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Le gouvernement israélien annule son plan d'expulsion de migrants africains


Des migrants africains dans le désert de Néguev en Israël, le 15 avril 2018

Le gouvernement israélien a annoncé mardi avoir renoncé à son plan d'expulsion de migrants africains entrés illégalement dans le pays faute d'avoir trouvé un pays acceptant de les accueillir.

Les expulsions visaient une partie des 42.000 migrants d'origine érythréenne et soudanaise vivant actuellement illégalement en Israël.

Les services du conseiller légal du gouvernement ont informé la Cour suprême de l'abandon du plan après le refus de certains pays tiers, non précisés, d'accueillir les migrants, a-t-on appris de source gouvernementale.

Le Rwanda et l'Ouganda avaient été largement cités comme les pays avec lesquels Israël avait négocié pour l'accueil des migrants qui auraient été expulsés.

>> Lire aussi : Israël libère de prison plus de 200 migrants africains illégaux

"A ce stade, la possibilité de procéder à un éloignement vers un pays tiers n'est plus d'actualité", a reconnu le représentant juridique du gouvernement.

Le plan d'expulsion avait suscité de nombreuses critiques, notamment du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, mais aussi de survivants de la Shoah et d'une partie de la société civile en Israël.

Le gouvernement avait annoncé un plan aux termes duquel les migrants se sont vu proposer de partir de leur propre chef avec une somme de 3.500 dollars (environ 2.800 euros), sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays.

Début avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accepté d'annuler ce programme, assurant qu'un accord avec l'ONU allait permettre de transférer les migrants vers "des pays développés comme le Canada, l'Allemagne ou l'Italie".

>> Lire aussi : L'Ouganda envisage d'accueillir des migrants africains expulsés d'Israël

Mais il avait fait volte-face quelques heures plus tard et annulé l'accord avec l'ONU, sous la pression des éléments les plus durs de sa coalition.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï égyptien. La frontière, à l'époque poreuse avec l'Egypte, a depuis été rendue quasiment hermétique.

Ils se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres de Tel-Aviv, la capitale économique du pays.

Avec AFP

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