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Le Maroc prêt à défendre Jérusalem-Est après des déclarations de Trump


Le roi Mohamed VI du Maroc et le président Muhammadu Buhari du Nigeria échangent une poignée de mains lors d’une visite du souverain marocain au Nigeria, 2 décembre 2016. Crédit : Présidence du Nigeria

Le Maroc s'est dit prêt à "coordonner" la défense de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte, après l'engagement controversé du président américain Donald Trump de transférer de Tel-Aviv à Jérusalem l'ambassade des Etats-Unis en Israël.

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Donald Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

La ville sainte est actuellement divisée entre une partie ouest, israélienne, et une partie est palestinienne mais occupée et annexée par Israël. L'occupation et l'annexion sont considérées illégales par l'ONU.

Dans un message adressé lundi au président palestinien Mahmoud Abbas et cité par l'agence de presse officielle marocaine MAP, le roi Mohammed VI se dit prêt à "coordonner avec les pays "frères et amis" la défense, par "tous les moyens juridiques, politiques et diplomatiques disponibles, du statut juridique d'Al Qods-Est (Jérusalem-Est) (...) comme étant une partie intégrante des territoires palestiniens occupés".

Le souverain marocain est président du Comité Al-Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe.

Le souverain réaffirme qu'il ne "ménagera aucun effort pour la défense de cette ville sainte, le soutien de ses habitants et la préservation de leurs droits légitimes, garantis par le droit international".

Mohammed VI explique avoir reçu une missive du président Abbas "sur les dangers qui guettent la situation juridique d'Al-Qods (Jérusalem) occupée, notamment l'éventuel transfert par les Etats-Unis d'Amérique du siège de son ambassade en Israël" à Jérusalem.

Le souverain appelle à "faire prévaloir la voix de la raison (...) et à s'abstenir de toute action unilatérale, contraire au droit international".

Selon lui Israël "exploite" les déclarations américaines “pour poursuivre sa politique contre le peuple palestinien".

En conclusion, il exprime son "soutien total et constant" au président Abbas, afin de "mettre fin à l'occupation et d'établir l'Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Est pour capitale".

Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale comme sa capitale indivisible. Quelque 200.000 Israéliens se sont installés dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est.

Les Palestiniens, qui constituent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le 22 janvier la Maison Blanche a semblé écarter une annonce imminente sur le transfert de sa représentation.

Avec AFP

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