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République du Congo

Le pont Brazzaville-Kinshasa refait surface dans les projets d'aménagement de l'Afrique centrale

Les intervenants au forum "Expo Béton" sur l'aménagement du "Corridor Ouest" de l'Afrique ont évoqué le projet d'un pont reliant Brazzaville à Kinshasa sur le fleuve Congo à Kinshasa, le 20 septembre 2018. (Twitter/ Expo Béton)

Le projet d'un pont reliant Brazzaville à Kinshasa sur le fleuve Congo a refait surface jeudi lors d'un forum sur d'autres projets ambitieux de grands aménagements pour l'Afrique centrale, maillon faible du continent en matière d'infrastructures.

"Les études sont terminées, on est à la mise en place du financement pour passer à la phase des travaux", a déclaré à la presse un haut-responsable du Congo-Brazzaville, Blaise Onanga, lors de ce forum à Kinshasa "Expo Béton" sur l'aménagement du "Corridor Ouest" de l'Afrique.

"Un dossier d'appel d'offres est mis en place", a précisé M. Onanga, directeur général de l'entretien routier au ministère de l'Équipement, sans s'étendre sur le coût encore "confidentiel" du projet, sur lequel travaillent des experts de la République démocratique du Congo et du Congo.

"On va le faire financer par la coopération avec la Chine", a précisé de son côté à l'AFP le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende. "Nous attendons son financement dans les 60 milliards de dollars que la Chine a rendu disponibles pour l'Afrique, comme l'a annoncé récemment le président Xi Jinping".

Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches du monde - si l'on excepte Rome et la Cité du Vatican - sont séparés par 2,5 à 4 km de fleuve Congo.

Le projet est en fait un pont "route-rail" Brazzaville-Kinshasa, avec prolongation du chemin de fer jusqu'à Ilebo (centre de la RDC), ont précisé les intervenants.

"Le projet date de Mobutu", a lancé sceptique dans la salle un intervenant, en référence à l'ancien dictateur du Zaïre (1965-1997), pays devenu aujourd'hui la RDC.

L'idée d'un pont Brazzaville-Kinshasa s'inscrit dans un projet plus vaste de "Corridor ouest" de routes et de ports pour plusieurs pays (RDC, Congo-Brazzaville, Angola, Gabon, Centrafrique...).

"Le point de blocage pour la circulation nord-sud et est-ouest sur le continent, c'est l'Afrique centrale", a rappelé Blaise Onanga.

Avec AFP

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Les activistes en manque de liberté d’expression à Brazzaville

Landry Louboueya, interpellé par la police pour avoir dénoncé une dérive de la douane, à Brazzaville le 21 juillet 2021.

Les activistes des droits de l’Homme dénoncent la confiscation de leur liberté d’expression ainsi que celle des citoyens. Plusieurs militants des droits de l’homme sont en effet jetés en prison pour avoir dénoncé les injustices diverses.

Après plus de trois mois de détention pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, l’activiste Christ Belvie Dongui reprend ses activités professionnelles. Ce matin, il est venu nettoyer ses bureaux du quartier Mafouta, au sud de Brazzaville.

L’activiste constate ce qui en reste, après la perquisition de la police. "L’internet est arraché, les ordinateurs emportés pour être fouillés", témoigne-t-il.

Malgré son séjour en prison, Christ Dongui semble ne pas perdre un cran de son engagement pour les droits humains.

Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg
Christ Belvi Dongui détenu pendant plus de 3 mois pour avoir dénoncé les mauvaises conditions de vie de la population, à Pointe-Noire mars 2021. (VOA/Arsène Séverin).jpg

"Chaque génération a un combat. Je suis d’une génération qui doit relever le défi. La nôtre doit construire un Congo nouveau, un Congo où l’égalité des chances sera pour tous", dit-il.

Landry Louboueya, la quarantaine environ, a lui aussi été détenu pour avoir dénoncé les travers de l’administration douanière. Il évoque sa grosse déception. "Ce genre d’actes peuvent toujours arriver, je ne suis pas le premier", affirme-t-il.

"J’ai acheté un article en ligne, on m’a demandé payer les taxes qui ne sont consignées ni dans le code de douane ni dans aucun texte officiel où le montant était fixé. Pour avoir dit ça, j’ai été mis comme un bandit de grand chemin dans les geôles de la police", déplore l’activiste.

L’exercice de la liberté d’expression est consacré par la loi au Congo. Seulement, dans les faits, il existe encore de gros écarts. Georges Nguila, le nouveau directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) vient de publier un livre, "La faillite des droits humains au Congo", comme pour mettre l’Etat face à ses responsabilités.

"Mon livre, c’est un constat et on ne peut pas nier les faits par des arguments. Le constat c’est que, c’est la faillite des droits humains", dénonce Georges Nguila.

Le directeur exécutif de l’OCDH constate également que la liberté de la presse est plus accordée à la presse écrite. "Mais les médias audiovisuels sont censurés", affirme-t-il.

Il y a une semaine, les autorités ont libéré six activistes des droits de l’Homme dont Alexandre Dzabana, 77 ans, et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire.

L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

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