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Mali

Le président et le vice-président de la transition malienne ont prêté serment

Le président de la transition malienne Bah N'Daw (boubou blanc) aux côtés du vice-président Assimi Goïta lors de leur prestation de serment au Centre International de Conférences de Bamako, au Mali, le 25 septembre 2020. (Photo: Michele Cattani / AFP)

Le président désigné par la junte pour diriger la transition au Mali, le colonel-major à la retraite, Bah N'Daw, a prêté serment vendredi à Bamako devant la Cour suprême lors d'une cérémonie officielle.

Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a aussi prêté serment pour assumer les fonctions de vice-président.

Bah N'Daw, 70 ans, et le colonel Goïta, chef de la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, ont prêté successivement serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé.

Cette investiture marque le début d'une période de transition d'une durée maximale de 18 mois préparant des élections générales et le retour des civils à la tête du pays, a rappelé le procureur général de la Cour suprême Boya Dembélé.

Prestation de serment devant la Cour suprême du Mali, le 25 septembre 2020.
Prestation de serment devant la Cour suprême du Mali, le 25 septembre 2020.

La cérémonie s'est tenue en présence de l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui doit décider de lever ou non ses sanctions à la suite de cette double investiture.

"Nous sommes optimistes sur le fait que cet événement marquera le début du retour à la normalité au Mali", a indiqué M. Jonathan jeudi soir sur son compte officiel twitter.

Lors d'un sommet sur la crise malienne la semaine passée, la Cédéao avait réclamé la nomination immédiate de civils comme président et Premier ministre de transition.

Bah N'Daw a été brièvement ministre de la Défense en 2014, sous le président déchu IBK. C'est lui qui nommera le Premier ministre, selon le plan de transition. Une nomination qui devrait intervenir dans quelques jours.

Le président de la transition doit prêter serment à Bamako
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Les enfants ont repris le chemin de l'école au Mali

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Attaques simultanées contre l'armée malienne: Ce qui s'est passé

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Six soldats maliens tués et 18 blessés dans deux attaques

Déploiement des forces gouvernementales au Mali.

Six soldats maliens ont été tués et 18 blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre du Mali dans deux attaques par des "terroristes" qui ont été repoussés avec l'aide des forces françaises, a indiqué dimanche l'armée malienne.

"Le bilan provisoire est de 6 morts et 18 blessés" parmi les soldats lors des attaques contre "deux postes de sécurité" à Boulkessy et Mondoro" (centre), entraînant une riposte qui a fait "une trentaine de morts côté terroristes", a écrit l'armée dans un communiqué publié sur Facebook.

Quatre soldats ont été tués et 12 blessés à Boulkessy tandis qu'à Mondoro, il y a eu deux militaires tués et six blessés, a ensuite précisé l'armée dans un communiqué distinct sur Twitter. Elle "déplore la perte d'un véhicule et d'une mitrailleuse".

"Une quarantaine de motos et un lot important de matériels militaires (ont été) saisis" par l'armée, lors de ces "deux attaques complexes et simultanées aux environs de 03H30" (locales et GMT), a-t-elle affirmé dans le communiqué sur Facebook.

"Grâce à la promptitude des réactions et à une coordination efficace entre les Fama (l'armée malienne) et les forces françaises Barkhane, les assaillants ont été mis en déroute", a ajouté, sur Twitter, l'armée, sans préciser la nature de l'intervention de Barkhane.

L'aviation française a "détruit plusieurs" cibles "terroristes" durant les opérations à Boulkessy, a cependant affirmé dimanche à l'AFP une source militaire malienne.

Un précédant bilan de sources de sécurité avait fait état de trois soldats maliens tués et de cinq jihadistes tués.

Les combats ont commencé alors que "tout le monde était couché", a affirmé à l'AFP un élu de Mondoro, estimant à une heure la durée des affrontements.

"Un hélicoptère a évacué plusieurs blessés militaires à Sévaré", près de la capitale régionale, Mopti, où l'armée dispose d'une importante base, a indiqué à l'AFP une source médicale.

Les camps de Boulkessy et Mondoro, situés à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, ont déjà été attaqués par le passé.

En septembre 2019, ils avaient été la cible d'une des attaques les plus meurtrières qu'a connues le Mali depuis le début de la crise en 2012. Une cinquantaine de soldats avaient été tués dans une double attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim selon l'acronyme arabe), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda.

Cette région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques jihadistes.

Les armées nationales y sont déployées dans des camps militaires dont elles peinent à sortir sans l'appui de leurs partenaires, France en tête.

La force française Barkhane, forte de 5.100 hommes, a mené dans cette même région frontalière plusieurs opérations depuis le début de l'année 2021.

Depuis 2012 et le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste dans le Nord, le Mali s'enfonce dans une crise multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises.

Le centre du Mali est devenu l'un des principaux foyers de ces violences qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

La classe politique malienne dénonce une "oligarchie militaire"
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Dix pays africains ont déja confié la Primature à des femmes

Des anciennes Premières ministres africaines et l'actuelle Première ministre de la Namibie, Saara Kuugongelwa-Amadhila, en bas à gauche (montage photo).

Le nombre des femmes à la Primature est aussi modeste que celui des présidentes sur le planète, mais on note toutefois une évolution. En tout, 93 Premières ministres ont exercé à travers le monde, dont 15 en Afrique.

Treize femmes sont actuellement cheffes de gouvernement, dont trois en Afrique. Il s'agit de la Togolaise Victoire Tomégah-Dogbé, la Gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda et Saara Kuugongelwa, qui dirige le gouvernement namibien.

Les trois dames en exercice

Togo: Victoire Tomegah-Dogbé

Victoire Tomegah-Dogbé, nommée Première ministre le 28 septembre 2020 par le président Faure Gnassingbé, est devenue la première femme à diriger le gouvernement togolais. Gestionnaire de formation, cette ancienne cadre de l'ONU a succédé à Komi Sélom Klassou qui avait remis sa démission quatre jours avant.

"J'ai une pensée pour toutes ces filles qui travaillent dur pour réaliser leur rêve", avait declaré Mme Tomegah-Dogbé, en remerciant le président "pour le choix historique d'une femme à la Primature et pour son engagement à promouvoir le leadership féminin."

Dans le précédent gouvernement, elle avait la charge des portefeuilles du Développement, de l’Artisanat et de la Jeunesse, tout en cumulant la fonction de directrice du cabinet de la présidence.

Mme Tomegah-Dogbé, 61 ans, a joué un rôle fédérateur au sein de la jeunesse togolaise, qu'elle est parvenue à rassembler autour de projets innovants, y compris dans la lutte contre la maladie COVID-19, notamment en matière de sensibilisation et de production de matériel de protection.

Quatre jour après sa nomination, la Première ministre a nommé le nouveau gouvernement, le 1er octobre 2020, dont une femme à la tête du ministère de la Défense. Son équipe ministérielle est composée de 33 membres dont 10 femmes et plusieurs jeunes. Le précédent gouvernement comptait 7 femmes pour 26 ministères.

La correspondante de VOA Afrique à Lomé, Kayi Lawson, a rapporté que plusieurs organisations avaient fait campagne pour avoir 35% de femmes et 15% de jeunes dans le nouveau gouvernement. Bien que l'on frôle encore ce chiffre, c'est un premier pas encourageant pour le Togo, selon les féministes.

Une amorce qui annonce d'autres ouvertures pour les femmes au sein du gouvernement car les associations féminines ont engagé des échanges avec la présidente de l'Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tségan, pour faire adopter une loi sur un quota des femmes en politique.

Gabon: Rose Christiane Ossouka Raponda

Quelques semaines avant la nomination de Mme Tomegah-Dogbé au Togo, le Gabon avait déjà opté pour une femme à la tête de son gouvernement. Il s'agit de Rose Christiane Ossouka Raponda, 56 ans, nommée le 16 juillet 2020.

Rose christiane Ossouka Raponda, candidate du Parti démocratique gabonais (PDG) aux élections locales, vote dans un bureau de vote à Libreville, le 6 octobre 2018.
Rose christiane Ossouka Raponda, candidate du Parti démocratique gabonais (PDG) aux élections locales, vote dans un bureau de vote à Libreville, le 6 octobre 2018.

Cette économiste spécialisée dans la finance publique, avait fait son entrée au gouvernement en 2012 comme ministre du budget. Deux ans plus tard, en 2014, elle est élue maire de la capitale gabonaise, Libreville. Elle occupe ensuite les fonctions de ministre de la Défense, de février 2019 à juillet 2020.

Durant son mandat de cinq ans à l'hôtel de ville, elle a notamment mené d'importantes réformes et assaini les finances de la mairie, laissant un excédent budgétaire de 27 milliards de francs CFA.

Namibie: Saara Kuugongelwa-Amadhila

La troisième Première ministre en Afrique en poste actuellement est Saara Kuugongelwa-Amadhila, 53 ans. Auparavant, elle a été ministre des Finances durant 12 années sous les présidents Sam Nujoma, Hifikepunye Pohamba et Hage Geingob, l'actuel président de la Namibie, qui l'a nommée à la tête du gouvernement le 21 mars 2015.

Sa carrière dans la fonction publique a débuté en 1994 lorsqu'elle travaillait comme responsable du bureau de Sam Nujoma, premier président de la Namibie. En moins d'un an, elle est nommée directrice générale de la Commission nationale de planification de cette jeune république en 1995.

Saara Kuugongelwa-Amadhila, Première ministre de la Namibie, à Windhoek, le 21 mars 2015.
Saara Kuugongelwa-Amadhila, Première ministre de la Namibie, à Windhoek, le 21 mars 2015.

Son mandat au ministère des Finances a été applaudi pour ses objectifs ambitieux et sa discipline qui a permis de limiter les dépenses publiques et de maximiser les revenus. Elle est aussi devenue la première chef de gouvernement à présenter un excédent budgétaire sur trois ans.

Les anciennes Premières ministres

Sénégal: Mame Madior Boye et Aminata Touré

Mame Madior Boye, née en 1940 à Saint-Louis, a été la première femme Premier ministre du Sénégal, après sa nomination par l'ancien président Abdoulaye Wade, le 3 mars 2001. Elle est issue d'une famille d'avocats qui l'a encouragée à poursuivre une carrière en droit et a passé une grande partie de sa carrière professionnelle au sein de l'administration de la justice, plaidant pour l'autonomisation et les droits des femmes.

Après que M. Wade a renvoyé tout son cabinet en novembre 2002, Mme Boye a poursuivi ses idéaux féministes grâce à un poste à l’Union africaine pour la protection des civils dans les conflits armés et la promotion des droits des femmes et des filles.

Aminata Touré a été la seconde femme Première ministre du Sénégal, du 1er septembre 2013 au 8 juillet 2014, après avoir été ministre de la justice, période durant laquelle elle a géré plusieurs affaires de corruption impliquant d'anciennes personnalités du gouvernement. Elle a été surnommée "Dame de fer" en raison de ce combat et s'est aussi consacrée aux droits des femmes dans sa carrière comme Mame Madior Boye.

Aminata Touré sourit à ses partisans après avoir assisté à une cérémonie de passation de pouvoirs à la Primature, à Dakar, le 8 juillet 2014.
Aminata Touré sourit à ses partisans après avoir assisté à une cérémonie de passation de pouvoirs à la Primature, à Dakar, le 8 juillet 2014.

Aminata Touré est une personnalité qui vaut le détour anecdotique: en 2017, alors qu'elle était envoyée spéciale du président Macky Sall, elle a écrit une lettre ouverte au maire de Montréal de l'époque, Denis Coderre, qui avait publiquement apporté son soutient au maire de Dakar, Khalifa Sall, arrêté en mars pour une affaire de fausses factures.

Ce coup de gueule avait défrayé la chronique au Sénégal. L'ancienne Garde de Sceaux y ressortait les affaires de corruptions de la mairie de Montréal, affirmant que "les conclusions sulfureuses" de la commission Charbonneau mettaient "en exergue un vaste système de corruption basé sur des appels d’offres truqués au sein de la mairie de Montréal avec versement de pots de vin à divers politiciens."

"Monsieur le Maire de Montréal", poursuivait-elle dans sa lettre, "Les affaires qui ont secoué les mairies de Montréal et de Laval ressemblent comme deux soeurs jumelles à celles de la mairie de Dakar. Pour autant, avez-vous eu à adresser des vidéos de soutien aux maires Applebaum et Vaillancourt? Avez-vous eu à suggérer un seul instant que la Justice canadienne est politisée et cherche à régler des comptes politiques?" Et de conclure:"la corruption des élites est tout aussi inacceptable à Montréal qu’à Dakar".

Mali: Mariam Kaïdama Sidibé Cissé

Mariam Kaïdama Sidibé Cissé a été Première ministre du Mali du 3 avril 2011 au 22 mars de l'année suivante, lendemain du coup d'Etat de 2012. Elle a occupé trois postes ministériels entre 1991 et 2002 et été plusieurs fois conseillère à la présidence.

Elle a également été secrétaire exécutive du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (Cilss) et ambassadrice de l'Autorité du Bassin du Niger à la COP21 qui s'est tenue à Paris en 2015. Le 26 mai 2011, Mme Sidibé Cissé était l’un des principaux orateurs du lancement du Partenariat mondial de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes.

Mozambique: Luísa Diogo

Luísa Diogo a été Première ministre du Mozambique pendant six ans, du 17 février 2004 au 16 janvier 2010, tout en continuant d'occuper le poste de ministre des Finances jusqu'en février 2005. Mme Diogo s'est attaquée à la pauvreté et a oeuvré pour la croissance économique.

Entrée dans le monde de la finance à l'âge de 22 ans, cette habile négociatrice est parvenue à obtenir de nombreuses aides extérieures qui ont permis le développement des télécommunications, l'augmentation de la production agricole et une lutte efficiente contre le VIH/sida. Ses réformes ont permis à l'économie du Mozambique de redémarrer progressivement.

Luísa Diogo, ancienne Première ministre du Mozambique.
Luísa Diogo, ancienne Première ministre du Mozambique.

Elle s'est notamment engagée à développer les services de santé et d'éducation, recrutant chaque année des centaines d'enseignants et de personnels soignants. Elle a par ailleurs effectué une refonte du système judiciaire et des forces de police.

Pour rendre son cabinet redevable, Mme Diogo avait créé une plateforme composée de citoyens et de journalistes qui évaluaient périodiquement les stratégies gouvernementales. Et comme ses homologues africaines, la Première ministre mozambicaine s'est concentrée sur l'égalité entre hommes et femmes et l'autonomisation des femmes, notamment à travers le Réseau des femmes ministres et parlementaires.

São Tomé et Príncipe​: Maria das Neves et Maria do Carmo Silveira

Tout comme le Sénégal, São Tomé et Príncipe a déjà eu deux femmes Premières ministres. Il s'agit de Maria das Neves (du 3 Octobre 2002 au 18 September 2004), et Maria do Carmo Silveira (du 8 juin 2005 au 21 Avril 2006). Neves et Carmo Silvera sont toutes deux issues du milieu de la finance de cet archipel, avec quelque 220.000 habitants, isolé dans l'Atlantique.

Maria do Carmo Silveira, ancienne Première ministre de São Tomé et ancienne secrétaire exécutive de la Lusophonie.
Maria do Carmo Silveira, ancienne Première ministre de São Tomé et ancienne secrétaire exécutive de la Lusophonie.

La seconde aura été capable de réaliser des prouesses lors de son très court mandat, notamment la résolution d'un différend salarial avec les syndicats du secteur public et la signature d'un accord de coopération pétrolière avec l'Angola, entre autres succès.

Primatures à haut risque

Rwanda: Agathe Uwilingiyimana

Agathe Uwilingiyimana a été Première ministre au Rwanda, du 18 juillet 1993 au 7 avril 1994, jour de son assassinat au début du génocide.

Mme Uwilingiyimana était une pionnière des droits des femmes et de l'éducation des filles, et, comme Sylvie Kinigi pour le Burundi, elle a tenté de réconcilier Tutsis et Hutus, en vain. En sa mémoire, le Forum des Educatrices Africaines (FAWE) a créé le prix Agathe Innovative, qui finance des projets générateurs de revenus visant à améliorer les perspectives des filles en Afrique.

Cette mère de cinq enfants a enseigné la chimie et les mathématiques au niveau universitaire et a promu ces matières auprès des filles. En 1989, elle a été nommée directrice du ministère du Commerce et ministre de l'Education en 1992.

Elle a aboli le système de quotas ethniques universitaires, attribuant les places et les bourses d'études dans les écoles publiques en fonction du mérite. Ce qui lui a valu l'hostilité des extrémistes durant la guerre civile. Alors qu'elle voulait démissionner, d'éminentes personnalités l'en ont dissuadée.

Sous la présidence de Juvenal Habyarimana, Agathe Uwilingiyimana a eu la tâche ardue de négocier les accords d'Arusha le 4 août 1993, mais les pourparlers entre le président et le Front Patriotique Rwandais n'ont jamais abouti et l'avion du président sera abattu le 6 avril 1994. C'est ainsi qu'Agathe Uwilingiyimana est devenue chef de l'État et du gouvernement pendant environ 14 heures.

Son parcours présente des similitudes avec celui de la Burundaise Sylvie Kinigi. Mais celle qu'on appelait "Madame Agathe" aura eu une fin tragique, au lendemain de la mort d'Habyarimana. Le 7 avril 1994, Agathe Uwilingiyimana et son mari ont été tués par la garde présidentielle rwandaise dans l'enceinte de l'ONU, selon des témoins.

Madagascar: 48h pour Cécile Manorohanta

Cécile Manorohanta est nommée Premier ministre intérimaire par le président Andry Rajoelina le 18 décembre 2009, alors que Madagascar traverse une crise politique majeure. Elle remplace l'éphémère Eugène Mangalaza, limogé après deux mois en poste. Elle quitte la Primature deux jours plus tard.

Avant ce rôle Mme Manohoranta était ministre de la défense. Elle annonce sa démission en février 2009 après des actes de violence perpétrés par les forces de l'ordre contre des civils. Selon le quotidien L'Express de Madagascar, elle a écrit dans sa lettre de démission qu'en tant que mère, elle "ne pouvait accepter la violence qui a eu lieu".

Ancienne rectrice de l'Université malgache d'Antsiranana, Cécile Manorohanta a fait ses études post-doctorales à l'Université de Californie à Los Angeles en 1993, précise le quotidien.

Centrafrique: Elisabeth Domitien, pionnière

La CentrafRicaine Elisabeth Domitien s'est engagée dans le mouvement d'indépendance à l'âge de 20 dans les années 50. Cette jeune charismatique et entreprenante s'est imposée en tant que leader communautaire, devenant rapidement populaire en milieu rural.

Nommée Première ministre par Jean Bedel Bokassa, le 2 janvier 1975, cette agricultrice et femme d'affaires a placé son mandat sous le sceau de l’agriculture, le commerce et la promotion de la femme. Elisabeth Domitien a été la première femme à occuper un poste de Premier ministre en Afrique.

Alors que Bokassa s'affairait a envoyer en prison les voix dissidentes, elle s'évertuait à les faire libérer. Elle a été remerciée le 7 avril 1976 pour avoir conseiller au futur "empereur" de ne pas faire de la Centrafrique un royaume.

Après le renversement de Bokassa en septembre 1979, Mme Domitien purge une peine de prison et se voit interdire de retourner en politique. Treize ans plus tard sous le président Ange-Félix Patassé, elle a reçu une compensation pour le traitement injuste auquel elle avait été exposée.

Elisabeth Domitien est décédée le 26 avril 2005, à l’âge de 80 ans.

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