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Le parlement égyptien approuve une possible intervention en Libye

Une session du Parlement égyptien au Caire le 16 avril 2019.

Les députés égyptiens ont approuvé lundi une possible intervention armée en Libye si les forces du gouvernement de Tripoli, soutenues par la Turquie, continuent leur avancée vers l'est du pays, a indiqué le Parlement.

La Chambre a approuvé à l'unanimité l'envoi "d'éléments de l'armée égyptienne dans des missions de combat hors des frontières de l'Etat égyptien, pour défendre la sécurité nationale égyptienne", selon un communiqué du Parlement.

Si le Parlement ne cite pas le nom de la "Libye" dans son communiqué, les débats eux portaient bien sur ce pays voisin.

Le vote, qui s'est tenu à huis-clos, intervient quelques jours après que le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi eut déclaré que l'Egypte ne resterait pas "inerte" dans le conflit libyen face à une "menace directe" sur sa sécurité nationale.

La Libye, qui dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique, est déchirée par une lutte d'influence entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l'Est et une partie du Sud.

Le premier est soutenu par la Turquie, qui a des militaires sur place, et le second par l'Egypte voisine, les Emirats arabes unis et la Russie.

Lundi après-midi, M. Sissi s'est également entretenu avec le président américain Donald Trump, au sujet de la crise libyenne, selon le porte-parole de la présidence égyptienne.

Aux antipodes sur la question libyenne, l'Egypte et la Turquie entretiennent des relations tendues depuis la destitution en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, soutenu par Ankara.

L'Egypte avait déjà averti en juin que toute avancée des forces du GNA vers l'Est pourrait déclencher une intervention militaire égyptienne.

Tripoli, qui a porté ses efforts en direction de la ville stratégique de Syrte sous contrôle du maréchal Haftar, a qualifié la position égyptienne de "déclaration de guerre".

Or, le Caire considère Syrte, qui ouvre l'accès aux gisements pétroliers libyens, comme une "ligne rouge".

La semaine dernière, le Parlement basé dans l'est de la Libye qui appuie Khalifa Haftar a dit être d'accord pour une intervention de l'armée égyptienne en cas de menace pour la sécurité des deux pays.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos et des conflits aux multiples fronts, complexifiés par la présence accrue d'acteurs internationaux.

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Décès de Tantaoui, premier dirigeant de l'Egypte post-Moubarak

Hussen Tantaoui au Caire, le 26 octobre 2005, quand il était ministre de la Défense.

Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui a été pendant plus de 20 ans ministre de la Défense de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak avant de diriger les autorités de transition, est décédé mardi à l'âge de 85 ans, a annoncé l'armée.

A la chute de l'autocrate en février 2011, Tantaoui avait gouverné le pays pendant près de 18 mois à la tête d'un conseil militaire chargé de mener à bien la période de transition et d'organiser des élections.

Durant cette période, il a souvent été perçu comme un potentiel candidat à la présidentielle, mais son âge avancé et ses problèmes de santé avaient joué contre lui.

"L'Egypte a perdu un homme, parmi les plus dévoués de ses fils, l'un de ses symboles militaires, qui a consacré sa vie au service de la nation durant plus d'un demi-siècle", a indiqué sur Facebook la présidence égyptienne.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a décrété un deuil national, a rapporté la chaîne de télévision privée Sada al-Balad.

Sur Twitter, la délégation de l'Union européenne en Egypte a elle salué la mémoire du maréchal qui a "servi son pays durant des décennies", alors que Tantaoui avait combattu dans les rangs de l'armée égyptienne lors de trois conflits au XXe siècle.

Après 18 jours d'une révolte populaire, Moubarak avait démissionné le 11 février 2011 après 30 ans au pouvoir, et remis ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées, dirigé par Tantaoui qui était son ministre de la Défense depuis 1991.

Tantaoui avait cependant été évincé en août 2012 par le président islamiste Mohamed Morsi, élu fin juin, et remplacé par le général Abdel Fattah al-Sissi, chef du renseignement militaire.

En juillet 2013, M. Sissi, devenu l'homme fort du pays, avait à son tour destitué M. Morsi à la suite de manifestations monstres réclamant le départ du président islamiste. Un an plus tard, il s'était fait élire à la tête de l'Egypte, après avoir éliminé de la scène politique toute opposition, islamiste mais aussi laïque.

Proche de Moubarak

Né en 1935, originaire de Nubie, dans le sud de l'Egypte, Tantaoui a entamé sa carrière dans l'infanterie en 1956, participant notamment à la crise de Suez au moment de l'expédition tripartite orchestrée par la France et la Grande-Bretagne, ainsi qu'aux guerres israélo-arabes de 1967 et 1973.

Durant la première guerre du Golfe de 1991, il avait participé à la coalition dirigée par les Etats-Unis, au moment de l'invasion du Koweït par les forces irakiennes de Saddam Hussein.

Ministre de la Défense et de la production militaire durant 21 ans sous Moubarak, il avait également été nommé chef des armées en 1995.

Un câble diplomatique américain de 2008 révélé par Wikileaks décrit Moubarak et Tantaoui comme des dirigeants "concentrés sur la stabilité du régime et le maintien du statu quo jusqu'à la fin de leur mandat".

"Ils n'ont tout simplement pas l'énergie, l'inclination ou une vision du monde pour faire les choses différemment", note le câble, qualifiant le maréchal de "vieux et opposé au changement".

Après le soulèvement de 2011, l'armée avait d'abord été saluée pour son soutien aux manifestants anti-Moubarak et la junte dirigée par Tantaoui leur avait promis "un pouvoir civil élu pour construire un Etat démocratique libre".

Les manifestants considéraient d'ailleurs l'institution militaire comme une force unificatrice, moins corrompue et moins brutale que les policiers du ministère de l'Intérieur.

Pendant cette période, Tantaoui avait été notamment forcé, sous la pression de manifestations, de faire juger l'ancien raïs, pour complicité dans le meurtre de centaines de manifestants durant la révolte.

Mais rapidement, les jeunes militants pro-démocratie, fers de lance de la révolte, avaient accusé la junte de traîner des pieds pour lancer des réformes démocratiques.

Et M. Tantaoui a été démis de ses fonctions en 2012 par le premier président civil en Egypte, Mohamed Morsi.

Après cette éviction, Tantaoui s'était fait discret. Il avait cependant assisté à la cérémonie d'inauguration d'une deuxième voie du canal de Suez en 2015.

Le Portugais Carlos Queiroz nommé sélectionneur de l'Egypte

Carlos Queiroz lors d'un match entre la Colombie et l'Équateur, le 18 novembre 2020.

Carlos Queiroz a été choisi mercredi comme sélectionneur de l'équipe d'Egypte de football, un poste où il succède à Hossam Badri, limogé lundi, a annoncé la Fédération égyptienne de football dans un communiqué.

La fédération précise que M. Queiroz sera secondé par les Egyptiens Diaa al-Sayed, comme entraîneur, et Essam al-Hadary, comme entraîneur des gardiens de but.

Lundi, au lendemain d'un nul laborieux face au Gabon (1-1) en qualifications pour le Mondial-2022, la fédération avait limogé Hossam Badri ainsi que l'ensemble de son équipe technique.

Badri, 61 ans, avait succédé en septembre 2019 au Mexicain Javier Aguirre, lui-même limogé après l'élimination des Pharaons en huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations.

Carlos Queiroz, qui était au chomâge depuis début décembre 2020 et son départ de la sélection nationale de Colombie dont il avait pris les rênes en février 2019, est attendu au Caire au début de la semaine prochaine.

Entraîneur chevronné, le Portugais âgé de 68 ans a entraîné le Sporting Portugal (1993-1996), le Real Madrid (2003-2004) et a été l'assistant d'Alex Ferguson au du club anglais Manchester United (2002-2003 puis 2004-2008).

Il a été également le sélectionneur du Portugal (1991-1993 puis 2008-2010), de l'Afrique du sud (2000 à 2002), des Emirats arabes unis (1997-1999) et de l'Iran (2011-2019).

Au moins 12 morts dans un accident de bus en Égypte

Sur le site d'un accident de voiture devant l'Institut national du cancer au Caire, en Égypte, lundi 5 août 2019. (archives)

Douze Egyptiens ont été tués dimanche dans un accident de bus tandis qu'ils quittaient la station balnéaire de Charm el-Cheikh (est de l'Egypte) pour rejoindre Le Caire, a-t-on appris de sources médicale et sécuritaire.

Le bus les transportant s'est renversé tôt dimanche matin à quelque 110 km de la capitale sur la route reliant la ville de Suez (est) au Caire, faisant également 34 blessés, selon les mêmes sources.

Tous ont été transportés --ainsi que les dépouilles des victimes-- vers l'hôpital public de Suez, a indiqué la source médicale, sous couvert de l'anonymat.

Située sur le littoral de la mer Rouge au sud de la péninsule du Sinaï, la ville de Charm el-Cheikh est l'un des fleurons du tourisme balnéaire égyptien.

Les accidents de la circulation sont fréquents en Egypte, où de nombreuses routes sont mal entretenues et les entorses au code de la route courantes.

Selon les chiffres officiels, 7.000 personnes ont été tuées sur la route en 2020.

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