nouveau commandant de la force Barkhane, venu le "remercier"

Le président nigérian Mohamed Bazoum rencontre les ministres français des Affaires étrangères et des Armées lors de sa visite officielle à Niamey, le 15 juillet 2022.

Le président nigérien Mohamed Bazoum a reçu mardi le nouveau commandant de la force française Barkhane, le général Bruno Baratz, venu le "remercier" pour le soutien du Niger à la France, indique un communiqué de la présidence à Niamey.

"Nous quittons le Mali (...) et nous avons besoin de sortir énormément de matériels que nous avons amassés pendant huit années d’opération dans ce pays", a dit le général Baratz, cité dans le communiqué.

Selon lui, "la seule solution pour le faire, c’était de passer par le Niger et nous souhaitions remercier officiellement le président de la République pour son appui dans cette réarticulation".

La force Barkhane a été poussée hors du Mali par la junte militaire au pouvoir à Bamako depuis 2020. Elle est actuellement en train de finaliser l'évacuation de ses matériels de ce pays, dont une partie transite par le nord-ouest du Niger proche de la frontière malienne.

Le général Baratz a rappelé que le retrait de Barkhane du Mali "nécessite énormément de trafic routier. Il y a actuellement 6.000 conteneurs à sortir du Mali et on ne peut le faire que par la route".

"Nous savons toutes les complications et tous les troubles que peuvent causer ces différents convois, qui font parfois plus de dix km de long. C’est effectivement pénible pour tout le monde. Nous reconnaissons vraiment l’effort réalisé par le peuple nigérien au profit des Français pour nous permettre justement de sortir proprement et correctement du Mali", a ajouté le général Baratz.

En novembre 2021, un convoi militaire français parti d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour rejoindre Gao, au Mali, avait d’abord été bloqué et caillassé par des manifestants à Kaya, dans le centre du Burkina Faso.

Le convoi avait repris sa route avant d’être de nouveau interrompu par des manifestants en colère à Téra, dans l’ouest du Niger. Trois d’entre eux avaient été tués par des tirs attribués aux forces nigériennes ou françaises.

De plus de 5.000, les militaires français ne seront plus que 2.500 environ au Sahel à l'issue de leur retrait du Mali, qui ouvre une phase de coopération renforcée avec les autres pays de la région, dont le Niger, en fonction de leurs besoins, selon l'état-major français.

L'armée française compte changer de mode d'action au Sahel, offrant désormais d'intervenir "en soutien" et non plus en substitution des armées locales, avait déclaré début juillet le prédécesseur de Bruno Baratz, le général Laurent Michon.

Toutes les actualités

Le putsch au Faso vu du Niger: "une victoire pour les groupes terroristes"

Le putsch au Faso vu du Niger: "une victoire pour les groupes terroristes"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

Le Niger suspend le transit des produits pétroliers vers le Mali

Le président nigérian Mohamed Bazoum rencontre les ministres français des Affaires étrangères et des Armées lors de sa visite officielle à Niamey, le 15 juillet 2022.

Le Niger a décidé la semaine dernière de "suspendre" le transit des produits pétroliers destinés au Mali voisin "pour des raisons sécuritaires", face à la menace de groupes jihadistes, a appris mardi l'AFP de sources douanières.

Dans une note de service datée du 21 septembre, la direction générale des Douanes du Niger annonce "la suspension de la délivrance des autorisations de transit de produits pétroliers accordées aux usagers sur le Mali".

Les produits destinés à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) sont toutefois exemptés de cette suspension, ajoute cette note.

En outre, le texte annonce la "suspension" des autorisations "déjà délivrées" pour la fourniture des produits pétroliers au Mali et qui ne sont pas destinées à la mission onusienne.

Cette décision a été prise trois jours avant les attaques du Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à l'encontre du président nigérien Mohamed Bazoum.

A la tribune de l'ONU, il avait notamment accusé M. Bazoum "de ne pas être nigérien".

"Cette mesure est motivée vraiment par des raisons sécuritaires, pas autre chose", a assuré une source douanière sous couvert d'anonymat.

Les livraisons d'hydrocarbures destinées à la Minusma seront "escortées jusqu'à la frontière du Mali", a-t-elle assuré. Selon une autre source douanière, il s'agit des hydrocarbures produits par le Niger et par son voisin le Nigeria, l'un des plus gros producteurs africains.

Au Niger et au Burkina Faso voisin, plusieurs sources font souvent état de détournements de camions transportant des hydrocarbures par des groupes jihadistes.

Le Niger et le Mali sont confrontés depuis des années aux attaques de groupes jihadistes affilés à l'Etat islamique (EI) et Al-Qaida.

Indignation après les propos du Premier ministre malien sur le président nigérien

Le Premier ministre par intérim du Mali Abdoulaye Maïga, à l'Assemblée générale de l'ONU.

Des responsables nigériens ont condamné les attaques proférées samedi contre le président du Niger Mohamed Bazoum par le Premier ministre par intérim du Mali Abdoulaye Maïga, à l'Assemblée générale de l'ONU.

Lors ce discours, le colonel Maïga a critiqué plusieurs responsables africains et notamment Mohamed Bazoum qu'il a accusé de ne "pas être nigérien".

Né en 1960 à Bilabrine dans la région de Diffa (sud-est), Mohamed Bazoum est de l'ethnie arabe Ouled Slimane, présente en Libye, mais très minoritaire au Niger.

Ses détracteurs, notamment pendant la campagne pour la présidentielle de 2021 qu'il a remporté, avaient mis en doute ses "origines nigériennes". Mais la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du Niger avait rejeté une requête visant à disqualifier sa candidature pour cette raison.

Dans une interview au quotidien burkinabè Wakat Sera, en 2019, M. Bazoum avait rappelé que son arrière grand-père était arrivé au Niger "dans les années 1840".

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre délégué aux Affaires étrangères Youssouf Mohamed Elmouctar a "condamné fermement le contenu des propos (du colonel Maïga). L'ivresse de la junte malienne lui a fait oublier le sens du protocole et de la diplomatie".

"Il a fait honte à l'Afrique et au monde civilisé", a poursuivi le ministre, dénonçant "la bassesse" des propos du chef du gouvernement malien.

Le député de la majorité Mohamed Saghdoun a de son côté qualifié M. Maïga de "soldat en rupture de banc avec la réalité" de son pays.

Dans un communiqué l'élu a critiqué "l'incapacité de l'armée malienne à protéger" les civils contre "les exactions jihadistes", poussant "des milliers de maliens à se réfugier depuis 2012 au Niger voisin.

Il a également demandé le rappel de l'ambassadeur nigérien du Mali et la rupture des relations diplomatiques avec "une junte au service de Moscou".

Les autorités nigériennes n'avaient pas officiellement réagi lundi.

A l'ONU, Mohamed Bazoum a mis l'accent sur l'insécurité au Sahel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:09:22 0:00

"Jamais au grand jamais, le président Bazoum n'a proféré d’injures à l’égard de la junte à fortiori vis-à-vis d’un pays voisin", a commenté lundi le quotidien privé La Nation qui estime que "cette posture maladroite discrédite un peu plus la junte" malienne.

Le Mali, où des colonels ont pris le pouvoir par la force en août 2020, partage une vaste frontière avec le Niger, où les violences jihadistes meurtrières sont régulières de part et d'autre de celle-ci.

Les autorités de Bamako se sont récemment détournées de la France avec acrimonie et ont réactivé leurs liens historiques avec Moscou pour tenter d'endiguer la propagation jihadiste qui ravage le pays.

Elles sont également engagées dans un bras de fer diplomatique avec un autre voisin, la Côte d'Ivoire, dont 46 soldats sont emprisonnés à Bamako depuis début juillet.

Le G5 Sahel cherche une "nouvelle stratégie" après le retrait du Mali

"La situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué du G5 Sahel.

Les ministres de la Défense et les chefs d'état-major des pays du G5 Sahel ont tenu jeudi une réunion extraordinaire à Niamey pour réfléchir à une "nouvelle stratégie" pour cette force antijihadiste après le retrait du Mali en mai, a appris vendredi l'AFP.

Cette réunion d'une journée visait à "échanger sur la nouvelle configuration" de la Force conjointe après "le retrait du Mali" et le "départ de Barkhane" de ce pays, selon le communiqué final. "Cette situation nous impose d'adopter de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les groupes armés terroristes dans l'espace commun", indique le texte.

La Banque mondiale tire la sonnette d'alarme sur l'urgence climatique au Sahel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

Aucun détail n'a été donné sur cette nouvelle stratégie. Le G5 Sahel est une force militaire conjointe qui regroupait jusqu'au mois de mai le Niger, le Burkina, la Mauritanie, le Tchad et le Mali.

Largement financée par l'Union européenne, cette force représentait aux yeux des partenaires internationaux du Sahel une porte de sortie dans une région en proie aux violences jihadistes. Mais en cinq ans, les opérations conjointes sont restées peu nombreuses et la situation sécuritaire au Sahel n'a cessé de se dégrader.

En dépit des "efforts" des Etats avec "l'appui" des partenaires "la situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué.

"La formule actuelle (...) ne peut plus répondre à nos préoccupations opérationnelles", a observé en ouverture de la réunion, le général Gninguengar Mandjita, chef d'état-major des Armées du Tchad, pays qui assure la présidence du G5 Sahel.

Alkassoum Indatou, ministre nigérien de la Défense, juge quant à lui qu'"au delà des difficultés financières", le G5 Sahel souffre désormais d'un "problème de cohésion et d'unité d'action (...) mise à mal depuis le retrait du Mali".

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d'en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, invoquant une "perte d'autonomie" et "une instrumentalisation" au sein de l'organisation. En juillet, Mahamat Idriss Déby du Tchad et Mohamed Bazoum du Niger avaient martelé vouloir garder le G5 en vie, malgré le départ du Mali.

La junte au pouvoir depuis 2020 au Mali a récemment poussé vers la sortie la France qui a déployé via son opération Barkhane pendant des années des milliers de militaires dans le pays, dont une partie s'est repliée au Niger voisin.

Des jihadistes tuent 11 agriculteurs dans le sud-est du Niger

Des jihadistes tuent 11 agriculteurs dans le sud-est du Niger
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG