Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Le Pérou, champion du Mondial de football... des prisonniers

Un officier de police transporte des menottes dans la prison pour femmes de Sarita Colonia à Callao au Pérou, le 1er Octobre 2013

Le Pérou a battu, aux tirs aux buts, la Russie en finale du Mondial, mais la compétition n'a rien à voir avec la Fifa : il s'agit du premier Mondial de football des prisonniers, organisé entre détenus des prisons péruviennes, surpeuplées.

Quelques semaines avant le grand rendez-vous du ballon rond, qui débute le 14 juin en Russie, les autorités pénitentiaires ont saisi l'occasion de la qualification historique du pays sud-américain, pour la première fois en 36 ans.

La compétition, inédite, a duré un mois, avec la participation de 16 établissements, qui ont chacun pris le nom d'un pays.

Et si les matchs de la phase initiale ont été disputés dans les cours de chaque prison, la finale a elle été organisée sur un véritable terrain de football: le Stade monumental de Lima, avec une capacité pour 60.000 spectateurs.

C'est dans ce stade que les "Incas" - comme on surnomme la sélection péruvienne - ont joué plusieurs rencontres des qualifications au Mondial, d'où l'émotion des détenus qui ont foulé la même pelouse pour la finale.

"Je me sens libre pour un moment, je sais que je sortirai très bientôt. Ce titre, je le dédie à ma famille, le sacrifice a valu la peine", confie à l'AFP Thomas Manuel Aguirre, condamné pour vol aggravé mais champion de ce Mondial atypique avec son équipe de la prison de Lurigancho, à Lima, sous les couleurs du Pérou.

Malheureusement pour les joueurs, les gradins du stade sont restés quasiment vides, car seuls une trentaine de proche des détenus ont été autorisés à assister au match, sous la surveillance d'environ 200 policiers et agents pénitentiaires.

- "Respirer un peu d'air" -

Mais cela ne les a pas empêchés d'avoir l'impression de vivre un vrai Mondial: hymnes nationaux joués par des musiciens, trio d'arbitres professionnels, bonnes passes, buts, cartons jaunes, un blessé et des prolongations.

Arrivés à la phase décisive des tirs aux buts, les "Péruviens" de Lurigancho ont battu 4 à 2 les "Russes" de la prison de Chimbote, un port du nord du pays.

Les champions ont reçu une coupe, plus grande encore que celle décernée par la Fifa, des médailles d'or et des tenues sportives en récompense.

Mais pour eux, le meilleur trophée a été de pouvoir sortir de prison pour un jour.

"Enfin, je peux respirer un peu d'air. Avec (cette compétition), nous cherchons à pouvoir nous réinsérer socialement pour bonne conduite", déclare à l'AFP Francis Valero, 27 ans, tatoué de deux étoiles au cou et incarcéré pour trafic de drogues à Lurigancho.

Pour jouer les matchs de la première phase, les détenus ont été transférés, dans des autobus aux vitres grillagées, d'une prison à l'autre, dans de strictes conditions de sécurité.

"C'est la première fois qu'un Mondial de ce genre est organisé, c'est inédit en Amérique latine", souligne le directeur de l'Institut pénitentiaire, Carlos Vasquez, qui a remis les médailles à chacun des champions.

"Les détenus peuvent avoir enfreint les lois, ils peuvent avoir commis un délit, mais le football les unit comme une nation au moment de participer, comme pays, au Mondial", ajoute-t-il.

- Surpopulation -

La compétition offre un répit agréable aux prisonniers, confinés dans des établissements surpeuplés: ainsi, la demi-finale s'est jouée dans le centre pénitentiaire de Lurigancho, qui héberge 9.700 détenus, la plupart qualifiés comme "hautement dangereux", pour une capacité de 3.500.

C'est la prison la plus surpeuplée des 69 que compte le Pérou.

"La surpopulation est à un niveau critique dans les prisons péruviennes, où se trouvent 187.000 détenus, mais elle se ressent moins quand l'ordre est respecté", selon M. Vasquez.

Dans la prison de Huaral, à 80 kilomètres au nord de Lima, une photo de la sélection péruvienne a été affichée sur la façade, ainsi que les drapeaux des pays qualifiés pour le Mondial.

Sur un mur, les détenus ont peint l'image de Paolo Guerrero, l'attaquant vedette de la sélection dont la suspension pour dopage était vécue comme un drame national.

"Ici, nous sommes détenus, mais nous avons des capacités pour faire autre chose. Nous avons commis une erreur, mais nous méritons une opportunité", assure Ernesto Bendezu, condamné pour vol aggravé mais heureux d'avoir battu, sous le maillot de la France, le Japon 3 à un lors d'un match organisé dans la prison de Huaral.


Avec AFP

Toutes les actualités

La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

Tedros Adhanom Ghebreyesus garde l'espoir face au coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:20 0:00

HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

Hong Kong: Londres "profondément préoccupé" par l'arrestation de Jimmy Lai

Des manifestants à Hong Kong, le 1er octobre 2017.

Le gouvernement britannique est "profondément préoccupé" par l'arrestation à Hong Kong du magnat de la presse Jimmy Lai, une des figures de proue du mouvement pro-démocratie du territoire, a déclaré un porte-parole de Downing Street lundi.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation de Jimmy Lai et de six autres personnes à Hong Kong. C'est une preuve supplémentaire que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour faire taire la voix de l'opposition.", a déclaré ce porte-parole.

Patron de Next Digital, propriétaire de deux titres critiques du régime chinois, le quotidien Apple Daily et le magazine Next, Jimmy Lai a été interpellé pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères, une des infractions visées par la nouvelle législation sécuritaire entrée en vigueur fin juin, et de fraudes. Une autre figure de proue du mouvement pour la démocratie, Agnes Chow, a été appréhendée en application de cette même loi sur la sécurité nationale.

Au total, selon une source policière, dix personnes ont été interpellées lundi.

Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019, la législation récemment introduite donne aux autorités locales de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat : la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.

Nombre de militants pour la démocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir selon eux avec le principe "Un pays, deux systèmes" ayant présidé à la rétrocession en 1997 et garantissant théoriquement jusqu'en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, cinq pays qui forment l'alliance surnommée "les Five Eyes", ont exprimé leur "vive inquiétude face à l'imposition par Pékin de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui érode les libertés et les droits fondamentaux du peuple de Hong Kong", dans un communiqué commun diffusé dimanche.

Aide au Liban: le discours de Macron

Aide au Liban: le discours de Macron
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:43 0:00

La communauté internationale se mobilise pour la Liban

La communauté internationale se mobilise pour la Liban
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG