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Santé et médecine

Le nombre de cas de démence va tripler d'ici 2050, selon l'OMS

Un panneau devant le ministère de la Santé à Ouagadougou, Burkina Faso, 23 septembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Vivre sainement réduit les risques de démence, recommande l'OMS, qui estime que le nombre de personnes souffrant de ce syndrome, causé en grande majorité par la maladie d'Alzheimer, devrait tripler d'ici 2050.

Faire du sport, suivre un régime méditerranéen, ne pas fumer, réduire sa consommation d'alcool, surveiller son diabète et son cholestérol... en résumé, vivre sainement réduit les risques de démence, selon l'OMS, qui ne parvient toutefois pas à quantifier cette diminution.

"Les preuves scientifiques recueillies confirment ce que nous soupçonnons depuis un certain temps, à savoir que ce qui est bon pour notre coeur, est aussi bon pour notre cerveau", a relevé le directeur de l'Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué.

L'OMS estime que dans l'ensemble de la population, entre 5 et 8% des personnes âgées de 60 ans et plus sont atteintes de démence à un moment donné.

La démence constitue un problème de santé publique qui progresse rapidement, en raison du vieillissement de la population, et qui touche environ 50 millions de personnes dans le monde.

Selon les prévisions, ce nombre devrait tripler d'ici 2050, pour atteindre, 152 millions de personnes, a alerté l'OMS.

La maladie d'Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l'origine de 60 à 70% des cas, selon l'agence.

L'âge constitue le principal facteur de risque du déclin cognitif, mais la démence "n'est pas une conséquence naturelle ou inévitable de la vieillesse", assure l'OMS.

"Nous savons qu'il existe des facteurs de risque de démence que nous pouvons modifier", a expliqué le Dr. Neerja Chowdhary, du département de la Santé mentale à l'OMS, lors d'une conférence de presse.

Plusieurs études récentes ont révélé un lien entre le développement de troubles cognitifs et de la démence, et les facteurs de risque liés au style de vie comme l'inactivité physique, le tabagisme, les régimes alimentaires peu équilibrés et la consommation nocive d'alcool, relève l'agence spécialisée de l'ONU.

Certains troubles, comme l'hypertension, le diabète, l'hypercholestérolémie, l'obésité et la dépression, sont associés à un risque accru de démence. D'autres facteurs de risque modifiables sont "l'isolement social et l'inactivité cognitive", pointe l'OMS.

L'OMS appelle à la mise en oeuvre de stratégie publique pour prévenir la maladie.

Environ 60% des personnes souffrant de démence vivent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, mais "ces pays sont ceux qui sont le moins préparés à faire face à cette charge croissante", a relevé Mme Chowdhary.

La démence engendre des coûts supplémentaires pour les familles, mais aussi pour les gouvernements, ainsi qu'une perte de productivité pour les économies, selon l'OMS.

En 2015, le coût social global de la démence était estimé à 818 milliards de dollars dans le monde, soit 1,1% du Produit intérieur brut (PIB). Il devrait s'élever à 2.000 milliards de dollars en 2030.

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Une ONG dévoile un manuel pour soigner les enfants victimes d'explosions

Des femmes, certaines avec leurs bébés, sont assises dans les couloirs de la maternité de Binza, à Kinshasa, le 7 mai 2013.

L'ONG Save the Children a dévoilé jeudi le premier manuel de terrain au monde consacré au traitement d'enfants victimes d'explosions, à l'origine selon elle de près de trois quarts des décès et des blessures de mineurs dans les zones de guerre.

L'ouvrage a été conçu avec des médecins britanniques à la demande de médecins travaillant en Syrie, où la guerre civile a tué plus de 370.000 personnes depuis le début du conflit en 2011.

"Tout commence à partir du moment où on entend, boum, et qu'un enfant est exposé à cette explosion", a déclaré à l'AFP Paul Reavley, ancien chirurgien de l'armée britannique et coauteur de l'ouvrage.

Le manuel permet ensuite de "suivre pas à pas le traitement nécessaire pour soigner l'enfant en se focalisant sur les différences avec le corps d'un adulte", a-t-il ajouté.

Les attentats-suicides, mines terrestres, grenades, frappes aériennes et autres formes d'explosifs "causent 72% de tous les décès et blessures d'enfants dans les zones de guerre les plus meurtrières du monde", selon l'ONG britannique Save the Children. En Syrie, ce chiffre est de 83%.

L'ONG se base sur des données des Nations Unies concernant les cinq conflits les plus meurtriers selon elle pour les enfants, à savoir au Nigeria, en Afghanistan, en Irak, en Syrie et au Yémen.

Au moins 10.677 enfants ont été tués ou mutilés en 2017, a indiqué Save the Children dans un nouveau rapport dévoilé jeudi, "un chiffre susceptible de n'être que la partie émergée de l'iceberg".

Le manuel détaille "les procédures uniques à effectuer pour garder les enfants en vie et les aider à se rétablir pleinement", a indiqué l'ONG.

Le guide illustré de 176 pages décrit dans un langage facilement compréhensible chaque étape du traitement, depuis les premiers gestes à effectuer jusqu'au suivi psychologique.

Les pages sont conçues pour être facilement photographiées et lues sur un téléphone portable et peuvent être téléchargées gratuitement sur Internet.

Le manuel fournit au personnel médical travaillant dans des zones de conflit "les connaissances et les conseils techniques nécessaires", a expliqué Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre du Danemark et responsable de Save the Children International.

"Les corps des enfants sont différents. Ils ne sont pas juste de petits adultes", a souligné le major-général Michael von Bertele, ancien directeur des Services médicaux de l'armée britannique. "Leurs crânes ne sont pas encore complètement formés et leurs muscles sous-développés offrent moins de protection. Une explosion est donc plus susceptible d'endommager le cerveau et les poumons ou de déchirer les organes dans leur abdomen, même si aucune blessure n'est visible".

"Ce manuel est extrêmement nécessaire", a déclaré à l'AFP Ismael Beah, ancien enfant soldat en Sierra Leone. "Il ne fait aucun doute qu'il sauvera la vie d'innombrables enfants dans les zones de conflits", a ajouté M. Beah, blessé à plusieurs reprises avant de réussir à fuir le pays déchiré par la guerre en 1997.

Le premier lot de 500 manuels devrait bientôt être envoyé en Syrie, a annoncé Save the Children.

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