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Le monde se prépare à basculer dans 2018

Les feux d'artifices à Sydney, le 1er janvier 2018.

L'avenir se lève à l'Est: les îles du Pacifique, la Nouvelle-Zélande puis l'Australie donnent dimanche le coup d'envoi du marathon planétaire des festivités du Nouvel An qui se dérouleront à nouveau sous haute sécurité.

Mariage gay à SYDNEY
Décalage horaire oblige, SYDNEY sera à 13H00 GMT la première mégapole d'envergure à entrer dans 2018, avec 1,5 million de personnes attendues sur les bords de son emblématique baie pour assister au traditionnel feu d'artifice.

Celui-ci inclura cette année une cascade arc-en-ciel d'engins pyrotechniques tirés depuis le fameux Harbour Bridge, et ce pour célébrer la légalisation en décembre du mariage gay après une consultation nationale qui avait montré un large soutien de la population à cette réforme.

"C'est une manière fabuleuse de dire au revoir à 2017, année où quatre habitants de Sydney sur cinq ont crié +oui+ à l'égalité en matière de mariage", a déclaré la maire de la première ville australienne, Clover Moore.

Pour ajouter une touche glamour, 20 secondes de ce spectacle seront l'oeuvre d'un des plus célèbres enfants de Sydney, l'acteur Hugh Jackman qui a imaginé cette séquence or et argent avec Fortunato Foti, patron de la société qui embrase chaque année la Baie.

Mariages à JAKARTA

La fête suivra l'avancée de la dernière nuit de 2017 en Asie, en Afrique et en Europe, puis en Amérique.

La ville de HONG KONG a promis, elle, un spectacle de 10 minutes des plus impressionnants, marqué avant même les 12 coups de minuit par des apparitions d'"étoiles filantes" tirées depuis les gratte-ciel surplombant Victoria Harbour.

A JAKARTA, un demi-millier de couples se diront "oui" dans un gigantesque mariage collectif organisé par le gouvernement.

DUBAI a remplacé son traditionnel feu d'artifice par un spectacle laser sur Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 mètres).

Les principaux boulevards et places de MOSCOU ont été décorés pour saluer 2018 et un feu d'artifice illuminera 36 bâtiments de la capitale russe.

Tout en blanc à RIO

Pour la première fois cette année, les organisateurs de la grande fête de la Saint-Sylvestre à la porte de Brandebourg à BERLIN ont prévu, dans des tentes médicales de la Croix-Rouge, des emplacements spécifiques pour la prise en charge de femmes victimes de harcèlement sexuel ou se sentant menacées.

Il y a deux ans à Cologne (ouest) de nombreuses femmes avaient été victimes d'agressions sexuelles, attribuées à des groupes migrants, qui avaient scandalisé le pays.

En dépit des problèmes de sécurité dans la capitale touristique du Brésil, la mairie de RIO DE JANEIRO espère un public record de trois millions de personnes sur la plage de Copacabana, et la plupart s'habilleront tout en blanc, comme le veut la tradition.

Souvenir tragique à ISTANBUL

Face au risque d'attentat, notamment à la menace d'attaques à la voiture bélier comme celles commises à Nice (France) ou Barcelone (Espagne), la sécurité sera au coeur de toutes les préoccupations.

La Turquie demeure ainsi hantée par le souvenir du tragique Nouvel An 2017, quand un homme armé d'un fusil d'assaut avait fait irruption dans la plus célèbre discothèque d'Istanbul, le Reina, tuant 39 personnes et en blessant 79.

Les autorités turques ont d'ailleurs interdit par mesure de sécurité les rassemblements sur l'emblématique place Taksim d'Istanbul et dans d'autres quartiers animés.

En Australie, les effectifs policiers ont été renforcés dans de nombreuses grandes villes, notamment à Sydney où des agents seront équipés de fusils semi-automatiques.

Glacial à NEW YORK

Une semaine après qu'un automobiliste eut foncé dans la foule à Melbourne, faisant 1 mort et 17 blessés, des plots en béton ont été disposés dans certaines villes australiennes pour mieux sécuriser les zones piétonnes.

"Plus de policiers seront visibles, ce sera le contingent le plus important", a déclaré Shane Patton, qui assure l'intérim à la tête de la police de l'Etat australien de Victoria dont Melbourne est la capitale.

La présence policière sera aussi renforcée à New York pour les traditionnelles célébrations du Nouvel An de Times Square, haut lieu touristique près duquel un attentat a été commis il y a trois semaines.

Deux millions de personnes sont attendues dimanche dans le célèbre quartier, par une température glaciale inhabituelle de -10°C.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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