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Le parti du Premier ministre souhaite un nouveau mandat de Bouteflika


Le président algérien Abdelaziz Bouteflika en chaise roulante arrive pour assister à l'inauguration officielle du métro d'Alger, en Algérie, le 9 avril 2018.

Le Rassemblement national démocratique (RND), principal allié du Front de libération nationale (FLN) au pouvoir en Algérie, souhaite que le président Abdelaziz Bouteflika brigue un 5e mandat l'an prochain, a indiqué jeudi son chef, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia.

A un an de la présidentielle prévue en avril 2019, le camp présidentiel multiplie les appels à un nouveau mandat de M. Bouteflika, 81 ans, qui dirige l'Algérie depuis 1999 et est affaibli par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral survenu en 2013.

"Je suis heureux de constater notre Conseil national entend appeler le moudjahid (combattant de la guerre d'indépendance algérienne) Abdelaziz Bouteflika à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l'Algérie", a déclaré M. Ouyahia.

>> Lire aussi : Des politiques et des intellectuels appellent Bouteflika à "renoncer" à un 5e mandat en Algérie

"Le Rassemblement national démocratique l'assure de son soutien pour l'accomplissement d'un nouveau mandat à la présidence de la république", a-t-il ajouté dans son discours d'ouverture de la réunion semestrielle du Conseil national, instance dirigeante du RND.

M. Ouyahia, 65 ans, figure majeure de la vie politique algérienne de ces 20 dernières années, avait déjà dit en avril souhaiter que M. Bouteflika se représente.

Premier ministre pour la 4e fois, dont trois sous la présidence de M. Bouteflika, Ahmed Ouyahia est considéré comme un proche du chef de l'Etat dont il a également été le directeur de cabinet entre 2014 et 2017.

Son parti le RND est un allié crucial du FLN (ex-parti unique) de M. Bouteflika, qui a lui aussi appelé en avril le chef de l'Etat à se représenter.

Fin avril, le FLN avait également annoncé la formation d'une coordination d'organisations étudiantes, apparue aux observateurs comme un outil de soutien à une nouvelle candidature du président qui n'a de son côté pas annoncé publiquement ses intentions.

Alors que ses apparitions publiques se sont raréfiées depuis l'AVC qui a affecté sa motricité et son élocution, M. Bouteflika a néanmoins assisté, de façon remarquée, à deux événements publics en un mois, en avril et en mai.

Fin mai, des figures politiques et intellectuelles algériennes l'ont appelé à "renoncer au 5e mandat", évoquant son "âge avancé" et son "dramatique état de santé" et le mettant en garde contre les "forces malsaines" qui "se mettent en branle" pour le convaincre de se représenter.

Avec AFP

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