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Le Maroc va réduire sa participation à la mission de l'ONU au Sahara occidental

Mohammed VI à Laayoune, Sahara occidental, le 6 novembre 2015. (Palais royal du Maroc via AP)

Le Maroc a annoncé une "réduction significative" de sa participation à la mission de l'ONU au Sahara occidental, une nouvelle escalade dans un dossier qui empoisonne les relations entre Rabat et les Nations unies.

Le gouvernement marocain va procéder à "une réduction significative, dans les jours qui viennent, d'une grande partie de la composante civile et plus particulièrement le segment politique de la Minurso", a déclaré mardi soir le ministère marocain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Créée en 1991, la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) est actuellement composée de 482 personnes au total : 226 personnels en uniforme et 246 civils, dont 162 civils locaux, selon le site des Nations unies.

Le Sahara occidental est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc, qui l'a annexée en 1975, mais revendiquée par des indépendantistes (le Polisario).

Rabat propose une large autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d'un million d'habitants et a reçu mardi le soutien de Moscou, tandis que le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination.

Le dossier a récemment tendu les relations entre Rabat et l'ONU, dont le secrétaire général, Ban Ki-moon, est accusé de manquer d'"objectivité" en utilisant notamment le terme d'"occupation", une "erreur politique grave", selon le communiqué publié mardi au lendemain d'une rencontre entre M. Ban et le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar.

M. Ban s'était plaint lundi d'un "manque de respect" envers sa personne et l'ONU, à la suite d'une manifestation réunissant des centaines de milliers de personnes à Rabat "qui l'avait pris pour cible personnellement".

Le secrétaire général venait d'effectuer une visite début mars dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie dans l'espoir de faire avancer le règlement d'un conflit qui dure depuis quatre décennies.

Dans son communiqué, Rabat a également annoncé l'"annulation de la contribution volontaire qu'accorde le Maroc au fonctionnement de la Minurso" et l'"examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les Opérations de Maintien de la Paix".

Le Maroc compte près de 2.300 casques bleus dans le monde et fournit des locaux à la Minurso en plus d'avantages divers et une contribution volontaire de deux millions de dollars, selon l'Observatoire marocain des politiques publiques.

Avec AFP

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Crise au sein de l'UDPS avant les funérailles de Tshisekedi père

Les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social - UDPS (République démocratique du Congo) se rassemblent devant le siège du parti alors qu'ils réclamaient la déclaration de leur dirigeant à Kinshasa le 21 décembre 2018

Une nouvelle crise agite l'UDPS, le parti d'origine du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, à huit jours des funérailles à Kinshasa de son père, le fondateur de l'UDPS Etienne Tshisekedi.

Le dernier conflit porte sur la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), laissée vacante depuis le départ de Félix Tshisekedi, investi président de la République le 24 janvier.

Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d'une direction collégiale sous forme d'un directoire.

Dans une déclaration à la presse mercredi, des députés de l'UDPS affirment que "la mise en place du directoire devrait intervenir avant le rapatriement" de la dépouille d'Etienne Tshisekedi.

Ce rapatriement a été annoncé pour jeudi 30 mai, et des funérailles sont prévues jusqu'au 1er juin. Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Son corps n'avait pas pu être rapatrié faute d'accord avec l'ancien régime Kabila.

"Toute opposition à la mise en place du directoire (...) sera considérée comme un acte de sabotage et de haute trahison vis-à-vis d'Etienne Tshisekedi", insistent les députés de l'UDPS.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Etienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre lors de la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

Début mars, les militants de l'UDPS avaient manifesté leur colère après la défaite de leur parti aux élections sénatoriales à suffrage indirect. Des "combattants" de l'UDPS ont accusé leurs "grands électeurs", les députés provinciaux, d'avoir trahi et cédé à la corruption.

En novembre dernier, la même "base" avait obligé Félix Tshisekedi à dénoncer dans la journée un accord qu'il avait passé la veille avec d'autres ténors de l'opposition pour la désignation d'un candidat unique à l'élection présidentielle.

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