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Le narcotrafiquant El Chapo en procès à New York à partir de lundi

Joaquin "El Chapo" Guzman, chef du trafic des stupéfiants, est escorté dans un hélicoptère à l'aéroport de Mexico après avoir été repris lors d'une intense opération militaire à Los Mochis, dans l'État de Sinaloa, le 8 janvier 2016.

Il est accusé d'avoir dirigé 25 ans durant le plus puissant cartel de drogue au monde: le Mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman, extradé aux Etats-Unis en 2017 après deux évasions au Mexique, sera jugé sous haute sécurité à New York à partir de lundi.

A en croire les procureurs américains, "El Chapo" -"Le Courtaud", en référence à sa petite taille- est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993. S'il est condamné, il risque la prison à perpétuité.

Joaquin Guzman, 61 ans, est accusé d'avoir dirigé de 1989 à 2014 le cartel de Sinaloa, qui a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d'énormes quantités d'héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars.

La sélection du jury doit commencer dès lundi matin, à huis clos, une mesure réservée aux criminels les plus dangereux. Signe des menaces possibles, les noms des jurés resteront secrets et des gardes les escorteront chaque jour au tribunal.

Après environ quatre mois d'audiences, ils devront décider si les preuves sont suffisantes pour déclarer El Chapo coupable des onze chefs d'accusation contre lui, dont trafic et distribution de drogues, possession d'armes à feu, blanchiment d'argent. Il a plaidé non coupable.

Il n'a pas été inculpé de meurtre mais les procureurs assurent pouvoir aussi démontrer qu'il a commandité au moins 37 assassinats.

Isolé 23h/24

Ils affirment aussi avoir une montagne de preuves de sa culpabilité aux onze inculpations, submergeant les avocats de la défense qui déplorent ne pas avoir pu toutes les examiner: quelque 300.000 pages de documents, 117.000 enregistrements audio et quantités de photos et vidéos.

Beaucoup de documents restent confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner.

Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D'autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Après avoir échappé deux fois à ses geôliers mexicains, El Chapo fait l'objet de conditions de détention draconiennes depuis son arrivée aux Etats-Unis en janvier 2017, que ses avocats n'ont cessé de dénoncer.

Il est à l'isolement dans une cellule sans fenêtre 23 heures sur 24. Les seules personnes autorisées à lui rendre visite, à travers une vitre, sont ses avocats et ses jumelles de sept ans. En revanche, sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 29 ans, épousée quand elle en avait 17, est interdite.

Depuis son incarcération aux Etats-Unis, elle a assisté avec leurs fillettes à la quasi-totalité des audiences.

Arrêté une première fois au Guatemala en 1993, El Chapo s'était échappé en 2001 d'une prison mexicaine, caché dans un bac à de linge sale.

Interpellé en février 2014, il avait réussi à s'enfuir quatorze mois plus tard, via un tunnel de 1,5 kilomètre de longueur creusé sous la douche de sa cellule.

Il a été repris en janvier 2016. Les autorités avaient retrouvé sa trace après qu'il eut reçu dans la jungle l'acteur américain Sean Penn et l'actrice américano-mexicaine Kate del Castillo, venus l'interviewer pour faire un film sur sa vie.

Coûteux procès

Selon Rob Heroy, un ancien procureur et avocat ayant défendu d'autres narcotrafiquants mexicains, ce procès pourrait coûter plus de 50 millions de dollars. Potentiellement "le procès le plus cher de l'histoire des Etats-Unis", a-t-il indiqué à l'AFP.

Même sans Guzman, son cartel reste puissant. Son associé présumé, Ismael "El Mayo" Zambada, court toujours et le Mexique souffre plus que jamais de l'emprise des narcotrafiquants, avec un record d'environ 29.000 homicides en 2017.

Et les Etats-Unis continuent à recevoir de leur voisin du sud d'importantes quantités de drogue, notamment des opiacés de plus en plus puissants, devenus une des principales causes de la mortalité américaine.

La seule tenue de ce procès est néanmoins un succès pour la justice américaine: bien qu'il eut inondé les Etats-Unis de cocaïne dans les années 1980, Pablo Escobar n'a jamais été jugé, le célébrissime Colombien ayant été abattu lors d'une opération policière à Medellin en 1993.

Les autorités américaines ont négocié longuement avec Mexico l'extradition d'El Chapo, obtenue moyennant promesse qu'il ne serait pas exécuté.

Avec AFP

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

NFL: un corps arbitral exclusivement noir officie pour la première fois en match

Mike Williams de Los Angeles (81) et P.J. Williams (26) des New Orleans Saints lors d'un match de NFL, USA, le 12 octobre 2020.

Première historique en NFL: l'arbitre Jerome Boger et ses six assistants sont devenus lundi soir la première équipe entièrement noire à arbitrer un match de la Ligue nationale de football, lors de la rencontre entre les Buccaneers de Tampa Bay et les Los Angeles Rams.

L'équipe d'arbitres est entrée sur le terrain avec des références impressionnantes, en particulier le vétéran Boger, troisième arbitre noir de l'histoire de la NFL. Juge de ligne, il avait été promu au rang d'arbitre en 2006.

"Je suis fier de mon héritage et enthousiaste à l'idée de participer à ce match historique", a déclaré Boger lors de la préparation du match. "J'ai hâte de pouvoir travailler avec un groupe d'arbitres officiels noirs et de montrer notre compétence dans l'exécution de notre mission".

Aux cotés de Boger se trouvaient Barry Anderson, arbitre officiel depuis 14 ans; Anthony Jeffries, juge de touche officiel depuis 3 ans; Carl Johnson, juge de ligne officiel depuis 17 ans; Julian Mapp, juge de touche officiel depuis 12 ans; Dale Shaw, juge de terrain officiel depuis 8 ans; et Greg Steed, juge de fond officiel depuis 18 ans.

Boger avait notamment été l'arbitre du Super Bowl (la finale du championnat) XLVII, et Anderson, Johnson et Steed faisaient partie de l'équipe d'arbitrage du Super Bowl LIV.

"La présence historique de cette équipe (...) témoigne des innombrables et incommensurables contributions des arbitres officiels noirs au jeu, de leur performance exemplaire et du pouvoir d'intégration qui est la marque de ce grand sport", a déclaré Troy Vincent, vice-président des opérations footballistiques de la ligue.

Le match a été remporté par les Rams 27 à 24, grâce notamment à un touchdown de Robert Woods, inscrit à environ quatre minutes de la fin de la première période, et qui a été le premier du genre validé par une équipe arbitrale entièrement noire.

Les USA exigent désormais une caution aux touristes venant de 15 pays africains

Une femme montre les passeports de sa famille avec un visa américain à Accra, au Ghana, le 1er février 2019. Le Ghana n'est pas inclus dans le programme de garantie monétaire.

L'administration Trump a annoncé lundi une nouvelle réglementation qui obligera les touristes originaires d’une vingtaine de pays - dont 15 d’Afrique - à payer au préalable une caution en espèces comme condition à l'obtention d'un visa, selon une notification publiée dans le journal officiel du gouvernement américain.

La nouvelle règle entrera en vigueur à partir du 24 décembre et restera en place jusqu'au 24 juin 2021. Les citoyens de 15 pays africains devront verser une caution dont le montant varie entre 5 000 et 15 000 dollars (soit l’équivalent de 2,5 à 7 millions FCFA). La mesure s’appliquera uniquement aux visas de type B1 (tourisme) et B2 (voyage d’affaires).

Il appartiendra à chaque agent consulaire de déterminer la somme qui sera exigée comme dépôt de garantie d'un demandeur de visa.

Les 15 pays africains visés sont : l’Angola, le Burkina Faso, le Burundi, le Cap Vert, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Érythrée, la Gambie, la Guinée Bissau, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, Sao Tomé et Principe, le Soudan et le Tchad.

En dehors de l’Afrique, les autres pays ciblés sont l'Afghanistan, le Bhoutan, l'Iran, la Syrie, le Laos et le Yémen.

Selon le gouvernement américain, ces pays sont visés parce que leurs citoyens ont tendance à rester aux États-Unis même après l'expiration de leur visa temporaire. Il s’agit donc, d’après l’administration Trump, de dissuader ceux qui ne quittent pas le territoire américain à temps.

Contactée, l'équipe de transition du président élu Joe Biden n'a pas répondu immédiatement à cette annonce.

L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

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