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Le gouvernement sénégalais réduit des taxes pour faire baisser les prix des aliments


Un vendeur de poulets prépare des viandes à vendre sur un marché de Bambilors à Dakar, le 4 mai 2018.

Face à une hausse quasi-générale du prix des denrées de première nécessité, le président Macky Sall a convoqué le Conseil national de la consommation.

Sur le net, des Sénégalais ont comparé les prix de 2012, année d’accession du président Macky Sall au pouvoir, aux prix actuels. Sur la période, le litre d’huile est passé de 600 à 1.300 francs CFA, le sac de riz de 50 kg de 12.000 à 15.000 FCFA, entre autres.

Il y a de cela quelques mois, les consommateurs dénonçaient la hausse du prix du kilogramme de viande. Aujourd'hui on assiste à une augmentation des prix pratiquement de toutes les denrées de première nécessité. Une situation qui pèse sur les ménages, notamment les "gagne peu".

"C’est très très dur. Les mères et pères de famille sont fatigués. Le sucre, le savon, le huile, toutes ces denrées coûtent cher en ce moment. Pour résumer la hausse des prix des denrées est générale", souligne Mère Oulimata, l’air désemparée.

Sous le couvert de l'anonymat, ce père de famille fait ses courses au marché Castors.

Lui aussi est consterné par cette hausse quasi-générale des prix.

"Nous sommes sans voix face à cette hausse du prix des denrées de première nécessité dont on ne connaît pas vraiment les raisons", se plaint-il.

Inflation généralisée

De leur côté, les commerçants se dédouanent.

Yamar est commerçant. Il avoue qu’il est délicat de gérer cette situation indépendante de sa volonté.

"Nous avons une fidèle clientèle donc c’est un peu gênant pour nous d’appliquer du jour au lendemain une hausse sur le prix des denrées de première nécessité", explique-t-il. "Il m'arrive même de vendre à perte. Pourtant nos fournisseurs ont des prix fixes et ils ne nous laissent pas le choix", affirme-t-il.

Conscient de l'impact négatif de la hausse des prix des denrées de première nécessité, le chef de l’État, Macky Sall, a convoqué mardi un Conseil national de la consommation. Après concertation avec les acteurs du secteur, la Ministre du commerce Aminata Assoma Diatta annonce des mesures pour stabiliser le marché.

"Le conseil national propose au gouvernement les mesures complémentaires suivantes : La réduction de taxe d'ajustement à l'importation, qui passerait de 10 à 5 % sur l'huile importée, le maintien de la TVA à 0% sur le riz , la suspension des droits de douanes sur le lait, l'application d'un taux de 0 % sur la farine de blé", déclare l’autorité.

Il y a aussi une proposition pour le "rétablissement des stands de commerce, l'administration des prix des bidons d'huile de 20 litres, la mise en œuvre de mesures rendant obligatoire la déclaration des stocks et l'homologation des prix des matériaux de construction", conclut-elle.

Au-delà de ces mesures annoncées, le ministre des finances a ordonné l’annulation de la taxe conjoncturelle sur le sucre raffiné importé.

Déjà préoccupées par le Covid-19 et ses multiples conséquences, les populations doivent maintenant faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires qui impactent négativement leur quotidien.

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