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Le Mexique réclame des objets préhispaniques mis aux enchères en France

Détail d'un bouclier circulaire en bois de la culture Mixteca (VOA 8 octobre 2019)

Le Mexique a demandé l'annulation de la vente aux enchères d'une trentaine d'objets préhispaniques prévue par Christie's le 9 février à Paris et réclamé leur restitution.

L'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), un organisme d'Etat, a saisi le parquet mexicain pour poursuivre en justice la commercialisation de pièces relevant des cultures aztèque, maya, tolteca, totonaca, teotihuacana et mixteca lors d'une vente aux enchères nommée "Quetzalcóatl, serpent à plumes".

"Les biens archéologiques de notre pays sont la propriété de la nation, inaliénables, imprescriptibles et inaccessibles, et par conséquent, ils sont en dehors de tout acte de commerce", a déclaré mardi Diego Prieto, directeur de l'INAH, lors d'une conférence de presse, précisant qu'il demandait leur restitution.

Il a par ailleurs souligné que sur les 33 objets proposés dans la vente aux enchères de Christie's, "nous avons déjà déterminé" que trois "sont faux". Il s'agit selon lui de pièces "artisanales", mais pas archéologiques.

L'une des trois pièces en question, le lot 23, est un masque vraisemblablement issu de la culture teotihuacan et dont le prix est d'environ 550.000 euros. Mais selon M. Prieto, "il n'est pas de fabrication ancienne".

Les deux autres pièces litigieuses sont un masque et une grenouille sculptée, cotés respectivement 40.000 et 30.000 euros.

"La loi française pourrait s'appliquer à un moment donné, il existe des lois qui pénalisent fortement la contrefaçon", a déclaré M. Prieto.

Depuis quelques années, le Mexique a entrepris de récupérer le patrimoine historique trouvé dans des collections privées du monde entier, mais en France il a rencontré des difficultés pour récupérer les pièces en raison de sa législation.

En 2019, le Mexique a demandé en vain l'annulation d'une vente aux enchères d'art précolombien organisée par la maison française Millon.

La législation mexicaine dispose que les objets d'anciennes cultures découverts sur le territoire mexicain appartiennent à la nation.

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Trois femmes accusent le gouverneur de New York de comportement inapproprié

Le gouverneur de New York Andrew Cuomo s'exprime lors d'une conférence de presse sur un site de vaccination COVID-19 dans le quartier de Brooklyn à New York, le 22 février 2021.

Une troisième femme a accusé lundi le gouverneur de l'Etat de New York de comportement inapproprié, fragilisant davantage la position de ce puissant élu démocrate déjà accusé de harcèlement sexuel par deux ex-collaboratrices.

Cette jeune femme, Anna Ruch, 33 ans, qui n'a jamais été sa collaboratrice, a affirmé au New York Times qu'Andrew Cuomo lui avait demandé, lors d'un mariage en 2019, s'il pouvait l'embrasser, alors même qu'elle venait de repousser la main qu'il avait posée sur son dos.

"J'ai été si troublée et choquée et gênée," a-t-elle déclaré au quotidien. "J'ai détourné la tête et suis restée sans voix".

Ce témoignage corse encore un peu les choses pour le gouverneur de 63 ans, plus critiqué que jamais, après avoir été une star nationale pour sa gestion de la pandémie en 2020.

Il s'ajoute aux déclarations de son ex-conseillère économique, Lindsey Boylan, 36 ans, qui a affirmémercredi que le gouverneur l'avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée et suggéré qu'elle joue avec lui au "strip poker", quand elle travaillait avec lui entre 2015 et 2018. Et à celles d'une ex-collaboratrice de 25 ans, Charlotte Bennett, qui a indiqué samedi que le gouverneur lui avait fait des avances qui l'avaient mise "mal à l'aise" au printemps 2020.

M. Cuomo, l'un des plus puissants gouverneurs américains, avait essayé dimanche de calmer la tempête soulevée par ces accusations, en se disant "désolé" pour avoir dit des choses que ses ex-collaboratrices avaient selon lui "interprétées à tort comme du flirt non sollicité".

Celui qui dirige l'Etat de New York depuis 10 ans avait assuré n'avoir jamais voulu leur faire des avances, et avoir uniquement voulu "blaguer" ou "taquiner".

Excuses "insultantes"

Mais le maire de New York, Bill de Blasio, aux relations notoirement difficiles avec le gouverneur, a jugé que ces "excuses" n'en étaient pas.

"C'est comme s'il disait 'Je blaguais juste', mais le harcèlement sexuel, ça n'a rien de drôle. Il a semblé s'affranchir de tout reproche pour une chose qui, pour les femmes concernées, semble assez terrifiante," a dit le maire.

Un groupe d'ex-aides parlementaires qui dénoncent le harcèlement au parlement de l'Etat de New York, le Sexual Harassment Working Group, a aussi jugé "insultantes" les excuses du gouverneur, qui "refuse d'accepter ses responsabilités".

La procureure de l'Etat, Letitia James, a confirmé lundi que M. Cuomo avait finalement accepté de faire la lumière sur cette affaire, après l'avoir proposée d'abord à une ex-juge qu'il connaît bien. Le quotidien New York Daily News précise que c'est un cabinet d'avocats privé qui mènera l'enquête.

"Les résultats seront révélés dans un rapport public", a indiqué Mme James, sans préciser sous quel délai.

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