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Construire une carrière dans le sport en tant que femme


L'arbitre égyptienne de basket-ball Sarah Gamal fait des gestes en tenant un ballon lors d'un match entre les équipes d'Al-Ittihad et d'Al-Geish à l'arène Al-Ittihad Al-Sakandari, dans le nord du pays, le 17 avril 2021.

La Basketball Africa League en a profité pour organiser une table ronde autour du thème : "Construire une carrière dans l’écosystème du sport et du divertissement en tant que femme". La thématique a permis à des femmes au cœur du basketball de partager leur vécu.

Passionnée de Basketball depuis le bas âge, Coach Liz Mills s’est jetée dans l’univers de la balle orange dès ses 16 ans. Au fil des années, elle gravit les échelons jusqu’à devenir la première femme au monde à diriger une équipe nationale masculine. Et aujourd’hui elle est également la seule dame à la tête d’une équipe dans la Basketball Africa League.

"J’ai commencé à entraîner en Zambie, je suis allée à un tournoi ouvert seulement aux équipes masculines et je me suis dite pas d'équipe féminine et je suis entraîneur? Donc, que vais-je faire? Je marche vers cette équipe et j'ai dit puis-je diriger une séance d'entraînement, de là je suis devenue entraîneur principal jusqu’à aller chercher le titre national", confie Coach Liz Mills.

"J’ai alors poursuivi ma carrière en Afrique au cours des 10 dernières années. J'ai été séduite par le continent, j’ai eu la chance et le privilège de travailler avec différentes équipes ici. On me dit souvent que tu es la première femme qui fait ceci et qui a fait cela et je suis fière de cet aboutissement en tant que femme. Mais je suis surtout fière d’être une coach tout simplement".

Une fierté partagée par l’ancienne championne de WNBA Monica Rogers qui est actuellement en poste au sein de la NBA Academy. Pour elle, les femmes amènent une énergie positive incroyable dans le basketball en particulier.

"J’ai joué pour les Lynx de Minnesota, une équipe qui a été mauvaise pendant très très longtemps. Mais une fois que moi et quelques autres avons rejoint cette équipe, nous avons remporté 4 championnats", rappelle-t-elle.

"Après notre deuxième titre, des fans très dévoués venaient nous voir, c’était des femmes plus âgées qui ont soutenu cette équipe depuis le tout début et elles étaient en larmes et exprimaient beaucoup de fierté. Et pour moi, quand une femme gagne, tout le monde gagne. Je ne le dis pas seulement dans le cadre du sport, ça peut-être être dans le monde des affaires, ça peut être n'importe où. Quand une femme tente sa chance, qu’elle soit la première ou la pionnière et fait un excellent travail à ce poste, elle ouvre la voie à d'autres femmes qui viennent après elle, je pense c'est important", explique Monica Rogers.

Au-delà du cadre typiquement sportif, l’écosystème du basket-ball offre également des perspectives à des jeunes africaines. La Rwandaise Haydee Ndayishimye, membre du staff de lA BAL, affirme qu’elle a bénéficié d’un soutien positif dès la première saison de la Ligue.

"J’étais entourée de gens qui voulaient me mettre de l’avant pour me donner une opportunité parce que j’étais une femme. Donc mon expérience a été très positive. J’étais au Rwanda, je viens du Rwanda, l’un des pays qui a le plus grand nombre de femmes au gouvernement et c’est la mission du Rwanda en fait. C’est de mettre les femmes en avant et de leur donner toutes les opportunités qu’elles peuvent avoir. Le jour où j’ai réalisé qu’ils me mettaient en avant non seulement pour mes compétences mais également parce que j’étais une femme, c’était très rafraîchissant", souligne Haydee Ndayishimye.

Pour Amadou Gallo Fall, président de la BAL, la présence des femmes dans l’écosystème du Sport et basketball en particulier est importante car elle est essentielle dans le développement économique qu’ils veulent impulser à travers cette ligue.

Le basketball au féminin
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