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États-Unis

Le parti démocrate américain réduit le poids des "superdélégués" aux primaires

Le sénateur américain Bernie Sanders, à gauche, et le démocrate Greg Edwards, candidat du Congrès du 7e district de Pennsylvanie, saluent les partisans lors d'un rassemblement à Allentown, en Pennsylvanie, aux États-Unis, le 5 mai 2018.

Le parti démocrate américain (DNC) a entériné samedi une réforme de son processus d'investiture présidentielle, en supprimant le vote des superdélégués aux primaires. Le processus avait tant été critiqué par les partisans de Bernie Sanders en 2016.

Les superdélégués sont ces élus et dignitaires du parti qui avaient automatiquement un droit de vote lors des primaires présidentielles. Ils étaient environ 700 en 2016, sur un total d'environ 4.700 délégués, et plus de 80% d'entre eux avaient soutenu Hillary Clinton, suscitant des plaintes de Bernie Sanders contre le pouvoir excessif de l'establishment du parti démocrate.

Lors des plusieurs mois de la saison des primaires, les électeurs démocrates votent dans chaque Etat, faisant gagner à chaque candidat un certain nombre de délégués. Le candidat investi est celui qui, à la fin de ce processus, obtient une majorité absolue de délégués.

Désormais, seul le nombre de délégués obtenus par ces votes d'électeurs sera pris en compte pour déterminer le vainqueur final. Les superdélégués ne pourront plus apporter leur voix à ce stade.

S'il est néanmoins nécessaire de départager les candidats lors de la convention d'investiture, ce qui est rare, ils pourront en revanche voter.

La réforme avait été engagée après la défaite d'Hillary Clinton, qui avait remporté la primaire démocrate, contre le républicain Donald Trump en 2016.

"La décision du DNC est une étape importante pour rendre le parti démocrate plus ouvert, plus démocratique et plus à l'écoute des Américains ordinaires", s'est félicité le sénateur Bernie Sanders sur Twitter.

Les membres du comité national démocrate ont approuvé le changement samedi lors de leur réunion estivale à Chicago.

La réforme encourage également les branches du parti démocrate dans chaque Etat à adopter le mode de scrutin des primaires, organisées par les autorités de l'Etat, au lieu des "caucus", une forme de consultation organisée par les partis, et qui a souvent été critiquée pour son faible taux de participation et sa complexité.

"Ces réformes vont contribuer à développer notre parti, à rassembler les démocrates, et à retrouver la confiance des électeurs, car notre processus de nomination de 2020 sera le plus inclusif et transparent de notre histoire", a déclaré Tom Perez, président du DNC.

Les prochaines primaires doivent commencer formellement début 2020, en vue du scrutin présidentiel en novembre de cette année-là. De nombreux candidats officieux sont déjà sur les rangs et plusieurs pourraient se déclarer dès 2019, une fois l'échéance des élections législatives de novembre 2018 passée.

Avec AFP

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"J'ai attendu d'avoir faim": l'artiste qui a mangé une banane à 120.000 dollars fier de lui

L'artiste italien Maurizio Cattelan, le 20 février 2018. (Photo by Miguel MEDINA / AFP)

Avant de manger la banane qu'avait scotchée au mur l'artiste italien Maurizio Cattelan, une œuvre vendue 120.000 dollars à la foire d'art contemporain Art Basel de Miami, David Datuna a attendu quelques heures, histoire d'"avoir faim", a expliqué lundi en riant l'artiste, de retour à New York.

Né à Tbilissi et installé aux Etats-Unis depuis 22 ans, David Datuna s'est montré fier de ce geste qui a fait sensation après qu'il eut posté sur son compte Instagram une vidéo de lui savourant la fameuse banane.

Bien que cette "performance artistique" puisse lui valoir des ennuis judiciaires --même si la banane a été rapidement remplacée par une autre sur le mur de la galerie--, il s'est targué lundi, lors d'un point presse à New York, d'être "le premier artiste à manger l'art d'un autre artiste". Et a indiqué avoir reçu depuis "40 à 50.000 messages sur Instagram", presque tous encourageants.

S'il ne l'a jamais rencontré, il dit respecter le travail de Maurizio Cattelan, connu notamment pour ses toilettes en or 18 carats intitulées "America", dérobées en septembre dans un château anglais.

"C'est un génie", qui "se moque de tout", a confié M. Datuna, mais "j'aime aussi ce que j'ai fait".

"Je pense que les artistes sont là pour faire le bonheur des gens, pour leur faire plaisir. Et c'est ce que j'ai fait (...) Et puis, tout le monde attendait de voir, comment répondre à Maurizio (Cattelan)".

David Datuna reconnaît que la publicité que lui a valu sa performance à Miami ne lui fait pas de mal, même s'il affirme ne pas en avoir besoin: il a exposé à la National Portrait Gallery de Washington, a récemment ouvert un espace d'exposition dans le quartier new-yorkais de Long Island City, et n'en est pas à son premier "coup" artistique, notamment pour critiquer Donald Trump.

En juin 2017, après que le président américain eut annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, il a écrit le nom TRUMP en lettres de glace sur une grande place new-yorkaise, pour souligner tant la fonte des glaces que le caractère éphémère de sa présidence.

Son prochain coup? Il a indiqué lundi préparer "une surprise" pour le Super Bowl, la grande finale annuelle du championnat de football américain, suivie par près de 100 millions de téléspectateurs, qui se déroulera le 2 février à Miami.

L'acte d'accusation pour destitution de Donald Trump approuvé par la commission judiciaire

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Le renvoi de Trump en procès pour destitution approuvé lors d'un vote préliminaire

Le chef de la commission judiciaire de la chambre des représentants Jerry Nadler

L'acte d'accusation de Donald Trump a été approuvé vendredi par une commission à majorité démocrate du Congrès, franchissant une étape décisive avant un vote historique sur le probable renvoi du président des Etats-Unis en procès pour destitution.

Deux mois et demi après l'explosion du "scandale ukrainien", la commission judiciaire de la Chambre des représentants a adopté, en suivant des lignes strictement partisanes, deux chefs d'inculpation retenus par les démocrates contre le milliardaire: "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès".

Il revient désormais à la Chambre de voter sur ce texte lors d'une séance plénière attendue mercredi, selon les médias.

Compte-tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump est quasi assuré d'être mis en accusation. Il devrait toutefois échapper à une destitution, le Sénat, chargé de le juger, étant contrôlé par les républicains qui font bloc autour de leur président.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, l'a d'ailleurs affirmé jeudi soir sur Fox News: "Il n'y a aucune chance que le président soit destitué".

Même s'il est acquitté, son renvoi en procès entachera le bilan de Donald Trump et ternira sa campagne de réélection, bien qu'il conserve un soutien massif auprès de sa base républicaine.

Avant lui, seuls deux présidents, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, ont vécu une telle épreuve. Mis en cause dans un scandale d'espionnage politique, dit du "Watergate", le républicain Richard Nixon avait démissionné en 1974 pour éviter cet "impeachment".

Avant de passer au vote, la commission judiciaire a débattu pendant une quinzaine d'heures. Ces discussions fleuves, émaillées de nombreuses escarmouches, ont exposé deux visions diamétralement opposées de la conduite de Donald Trump, qui reflètent les fractures de la société américaine face à ce président atypique.

- Antipodes -

Les ennuis du milliardaire ont commencé quand un mystérieux lanceur d'alerte s'est alarmé de la teneur d'un échange téléphonique entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Dans cet appel du 25 juillet, le magnat de l'immobilier priait son interlocuteur d'enquêter sur de possibles ingérences ukrainiennes dans l'élection de 2016 - reprenant à son compte une théorie en vue dans les milieux conspirationnistes.

Surtout, il lui demandait de "se pencher" sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020, et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Or, une aide militaire cruciale pour Kiev, en conflit armé avec la Russie, avait été bloquée quelques jours avant cet appel, sans explication.

De ces faits incontestés, démocrates et républicains tirent des conclusions aux antipodes.

Pour les premiers, Donald Trump a commis un "abus de pouvoir" pour s'assurer un avantage dans l'élection de 2020, mettant en jeu l'intégrité du scrutin et la sécurité des Etats-Unis.

Les démocrates lui reprochent aussi d'avoir "entravé" le travail du Congrès en refusant de participer à leur enquête.

Jugeant la procédure "inconstitutionnelle", la Maison Blanche a en effet interdit à des conseillers du président de témoigner ou de fournir des documents réclamés par la Chambre.

- "Attaque" -

Donald Trump et ses partisans jurent de leur côté qu'il n'y a eu "aucune pression" exercée sur l'Ukraine et que les demandes d'enquête étaient légitimes pour lutter contre des soupçons de "corruption".

Selon eux, Hunter Biden a été employé par le groupe gazier ukrainien Burisma uniquement parce que son père était à l'époque vice-président des Etats-Unis.

Pour eux, la procédure de destitution est motivée par l'aversion des démocrates pour un président au style peu conventionnel, et par leur peur de perdre de nouveau contre lui en 2020.

Au cours des débats fleuves, les républicains se sont attachés à présenter la procédure comme une offensive visant aussi les électeurs de Donald Trump. "Il ne s'agit pas simplement d'une attaque contre la présidence, c'est une attaque contre nous tous", a tonné l'élu Matt Gaetz.

L'impact des débats sur l'opinion est incertain: selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 47,3% des Américains soutiennent une destitution de Donald Trump et 45,9% sont contre.

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