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Le grand pari de Chris Froome, de Jérusalem à Rome

Le britannique Chris Froome, leader à la 20e étape du Tour de France, Marseille le 22 juillet 2017

Vainqueur sortant du Tour de France et de la Vuelta, Chris Froome participera en mai prochain au Tour d'Italie pour réussir un incroyable triplé des Grands tours. L'idée était dans l'air et le Britannique l'a confirmé mercredi lors de la présentation du parcours, qui mènera les coureurs de Jérusalem à Rome.

"Salut à tous. Je suis impatient de vous retrouver sur la ligne de départ du Giro-2018", a déclaré Froome dans un bref message vidéo diffusé à Milan.

La formation Sky a ensuite confirmé cette décision, expliquant que son leader allait tenter de "devenir le troisième coureur de l'histoire à détenir en même temps les trois Grands tours".

Les deux premiers sont le Belge Eddy Merckx, vainqueur de quatre Grands Tours consécutifs (Giro 1972, Tour de France 1972, Vuelta 1973 et Giro 1973), et Bernard Hinault, qui avait enchaîné Giro et Tour de France en 1982 puis Vuelta en 1983.

"C'est une possibilité unique pour moi, puisque j'ai gagné le Tour et la Vuelta. Maintenant j'ai l'opportunité d'aller sur le Giro pour essayer de gagner un troisième Grand tour consécutif. C'est vraiment excitant de pouvoir s'attaquer à un nouveau défi", a déclaré le quadruple vainqueur du Tour, cité dans le communiqué de Sky.

Si Froome réussissait son pari, il rejoindrait Merckx, Hinault, Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Alberto Contador et Vincenzo Nibali, les six coureurs à avoir gagné les trois principales courses par étapes (Tour, Giro, Vuelta). Il pourrait ensuite s'attaquer au doublé Giro/Tour, un exploit qui n'a plus été accompli depuis Marco Pantani en 1998.

- 'grand honneur' -

Présents à Milan, les possibles rivaux de Froome en mai prochain ont de leur côté salué le choix du Britannique.

"Il est le meilleur au monde sur les courses de trois semaines. Sa présence signifie beaucoup", a ainsi déclaré le vainqueur sortant, le Néerlandais Tom Dumoulin, qui n'a pas encore dit s'il défendrait son maillot rose en mai prochain.

"C'est l'un des plus grands. Sa présence est un grand honneur pour la course", a également estimé Nibali, qui lui non plus n'a pas encore confirmé sa présence.

La "surprise" réservée par Froome a laissé au second plan l'annonce du parcours, pourtant spectaculaire avec un départ inédit à Jérusalem, une arrivée à Rome et un passage par le terrifiant Monte Zoncolan, que le peloton du Giro n'a plus escaladé depuis 2014.

- deux chronos -

Après le contre-la-montre inaugural de la Ville Sainte, le peloton restera deux jours en Israël, avec une arrivée à Tel Aviv puis une autre à Eilat, au bord de la Mer Rouge.

Les coureurs disputeront ensuite trois étapes en Sicile, comme l'année dernière, avec une première arrivée en altitude au bout de la 6e étape, sur les flancs de l'Etna par un côté inédit.

La montagne sera comme toujours très présente avec en point d'orgue lors de la 14e étape l'ascension du terrible Zoncolan, par le versant d'Ovaro, le plus difficile (10 kilomètres à plus de 11% de moyenne et des passages à 22%).

Et la dernière semaine sera redoutable avec trois arrivées consécutives en altitude dans les Alpes, à Prato Nevoso, Bardonnèche (après l'ascension de la Fenestre au final en terre) et Cervinia.

Il n'y aura en revanche que deux chronos, pour un total approchant les 45 kilomètres, le premier jour à Jérusalem et un autre sur un parcours assez plat dans le Trentin lors de la 16e étape.

Au lendemain de l'arrivée à Cervinia, le peloton disputera enfin la dernière étape à Rome, où le Giro s'est déjà conclu à trois reprises, en 1911, 1950 et 2009.

De la Piazza del Popolo au Colisée en passant par les Thermes de Caracalla et le Circo Massimo, le circuit sera somptueux. Mais les jeux seront déjà faits.


Avec AFP

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Incertitude sur la nouvelle destination de Neymar

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Le PSG "intransigeant" sur Neymar

Neymar lors d'un match entre le PSG et l'Olympique Lyonnais, France, le 7 octobre 2018

Le Paris SG est "intransigeant" dans ses négociations avec Barcelone et le Real Madrid pour la vente de la superstar brésilienne Neymar, ont rapporté jeudi les journaux français et espagnols, qui font état d'offres mirifiques et d'une réunion PSG-Real tenue "ces dernières heures".

Selon le quotidien catalan Sport, le Barça est prêt à payer 160 millions d'euros pour l'attaquant, qui avait quitté le club blaugrana avec fracas en 2017 en échange de la somme record de 222 M EUR, avant de faire part ces dernières semaines de son envie de retour. Cette somme pourrait être versée en deux fois, via un prêt avec option d'achat obligatoire, mais Paris a refusé.

"Les négociations sont bloquées en raison de la posture intransigeante du PSG, qui a rejeté toute proposition de prêt" et désire un transfert, a écrit Sport dans son édition de jeudi, avec ce titre en Une: "Le PSG bloque Neymar."

Le journal barcelonais Mundo Deportivo évoque des chiffres similaires: une offre de prêt sur deux saisons, avec un versement chaque année correspondant au "loyer" de ce prêt payant et une option d'achat obligatoire lors de la deuxième année à hauteur de 150 M EUR.

- Réunion à Paris -

"La négociation avec le PSG continue sur fond de refus du club français, même si le Barça attend toujours un geste décisif de Neymar: se positionner publiquement du côté blaugrana pour désactiver l'intérêt" du Real Madrid, fait valoir le quotidien.

A Madrid, le journal sportif Marca, le plus lu d'Espagne, a rapporté qu'une première réunion entre le PSG et le Real s'était tenue "ces dernières heures" à Paris.

"Un émissaire du club merengue, avec une position importante dans l'organigramme, a rencontré ces dernières heures des responsables du PSG pour évoquer le possible transfert de Neymar", a écrit Marca sur son site internet. "Les sensations après cette réunion sont optimistes au sein de la +Maison blanche+."

Quelques heures auparavant, le quotidien sportif français L'Equipe parlait précisément d'une offensive spectaculaire du Real, désireux de damer le pion à son grand rival barcelonais.

"Madrid a proposé le montage suivant: 100 M EUR en cash plus trois joueurs", à savoir trois indésirables du vestiaire madrilène, le Gallois Gareth Bale, le Colombien James Rodriguez et le Costaricien Keylor Navas, a rapporté le journal français. L'Equipe ajoute que les dirigeants parisiens l'ont refusé: "La valorisation globale de cette offre ne répond pas aux attentes parisiennes."

Enfin, L'Equipe comme Mundo Deportivo font état d'une possible irruption de la Juventus Turin dans ce dossier, sans pour autant juger la piste très sérieuse. Dénouement attendu d'ici la fin du mercato en France, en Espagne et en Italie, programmée le 2 septembre.

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Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

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Alain Giresse n'est plus sélectionneur de la Tunisie

Alain Giresse lors d'un match entre le Sénégal et l'Algérie, Guinée Equatoriale, le 27 janvier 2017

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé mercredi avoir mis fin "à l'amiable" à son contrat avec l'entraîneur français Alain Giresse, ancien joueur star des années 1970-80, qui occupait le poste de sélectionneur depuis moins d'un an.

Dans un bref communiqué publié sur sa page Facebook, la FTF ne précise pas les raisons de cette décision, ni le nom du nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage.

En décembre 2018, M. Giresse avait signé un contrat de 18 mois renouvelable pour entrainer l'équipe nationale tunisienne en remplacement du Tunisien Faouzi Benzarti.

Après des débuts chaotiques, la Tunisie s'est, cette année, hissée en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations, où elle a été battue par le Sénégal.

Giresse, 67 ans, a longtemps été un pilier des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France (47 sélections). Comme entraîneur, il a successivement dirigé le Gabon (2006-2010), le Mali (2010-2012) et le Sénégal (2013-2015), avant de retourner au Mali entre 2015 et 2017.

Il a démissionné en septembre 2017, à la suite des mauvais résultats de la sélection lors des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, auquel elle n'a pas participé.

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