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Le PDCI présentera un candidat à la présidentielle de la Côte d'Ivoire

Henri Konan, Bédié président du PDCI, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 24 avril 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), l'un des deux grands partis de la coalition au pouvoir, présentera un candidat à l'élection présidentielle de 2020, a assuré jeudi son président, Henri Konan Bédié, s'exprimant sur un débat qui agite la scène politique nationale.

Le PDCI, allié du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Alassane Ouattara, au sein de la coalition électorale RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) revendique l'alternance depuis des années.

Après avoir soutenu M. Ouattara aux présidentielles de 2010 et 2015, le PDCI estime qu'il lui revient de présenter un candidat à l'élection de 2020, avec le soutien du RDR. Mais ce dernier entretient l’ambiguïté sur ses intentions.

>> Lire aussi : Des cadres du PDCI sollicitent l'ex-président Bédié à se présenter en 2020 en Côte d'Ivoire

"Le PDCI présentera au RHDP un candidat en 2020, en souhaitant l'appui de ses alliés, compte tenu des sacrifices qu'il a consentis en 2010 et 2015", a déclaré M. Bédié à des journalistes à Daoukro, dans l'est de la Côte d'Ivoire.

"Cela est en discussion avec les alliés", a précisé M. Bédié, ancien président de la république de 1993 à 2000.

Cette question de l'alternance suscite une crispation entre PDCI et RDR, et au sein du PDCI entre ses différents courants.

Le président Ouattara n'a pas indiqué s'il comptait se représenter. Il est en principe limité à deux mandats, mais pourrait jouer d'une imprécision juridique dans la Constitution de 2016.

>> Lire aussi : Guillaume Soro estime qu'il faudra du temps pour arriver à un parti unifié en Côte d'Ivoire

MM. Ouattara et Bédié ont signé lundi un "accord de principe" pour fusionner leurs deux formations au sein du RHDP (qui deviendrait donc un parti à part entière), mais les observateurs doutent de la mise en application effective de cet accord, pour laquelle aucun calendrier n'a été fixé.

La fusion des deux partis est annoncée depuis 2014, sans suite jusqu'à présent.

"Ce accord politique ne signifie nullement la dissolution du PDCI", a commenté M. Bédié, que ses proches surnomment "le sphinx de Daoukro", pour sa parole rare et parfois difficile à décrypter.

M. Bédié a tenu par ailleurs à rassurer sur la tenue pacifique des prochains scrutins, notamment "les investisseurs". "En ce qui concerne les municipales, les régionales (qui doivent se tenir en 2018) et même l'élection présidentielle de 2020, tout sera mis en oeuvre pour que tout se passe dans la sérénité, dans la sécurité pour tous, dans la non violence et dans la paix".

Lors de la crise post-électorale de 2010-11, près de 3.000 personnes étaient mortes dans les combats entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara. L'économie ivoirienne était sortie laminée d'une décennie de crise politico-militaire.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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