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Afrique

Le gouvernement togolais "pas concerné" par l'affaire Bolloré

Le président béninois Thomas Boni Yayi parle à Vincent Bolloré lors du début des constructions ferroviaires, à Cotonou, le 8 avril 2014.

Le gouvernement togolais ne se sent "pas concerné" par l'affaire judiciaire en cours en France contre l'homme d'affaires français Vincent Bolloré, mis en examen pour corruption présumée dans une enquête sur les conditions de l'attribution de concessions portuaires en Guinée et au Togo, a déclaré jeudi un ministre togolais.

"L'Etat togolais n'a aucun élément fiable du dossier qui est en cours en France. Nous n'avons pas à prendre d'engagement particulier, nous n'avons pas à donner d'assurance quelconque, parce que nous ne nous sentons pas concernés", a déclaré Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique sur une radio privée locale.

D'autre part, il a ajouté qu'il était "ridicule et même scandaleux, voire même un peu condescendant d'imaginer qu'(...) une agence de communication pourrait avoir une influence quelconque sur une élection présidentielle dans un Etat africain".

Vincent Bolloré soupçonné de corruption en Afrique
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>> Lire aussi : La Guinée coopérera avec la France dans l'affaire Bolloré

Les juges soupçonnent le groupe Bolloré d'avoir sous-évalué le coût des activités de conseil politique de sa filiale Havas pour les chefs d'Etat togolais et guinéen afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

De son côté, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l'opposition et meneur d'une très forte contestation populaire qui agite le Togo depuis plus de neuf mois, a déclaré que cette affaire était "l'illustration abjecte de la mal gouvernance politique et économique" dans le pays.

Nathanaël Olympio, président du Parti des Togolais, un parti de l'opposition, avait quant à lui déploré que "cette affaire ne soit pas traitée au Togo". "L'éthique et la déontologie ont déserté la pratique judiciaire au Togo depuis bien longtemps et ce n'est pas surprenant que beaucoup d'affaires ici au Togo sont toujours traitées dans l'intérêt de l'exécutif", a-t-il confié à l'AFP.

>> Lire aussi : Vincent Bolloré inculpé pour des soupçons de corruption en Afrique

La politique togolaise est paralysée par les mouvements de protestation populaires et par un dialogue entre le gouvernement et l'opposition quasiment au point mort.

L'opposition réclame la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, pour empêcher Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 et qui a succédé à son père, le général Gnassingbé Enyadéma (38 années de pouvoir) de se représenter aux scrutins de 2020 et 2025.

Le ministre guinéen de la Justice, Cheick Sako, avait déclaré de son côté la semaine dernière que son pays coopérerait à l'enquête ouverte en France contre Vincent Bolloré.

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Les combats continuent en Libye après le début de l'offensive du maréchal Khalifa Haftar

Les combats continuent en Libye après le début de l'offensive du maréchal Khalifa Haftar
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Crise soudanaise : des pays africains demandent une transition d'ici trois mois

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi participe à un sommet consultatif réunissant plusieurs États africains pour discuter de l'évolution de la situation au Soudan et en Libye, au Caire (Égypte), le 23 avril 2019.

Des chefs d'Etat africains réunis sous la houlette de l'Egypte ont appelé mardi à une "transition pacifique et démocratique" d'ici trois mois au Soudan, où le pouvoir militaire fait face à une contestation, réclamant un gouvernement civil, qui ne faiblit pas.

Les pays réunis au Caire appellent le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) à assouplir sa position et "à prolonger de trois mois le délai accordé au pouvoir soudanais" pour parvenir à une telle transition.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine avait menacé le 15 avril de suspendre Khartoum si l'armée ne quittait pas le pouvoir d'ici 15 jours au profit d'une "autorité politique civile".

Les pays présents ont aussi convenu de "l'urgence d'un rétablissement d'un système constitutionnel par le biais d'une transition politique démocratique menée par les Soudanais eux-mêmes", a affirmé le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'UA.

Selon la présidence égyptienne, M. Sissi avait convié ses homologues Idriss Déby (Tchad), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Mohamed Abdullahi Mohamed (Somalie) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud). L'Ethipoie, le Soudan du Sud, l'Ouganda, le Kenya et le Nigeria étaient représentés par de hauts responsables.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki, était aussi au Caire, après une récente visite à Khartoum.

- "Stabilité régionale" -

Les dirigeants africains ont en outre exprimé "le soutien total de l'Union africaine et des pays voisins au Soudan face à ses défis économiques, politiques et sécuritaires" et ont promis de l'aider à maintenir la "stabilité régionale".

Le Conseil militaire de transition au Soudan, qui dirige le pays depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue, a jusque-là résisté aux appels du mouvement de contestation à un transfert immédiat du pouvoir à une autorité civile.

Ce Conseil a toutefois déclaré lundi étudier "une proposition" des chefs de la contestation.

Les militaires soudanais restent sous forte pression de manifestants installés depuis plus de deux semaines aux abords du QG de l'armée à Khartoum. L'armée exige le démantèlement des barrages installés sur les voies d'accès, sans faire fléchir les protestataires qui ont reçu mardi le renfort d'un train rempli de centaines de personnes venues du centre du pays.

De nombreuses personnes sont arrivées sur les toits des wagons, agitant des drapeaux soudanais et scandant "Liberté, paix, justice", a constaté un photographe de l'AFP.

Des groupes de journalistes, de médecins, d'ingénieurs ou encore de vétérinaires ont également marché dans les rues de Khartoum pour réclamer un pouvoir civil.

Dans l'est du pays, des centaines de personnes se sont rassemblées devant un bâtiment militaire dans la ville de Kassala, pour réclamer que les responsables de la mort de manifestants soient traduits en justice.

La réunion du Caire sur le Soudan se double d'une autre plus tard dans la journée, consacrée à la crise en Libye, également voisine de l'Egypte.

Ces deux réunions sont les premières de dirigeants africains de ce niveau sur les troubles dans ces deux pays du continent.

- Relancer le processus politique -

La réunion sur la Libye abordera "les moyens de relancer le processus politique ainsi que l'élimination du terrorisme", selon la présidence égyptienne.

Cette rencontre doit comprendre, autour du chef de l'Etat égyptien, les présidents du Rwanda et d'Afrique du Sud ainsi que celui du Congo, M. Sassou-Nguesso, également président de la commission sur la Libye à l'UA, et le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki.

Des combats opposent les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et siégeant à Tripoli, aux troupes du maréchal Khalifa Haftar aux portes de la capitale libyenne.

Les forces de l'homme fort de l'Est, soutenu notamment par l'Egypte, ont lancé le 4 avril leur offensive sur Tripoli. Plus de 260 personnes ont péri dans les violences, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les combats piétinent depuis quelques jours.

La Libye, pays riche en pétrole, est plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi renversé par une révolte populaire.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a multiplié les mises en garde contre un "embrasement généralisé", réclamant une réaction urgente de la communauté internationale, pour le moment divisée.

Des milliers d'enseignants "contractuels" manifestent à Rabat

Des enseignants manifestent pour de meilleures conditions de travail à Rabat, au Maroc, le 24 mars 2019.

Plusieurs milliers d'enseignants marocains dits "contractuels" ont défilé mardi dans les rues de la capitale Rabat pour réclamer le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l'Education.

"Non au démantèlement de l'école publique", "l'intégration ou le blocage", "non à la contractualisation", ont notamment scandé ces enseignants du secteur public, venus de plusieurs villes du pays.

Portant pour la plupart des blouses blanches, ils ont défilé de la place Bab el-Had, près de la médina, vers le Parlement, dans le centre de la capitale.

Cette manifestation marque la reprise du mouvement de protestation des enseignants dits "contractuels" après une courte accalmie, alors qu'une réunion avec le ministère de l'Education initialement prévue mardi et censée aboutir à des solutions, a été annulée.

La rencontre devait être la deuxième entre les "contractuels" et le ministère depuis le lancement de leur mouvement de grève en mars, accompagné d'importantes manifestations dans plusieurs villes.

Le mouvement concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales. Ils réclament le statut de fonctionnaire au ministère, gage de sécurité de l'emploi, selon eux.

La réunion prévue mardi a été annulée par le ministère, qui a accusé dans un communiqué les enseignants grévistes de ne pas "honorer leurs engagements".

Mi-avril, après une première rencontre entre les deux parties, des représentants des enseignants grévistes avaient annoncé la suspension de la grève.

Mais "certains" des enseignants n'"ont pas respecté les engagements pris par leurs représentants", a accusé le ministère, en précisant qu'il ne poursuivrait pas le dialogue tant que les enseignants grévistes n'auront pas repris le travail.

Les enseignants, eux, ont décidé de réinvestir la rue et de poursuivre la grève. Ils reprochent au ministre de l'Education, Saïd Amzazi, de ne pas vouloir céder sur leur principale revendication, à savoir l'obtention du statut de fonctionnaire au sein du ministère.

Quelque 300.000 élèves ont pâti des absences des enseignants, selon un récent bilan officiel.

L'enseignement public marocain fait l'objet de critiques récurrentes: bas niveau des élèves, fort abandon scolaire, classes surchargées, ou encore privatisation continue du secteur.

Les attaques persistent sur l'axe Bouar - Garoua - Boulaï

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L'offensive judiciaire contre les riches hommes d’affaires continue

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