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Le gouvernement autrichien présente une "carte de l'islam", émoi chez les musulmans

Quelques personnes devant une mosquée fermée à Vienne, en Autriche, le 8 juin 2018. La mosquée est l'une des sept dont le gouvernement autrichien a annoncé la fermeture.

La présentation jeudi par le gouvernement autrichien d'une "carte de l'islam" sur internet a provoqué jeudi un tollé chez les musulmans qui dénoncent une "stigmatisation" les "exposant massivement à l'insécurité".

Cette carte interactive "témoigne d'une intention manifeste du gouvernement de stigmatiser tous les musulmans comme un danger potentiel", a réagi le Conseil représentatif des musulmans (IGGÖ) dans un communiqué transmis à l'AFP.

Plus tôt dans la journée, la ministre conservatrice de l'intégration Susanne Raab avait annoncé un nouveau site internet nommé "carte nationale de l'islam".

Le grand public peut désormais y trouver les noms de plus de 600 mosquées et associations, leurs adresses, l'identité de leurs responsables et leurs liens éventuels à l'étranger.

Il ne s'agit pas de lancer un "soupçon généralisé sur les musulmans", avait assuré Mme Raab, mais de démasquer "dans les arrière-cours" des "idéologies" remettant en cause "les valeurs de la démocratie libérale".

Cette carte est le fruit d'une collaboration entre l'Université de Vienne et le Centre de documentation sur l'islam politique, un organisme créé l'année dernière par la coalition entre les conservateurs et les Verts.

Ceux-ci ont toutefois pris leurs distances à l'égard de cette initiative.

"Aucun ministre ou député écologiste n'a été ni impliqué ni informé", a souligné la porte-parole à l'intégration Faika El-Nagashi au sein du parti Les Verts. "Ce projet qui mélange musulmans et islamistes est le contraire de ce à quoi devrait ressembler la politique d'intégration".

Le chancelier conservateur Sebastian Kurz cible régulièrement ce qu'il appelle "l'islam politique".

"Imagineriez-vous que l'on puisse produire une telle carte du judaïsme ou de la chrétienté en Autriche?" s'est indigné à la radio nationale Tarafa Baghajati, le représentant d'une autre organisation musulmane, qui parle d'un amalgame entre le terrorisme et la religion pratiquée par 8% des 8,9 millions d'habitants du pays, pour la plupart sans lien avec des structures.

"C'est inquiétant et je suis déçu par ce gouvernement qui reprend le programme de l'extrême droite", a-t-il ajouté.

Depuis une première attaque jihadiste perpétrée sur le sol autrichien en novembre, le nombre d'attaques verbales ou physiques ciblant les musulmans a augmenté dans ce pays d'Europe centrale, selon une association chargée de rassembler les signalements.

En 2020, elle en a recensé 1.402, très majoritairement sur la toile, un chiffre en hausse de 33% sur un an et cette nouvelle carte ne fera "qu'alimenter le racisme qui ne cesse de croître à l'encontre des musulmans, exposés à un risque de sécurité majeur", a déploré l'IGGÖ.

Ce Conseil dénonce une "instrumentalisation du savoir" de l'université de Vienne, des informations partiellement fausses, une absence de volonté de l'associer et dit avoir été contacté par de "nombreuses personnes dont le nom figure sur le site".

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Le polémiste d'extrême droite français Eric Zemmour candidat à la présidentielle

Eric Zemmour s'adresse à des journalistes lors d'une visite à Marseille, dans le sud de la France, le 27 novembre 2021.

Après avoir fait durer le suspense pendant des mois, le sulfureux polémiste d'extrême droite Eric Zemmour a annoncé solennellement sa candidature à la présidentielle pour "sauver" la France "en train de disparaître" selon lui, du fait de l'immigration et la mondialisation.

"Il n'est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C'est pourquoi j'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle", a déclaré l'ancien journaliste dans une allocution vidéo diffusée sur sa chaîne Youtube, référence transparente à un célèbre cliché du Général de Gaulle, entrecoupée notamment d'images d'agressions et de violences urbaines.

"Vous avez l'impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez", a-t-il dit aux dizaines de milliers de personnes connectées à midi (11 heures GMT) pour l'écouter, égrenant des personnages phare de l'histoire et de la culture françaises, Jeanne d'Arc, De Gaulle, Pascal, Descartes, Molière....

S'adressant à ceux qui sont touchés par un "sentiment de dépossession" de ce "pays que vous cherchez partout avec désespoir, ce pays que vous chérissez et qui est en train de disparaitre", il leur dit avoir "décidé de prendre notre destin en main" et à se libérer de la honte qu'ils peuvent ressentir d'avoir ces idées.

Et de lister les raisons de ce déclin: l'immigration qui "n’est pas la cause de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous", la "chimère d'une Europe qui ne sera jamais une nation", les responsables politiques de tout bord....

A quatre mois et demi de l'élection, l'ancien éditorialiste du quotidien Le Figaro et de la chaîne CNews, la "Fox News française", condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale, se jette dans l'arène à l'issue de plusieurs mois d'une campagne non officielle, menée dans le cadre d'une tournée de promotion de son dernier livre.

Objet d'une exceptionnelle attention médiatique, le polémiste de 63 ans, avant même d'être candidat, avait fait depuis la rentrée une percée fulgurante dans les sondages, devançant même la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen, finaliste au deuxième tour de l'élection de 2017 face à Emmanuel Macron.

Mais il accumule les revers depuis plusieurs semaines, perdant soutiens et points dans les sondages, qui se tassent autour de 14 à 15% d'intentions de vote au premier tour, et multipliant les dérapages: un discours virulent tenu devant le Bataclan le soir anniversaire des attentats jihadistes de 2015 à Paris, une visite calamiteuse à Marseille (sud), qui s'est achevée avec un échange de doigts d'honneur avec une opposante, ou encore un fusil pointé en direction de journalistes lors d'une visite à un salon militaire.

Il tiendra son premier vrai meeting de campagne dimanche au Zénith de Paris.

En se déclarant mardi, le polémiste, qui ambitionne de rassembler les électeurs de droite et d'extrême droite, parasite au passage le processus d'investiture en cours au sein de la droite républicaine, où les militants sont appelés à voter de mercredi à samedi pour choisir parmi cinq prétendants.

Ces derniers tiennent d'ailleurs leur dernier débat à la télévision mardi soir, juste après le journal de 20 heures au cours duquel M. Zemmour sera interviewé.

Suppression du droit du sol

Les partisans de Zemmour se targuent d'avoir déjà pesé sur les thématiques de la campagne, particulièrement sur la lutte contre l'immigration, sujet de prédilection de l'essayiste, avec ses critiques de l'islam, une "civilisation" qu'il juge "incompatible avec les principes de la France".

Les prémices de son futur programme promettent un référendum sur l'immigration, la suppression du droit du sol ou du regroupement familial et l'interdiction de porter un premier prénom d'origine étrangère, une proposition qui a suscité l'indignation de la classe politique en France et alimenté les débats pendant plusieurs semaines.

Sa rivale d'extrême droite Marine Le Pen, dont il a affirmé qu'elle ne gagnerait "jamais" l'élection présidentielle, marque régulièrement sa différence en contestant la "radicalité déplacée" du polémiste, qui selon elle n'a pas fait "sa mue" en candidat.

Mme Le Pen, qui s'emploie depuis des années à dédiaboliser son parti et à en gommer les outrances, s'est récemment félicitée du fait que M. Zemmour lui permette de la "recentrer" sur l'échiquier politique.

Ce dernier, qui dit admirer Donald Trump, rappelle l'ancien président américain dans ses provocations et ses dérapages, mais, contrairement au milliardaire républicain, ne bénéficie pas du soutien d'un grand parti.

La constitution d'un réseau sur le terrain sera d'ailleurs l'un de ses nombreux défis, ne serait-ce que pour obtenir les 500 parrainages d'élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Son camp assure s'appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Eric Zemmour est, en outre, accusé d'agressions sexuelles selon plusieurs témoignages de femmes recueillis par le site d'information Mediapart. Mais aucune plainte n'a été annoncée contre lui.

Le variant Omicron secoue les États et réveille des inquiétudes liées au Covid

Des voyageurs portant des équipements de protection individuelle arrivent à l'aéroport de Melbourne, en Australie, le 29 novembre 2021.

Aucun décès associé au variant n'a été rapporté jusqu'ici, selon l'OMS.

Le nouveau variant Omicron du coronavirus, classé “préoccupant", présente "un risque très élevé" au niveau mondial, a prévenu ce lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Réunion d’urgence du G7 face à Londres au nouveau variant. Plusieurs pays suspendent des voyages pour éviter les contaminations.

Stéphane Bancel, patron du géant pharmaceutique Moderna, estime que les vaccins actuels sont probablement moins efficaces contre Omicron, rapporte le quotidien Financial Times.

Tout en précisant qu'aucun décès associé au variant n'a été rapporté jusqu'ici, l’OMS indiquant que la probabilité qu'il se répande au niveau mondial est élevée.

De nombreuses incertitudes planent encore sur sa dangerosité et sa transmissibilité. Mais les scientifiques redoutent déjà qu’Omicron soit extrêmement contagieux et échappe à certaines parties du système immunitaire.

La liste des pays où le variant est détecté ne cesse de s'allonger. Plusieurs pays occidentaux et africains sont déjà fermés aux voyageurs venant de huit pays d'Afrique australe. Les Etats-Unis se trouvent en "état d'alerte avancée", bien qu’aucun cas n’a encore été confirmé.

L'Afrique du Sud, où Omicron a été détecté et annoncé jeudi dernier, s'attend à une hausse exponentielle des contaminations. Mais Pretoria jugé "triste" et "regrettable" que des pays africains suivent le vent de panique et imposent des restrictions de voyage sur le continent.

Le gouvernement sud-africain demande l’annulation immédiate des restrictions que le président Cyril Ramaphosa juge dépourvues de "justification scientifique".

Les ministres de la Santé du G7 se retrouvent urgemment à Londres pour discuter de l'évolution de la situation sur Omicron. L’OMS se réunit à Genève pour discuter d'un accord international définissant la manière de gérer la prochaine pandémie – ce qui, selon les experts, n'est qu'une question de temps.

Pas besoin de s'inquiéter

Le président américain Joe Biden a estimé lundi qu'il n'y avait "pas de raison de paniquer" face à la propagation du nouveau variant Omicron du Covid-19, tout en appelant les Américains à se faire vacciner et à recevoir leurs doses de rappel. "Il y a des raisons d'être préoccupés face à ce nouveau variant, mais pas de raison de paniquer", a nuancé le président américain dans un discours à la Maison Blanche.

A l'approche des fêtes de fin d’année, le locataire de la Maison Blanche a appelé les Américains à se faire vacciner, à faire vacciner leurs enfants, à recevoir leurs doses de rappel et à porter un masque à l’intérieur. Selon lui, ces mesures éviteront un re-confinement.

Le président démocrate a également indiqué qu’à ce stade, une éventuelle obligation de vaccin ou de test pour prendre des vols domestiques aux Etats-Unis, n'est pas une recommandation de la communauté scientifique.

Joe Biden présentera jeudi une stratégie détaillée de lutte contre le coronavirus pendant l'hiver, "pas avec des fermetures ou des confinements, mais en amplifiant la vaccination, les rappels, les tests”, a-t-il précisé.

Le variant Omicron, déjà signalé en Europe, a atteint le continent américain avec deux premiers cas annoncés dimanche au Canada. Des cas ont aussi été confirmés en Asie et au Moyen-Orient.

La Grande-Bretagne restitue des œuvres d'art éthiopiennes volées

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L'OMS prévient du risque très élevé du variant Omicron

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