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Le Parlement grec vote sur un nouveau paquet de mesures d'austérité


Le Premier ministre grec Alexis Tsipras répond à une question au Parlement à Athènes, Grèce, 24 février 2017.

Le Parlement grec devait en principe approuver un nouveau train de mesures d'austérité, dont le pays, toujours incapable de sortir de la récession, espère qu'il permettra au moins l'ouverture de discussions sur l'allègement de la dette publique.

A plus court terme, un vote positif des députés permettra le déblocage d'une tranche de 7 milliards d'euros des prêts internationaux du plan d'aide en vigueur (2015-2018), qui serviront notamment à rembourser quatre milliards d'euros à la BCE le 20 juillet.

Le projet de loi comprend pour 4,9 milliards d'euros de nouvelles hausses d'impôts et baisses de pensions de retraites à appliquer dans les deux années suivant la fin du plan actuel.

Il comporte aussi des mesures de compensation pour les plus démunis, comme des aides sur les loyers et les médicaments.

Il devrait être adopté à une faible majorité, seul les deux partis de la coalition gouvernementale, Syriza (la gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras) et Anel (droite souverainiste) ayant prévu de voter pour.

Mercredi, au moins 18.000 personnes ont manifesté à Athènes et à Thessalonique (deuxième ville du pays, au nord) et une grève générale a été observée, à l'appel des syndicats du public et du privé.

Une autre manifestation à Athènes est prévue jeudi soir devant le Parlement à l'appel des syndicats.

Athènes espère que l'annonce de la prochaine tranche des prêts sera faite lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro du 22 mai.

La Grèce mise surtout à cette occasion des engagements clairs de ses partenaires sur des mesures facilitant pour la Grèce le remboursement de son énorme dette publique (179% du PIB).

Le gouvernement souhaite également que la Grèce soit prochainement autorisée à participer au programment d'assouplissement quantitatif, le rachat d'actifs de la BCE, afin de pouvoir revenir sur les marchés obligataires pour se financer.

Le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Ristournas, a estimé que la BCE pourrait être ouverte à en discuter si l'Eurogroupe s'entend sur quelque chose de "contraignant" sur la dette.

"Si le Parlement approuve les mesures (jeudi, NDLR) et que l'Eurogroupe décide de quelque chose de plus précis et contraignant sur la soutenabilité de la dette, alors oui, je pense que le comité exécutif de la BCE proposera que le sujet soit discuté par le conseil des Gouverneurs", a indiqué M. Ristournas mardi au site Politicologue.

"La Grèce a besoin de retourner sur les marchés à la fin du programme actuel" a-t-il insisté.

Avec AFP

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