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Mali

Le mandat des Casques bleus au Mali renouvelé à effectifs constants

Les soldats canadiens des Nations Unies s'apprêtent à quitter une base à Gao le 1er août 2018.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé lundi pour un an la mission des Casques bleus au Mali, sans modifier leurs effectifs et sur fond de contestation croissante à Bamako à l'égard du président Ibrahim Boubacar Keïta, selon des diplomates.

Alors que des divergences d'appréciation sur l'adéquation de la mission au défi sécuritaire opposaient ces derniers mois les Etats-Unis à la France, la résolution rédigée par Paris sur la prolongation jusqu'au 30 juin 2021 de la mission a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil.

Elle prévoit que les effectifs de l'opération Minusma pourront continuer à aller jusqu'à 13.289 militaires et 1.920 policiers. Le coût annuel de la mission est d'1,189 milliard de dollars.

Sur l'insistance de Washington, premier contributeur financier à l'ONU, la résolution demande au secrétaire général de l'Organisation, Antonio Guterres, "de développer une feuille de route à long terme" à remettre fin mars 2021 détaillant "les conditions" qui permettraient "d'ouvrir la voie à une possible stratégie de sortie pour la mission".

A la mi-juin, les Etats-Unis avaient demandé le début d'une planification de retrait progressif de la Minusma mais, selon plusieurs diplomates, cette demande a été jugée "prématurée" par les partenaires de Washington au vu de la situation sur le terrain.

La résolution "exhorte" le gouvernement malien et les groupes armés signataires de l'Accord de paix de 2015 du Mali à "continuer d'accélérer (sa) mise en oeuvre" avec des "mesures irréversibles à prendre de manière urgente".

Le Conseil de sécurité veut notamment voir des progrès dans le domaine du désarmement et de la réintégration d'ex-membres de groupes armés, une réforme constitutionnelle et le développement du nord du pays.

Il réclame aussi "le rétablissement d'une présence étatique et d'autorités dans le centre du Mali" avec des forces de sécurité et la traduction devant la justice des auteurs des massacres commis dans cette région en 2019 et 2020. La résolution fixe pour la première fois des critères qui permettront d'évaluer les progrès dans cette zone.

Selon l'ONU, les violences dans le centre du Mali, visé par des attaques jihadistes et théâtre de conflits inter-communautaires et d'abus commis par des forces de sécurité, ont entraîné la mort de près de 600 personnes depuis janvier.

En dépit de la présence militaire de la Minusma, de forces françaises et africaines, huit ans après le début d'insurrections indépendantistes et jihadistes dans le nord en 2012, les attaques des groupes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique se sont développées dans le centre du Mali et se sont aussi étendues aux pays voisins.

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Journée portes ouvertes de la société Énergie du Mali

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La France confirme qu'un journaliste français a disparu au Mali

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La France confirme "la disparition" au Mali du journaliste Olivier Dubois

La France confirme "la disparition" au Mali du journaliste Olivier Dubois
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Un journaliste français porté disparu dans le nord du Mali

Un soldat français se tient à l'intérieur d'un hélicoptère militaire à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste français Olivier Dubois dit avoir été enlevé le mois dernier dans le nord du Mali par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), une branche locale d'Al-Qaïda.

Dans la vidéo, le journaliste est assis sous une tente et demande aux autorités et à ses proches de faire "tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Il précise que c'est dans la ville de Gao qu'il a été enlevé, le 8 avril 2021.

La disparition du journaliste a été confirmée mercredi à l'agence Reuters par une source au ministère français des Affaires étrangères.

La source a ajouté que le ministère était en contact avec la famille du journaliste, effectuant des vérifications techniques sur l'authenticité d'une vidéo vue en ligne.

Sur Twitter, Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), a demandé la libération d'Olivier Dubois, exhortant les autorités maliennes et françaises à tout faire pour obtenir sa libération.

Il ajoute que l'ONG avait été informée de la disparition d'Olivier Dubois deux jours après son enlèvement mais elle avait décidé, en concertation avec les rédactions qui emploient habituellement le journaliste, de ne pas rendre l'événement public, afin, dit-il, de ne pas entraver une éventuelle résolution rapide.

Olivier Dubois travaille habituellement pour l'hebdomadaire Le Point et le quotidien Libération.

La France est intervenue au militairement au Mali depuis 2013 pour, dit-elle, lutter contre les islamistes armés qui menaçaient alors la capitale Bamako après avoir pris le contrôle du nord du pays. Cette intervention s'inscrit désormais dans une coalition plus large de cinq pays sahéliens confrontés à des degrés divers à une menace djihadiste.

Le GSIM a revendiqué en décembre et janvier la mort de cinq soldats français dans deux attaques distinctes au Mali.

La France confirme la "disparition" du journaliste Olivier Dubois

Des soldats de la force conjointe du G5 Sahel assistent à l'inauguration du nouveau quartier général de Bamako le 3 juin 2020.

Un journaliste français, Olivier Dubois, collaborateur de différents médias, affirme avoir été kidnappé début avril au Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda, dans une vidéo à la provenance indéterminée circulant sur les réseaux sociaux mercredi.

Un responsable aux Affaires étrangères françaises à Paris a confirmé à l'AFP la "disparition" d'Olivier Dubois, qui a coopéré avec des médias français comme le Point Afrique ou le quotidien Libération.

Dans un brève vidéo d'une vingtaine de secondes, Olivier Dubois explique avoir été enlevé le 8 avril à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel.

Assis par terre, les jambes croisées sur une toile de couleur verte, dans ce qui semble être une tente, il dit s'adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises "pour qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Le journaliste, vêtu d'un costume traditionnel rose clair, la barbe bien taillée, regarde fixement la caméra et s'exprime d'une voix ferme. Les mouvements de ses doigts et d'une jambe semblent néanmoins traduire une certaine nervosité.

"Nous confirmons la disparition au Mali de M. Olivier Dubois. Nous sommes en contact avec sa famille ainsi qu’avec les autorités maliennes. Nous procédons aux vérifications techniques d’usage", a assuré à l'AFP un responsable du ministère français des Affaires étrangères.

Le quotidien Libération, pour lequel il travaillait régulièrement depuis avril 2020, a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaire dans l'immédiat.

Il n'y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée près de 4 ans plus tôt, par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d'aide à l'enfance.

Mme Pétronin avait été libérée en même temps que l'homme politique malien Soumaïla Cissé, décédé depuis, et que deux Italiens, Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli, également enlevés par des jihadistes.

Malgré des conjectures persistantes, le gouvernement malien n'a jamais confirmé le paiement d'une rançon, en plus de la libération de 200 prisonniers, dont un certain nombre de jihadistes, contre la liberté de ces quatre otages.

En octobre 2020, la Suisse avait été informée que le GSIM) avait exécuté Béatrice Stöckli, une missionnaire évangélique, qui avait été enlevée en janvier 2016 à Tombouctou. En mars dernier, le ministère suisse des Affaires étrangères avait indiqué que son corps avait pu être retrouvé et formellement identifié.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s'est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins.

Les violences - jihadistes, intercommunautaires ou autres - ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention des forces de l'ONU, française et africaines.

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