Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Violents incidents entre Burundais et Rwandais au Malawi

Le président burundais Pierre Nkurunziza et son homologue rwandais Paul Kagame, 5 avril 2011.

Les autorités du Malawi ont condamné vendredi de violents incidents qui ont récemment opposé des réfugiés originaires de communautés rivales du Rwanda et du Burundi dans un camp proche de la capitale administrative du pays Lilongwe.

"En tant que pays hôte, nous sommes très déçus de ce comportement. Cela doit cesser sur le champ", a déploré la ministre malawite de l'Intérieur et de la Sécurité, Grace Chiuma, dans un communiqué.

Ces derniers jours, la presse locale a rapporté de vives tensions entre Rwandais et Burundais dans le camp Dzaleka, à une quarantaine de kilomètres de Lilongwe.

Le quotidien The Nation a fait état de "meurtres" entre communautés tutsi et hutu des deux pays. Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la police locale, Richard Kaponda, les a démentis, ne confirmant qu'un "incident isolé".

"Nous sommes là pour vous assurer sécurité et protection, alors lorsque vous commencez à vous battre à cause de rancoeurs qui vous opposent dans vos pays (...) nous sommes très déçus", a insisté la ministre Chiuma, sans donner plus de détails.

Le Malawi accueille quelque 29.000 personnes à Dzaleka, dont une moitié originaires de République démocratique du Congo (RDC), selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), qui s'est refusé à tout commentaire sur la situation des réfugiés du camp de Dzaleka.

Les relations entre le Burundi et le Rwanda sont exécrables. Bujumbura accuse son voisin du Nord d'entraîner sur son sol des réfugiés burundais pour déstabiliser le régime du président Pierre Nkurunziza, ce que Kigali nie.

Le génocide rwandais a fait 800.000 morts en 1994 selon l'ONU, pour l'essentiel dans la minorité tutsi, et contraint des dizaines de milliers de personnes à l'exil, pour l'essentiel de la majorité hutu.

Aux termes d'un accord signé en 2009 entre Kigali et le HCR, les Rwandais qui ont fui au Malawi peuvent y solliciter un permis de séjour temporaire ou la citoyenneté malawite.

Avec AFP

Toutes les actualités

Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

L'énergie solaire au Togo

L'énergie solaire au Togo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Les technologies de l’information rendent les agriculteurs camerounais plus autonomes

Les technologies de l’information rendent les agriculteurs camerounais plus autonomes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Le cardinal Gérard Mulumba parle des obsèques d'Etienne Tshisekedi

Le cardinal Gérard Mulumba parle des obsèques d'Etienne Tshisekedi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG