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Le meurtre d'une étudiante par son compagnon ravive l'inquiétude sur la "cohabitation forcée" en Italie


Affiches contre la violence faite aux femmes lors de la campagne d’art de rue "Just Because I am a Woman" par l’artiste Alexsandro Palombo, Milan, Italie, 16 janvier 2020. (AP Photo/Antonio Calanni)

Une Sicilienne a été étranglée par son compagnon, un fémicide qui ravive les inquiétudes pour les femmes victimes de violence, contraintes à une "cohabitation forcée" induite par le confinement.

Le crime s'est produit mardi à Furci Siculo dans le département de Messine, et c'est son auteur qui a appelé les carabiniers pour se dénoncer, selon les médias italiens. La victime, 27 ans, était inscrite comme son compagnon à la faculté de médecine de Messine. Avant d'appeler les carabiniers, le meurtrier a tenté de se suicider.

Selon le recteur de l'université Salvatore Cuzzocrea, où étudiait le couple, cette tragédie est liée à la "situation de crise que nous vivons en ce moment". "Les experts avaient mis en garde contre le risque que la cohabitation forcée n'accentue les conflits familiaux".

La présidente de la commission Féminicide du Sénat, Valeria Valente, a dénoncé "l'énième féminicide survenu dans un foyer, où la crise du coronavirus nous impose de rester". "Demandez l'éloignement de ceux qui peuvent vous faire du mal ou en dernier recours éloignez-vous, y compris avec vos enfants", a-t-elle lancé, en rappelant le numéro d'urgence mis à disposition pour ce genre de situations.

La semaine dernière, la ministre italienne de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille Elena Bonetti avait souligné la nécessité de trouver des maisons-refuges pour les femmes victimes de violences, contraintes de cohabiter avec leurs compagnons violents en raison des mesures de confinement imposées par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus.

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