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Amériques

Le président du Brésil contaminé par le coronavirus

Le président brésilien Jair Bolsonaro devant sa résidence officielle du palais Alvorada à Brasilia, le 25 mai 2020. (Photo AP)

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus, alors que la pandémie a fait plus de 65.000 morts dans son pays.

"Le résultat positif (du test) vient d'arriver", a déclaré le chef de l'Etat, 65 ans, lors d'un entretien à plusieurs chaînes de télévision, après avoir eu de la fièvre la veille.

"J'avais 38 degrés de fièvre, mais mes poumons étaient propres. Les médecins m'ont donné de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien", a ajouté M. Bolsonaro, précisant qu'il travaillerait désormais le plus possible par visioconférence.

Lundi soir, il avait annoncé avoir passé une radiographie des poumons à l'hôpital des forces armées.

Fin mars, Jair Bolsonaro avait minimisé l'importance du virus lors d'une allocution télévisée.

"Vu mon passé de sportif, si j'étais contaminé par le virus, je n’aurais pas à m’inquiéter. Je ne sentirais rien. Au pire, ce serait comme une petite grippe, un petit rhume", avait-il affirmé.

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Deux Américains condamnés à 20 ans de prison pour une "incursion armée" au Venezuela

Le président Nicolas Maduro montre des documents personnels d'ex-soldats américains arrêtés au Venezuela, lors d'une conférence de presse virtuelle à Caracas, le 6 mai 2020. (Photo via REUTERS)

Deux ex-soldats américains arrêtés au Venezuela pour avoir tenté une "invasion" armée par la mer en mai ont été condamnés à 20 ans de prison, a annoncé le procureur général.

Luke Alexander Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans, "ont avoué" s'être rendus coupables de "conspiration, d'association (de malfaiteurs, ndlr), de trafic d'armes et de terrorisme", a indiqué Tarek William Saab sur Twitter dans la nuit de vendredi à samedi. "Ils ont été condamnés à 20 ans de prison", a-t-il précisé.

En mai dernier, cette affaire avait de nouveau crispé les relations déjà très tendues entre Washington et le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro.

M. Maduro avait accusé son homologue américain Donald Trump d'avoir "dirigé directement" cette "incursion armée" tuée dans l'oeuf le 3 mai dernier à laquelle avaient participé Denman et Berry, deux anciens soldats des forces spéciales américaines.

Selon le gouvernement vénézuélien, ce jour-là, l'armée et la police vénézuéliennes étaient parvenues à stopper la "tentative d'invasion par la mer" fomentée par des "mercenaires venant de Colombie" sur le rivage de Macuto, à moins d'une heure de route de Caracas, sur la côte caraïbe.

Denman et Berry avaient été arrêtés le lendemain dans le village côtier de Chuao, à 80 km à l'ouest de Caracas. Huit "terroristes" avaient été tués dans l'opération et plusieurs dizaines d'autres personnes arrêtées.

Selon Caracas, les "terroristes" comptaient renverser Nicolas Maduro pour "installer" à sa place Juan Guaido, le chef de file de l'opposition vénézuélienne que certains pays reconnaissent comme président par intérim.

"C'est un remake de la Baie des Cochons", l'opération ratée montée par des exilés cubains et la CIA en 1961 pour renverser Fidel Castro, avait alors tonné Nicolas Maduro.

M. Maduro accuse Juan Guaido d'avoir monté toute l'opération avec un ancien soldat américain, Jordan Goudreau, et un Vénézuélien de Miami, Juan José Rendon, pour fomenter ce "coup d'Etat" à son encontre.

Washington et Bogota ont nié toute participation dans cette entreprise et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a affirmé que les Etats-Unis feraient tout pour rapatrier Luke Denman et Airan Berry.

L'administration Trump tente d'évincer Nicolas Maduro auquel elle nie toute légitimité. Washington serre de plus en plus la vis des sanctions et la justice américaine a inculpé l'héritier politique de Hugo Chavez pour narco-terrorisme en mars.

Le Brésil dépasse le seuil des 100.000 morts du Coronavirus

La foule dans une rue commerçante du centre-ville de Sao Paulo pendant la pandémie de coronavirus, au Brésil, le 4 août 2020. (Nelson Almeida/AFP)

Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés en moyenne depuis plusieurs semaines dans le pays, qui a également franchi le seuil des 3 millions de personnes contaminées.

Les chiffres officiels font état de 100.477 morts et 3.012.412 cas confirmés de contamination. Le Brésil déplore 478 morts par million d'habitants, un chiffre équivalent à celui des Etats-Unis (487), mais inférieur à celui de l'Espagne (609) ou de l’Italie (583).

Le premier cas confirmé de Covid-19 a été recensé à Sao Paulo le 26 février, et le premier décès le 12 mars dans la mégalopole. Le seuil des 50.000 morts a été dépassé une centaine de jours plus tard, mais ce total a ensuite doublé en moitié moins de temps.

Le rythme des contaminations s'est accéléré ces dernières semaines dans les campagnes, à l'intérieur des terres, et notamment dans le sud et le centre-ouest. Il est stable dans les Etats du sud-est comme Sao Paulo et Rio de Janeiro, les plus touchés en chiffres absolus, et en baisse dans les régions du nord.

Sur la plage de Copacabana, à Rio, l'ONG Rio de Paz a organisé samedi un lâcher de 1.000 ballons rouges en hommage aux personnes décédées du virus, avec 100 croix noires plantées dans le sable.

La pandémie n'a pas épargné les indigènes d'Amazonie, dont un grand cacique, Aritana Yawalapiti est décédé du coronavirus la semaine dernière.

- "Pas un mot de réconfort" -

Le gouvernement a géré la pandémie de façon désordonnée, avec le départ de deux ministres de la Santé en pleine crise sanitaire. Le portefeuille n'a plus de titulaire depuis bientôt quatre mois, le président Bolsonaro ayant nommé à titre intérimaire le général Eduardo Pazuello.

"On ne fait pas la guerre avec des médecins, tout comme on ne peut pas s'occuper de Santé avec des militaires", a dénoncé Luiz Henrique Mandetta, ministre de la Santé limogé mi-avril. "100.000 familles n'ont pas eu le moindre mot de réconfort de la part du gouvernement", a-t-il ajouté.

Jair Bolsonaro, lui-même contaminé par le virus le mois dernier, a fait tout son possible pour sauver des vies. Il a par ailleurs traité de dictateurs les gouverneurs des Etats ayant pris des mesures de confinement prolongé auquel il s'est opposé, au nom de la préservation de l'économie.

Le déconfinement a débuté en juin dans de nombreux Etats, même ceux où le rythme des contaminations restait élevé. Le championnat national de football a repris samedi, avec trois mois de retard, avec des matches à huis clos.

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