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Gabon

Libreville abritera la Semaine africaine du climat fin août

Une vue générale de la capitale du Gabon, Libreville, le 29 janvier 2012.

Le Gabon accueillera du 29 août au 1er septembre la Semaine africaine du climat, une conférence organisée sur chaque continent par l'ONU pour préparer la COP 27 afin de "résoudre les défis urgents" du changement climatique, ont annoncé jeudi les Nations unies.

L'objectif de cette rencontre, qui se tiendra dans la capitale Libreville, est de "s'attaquer aux inégalités sociales et d'investir dans un développement qui est bon pour l'humanité et la nature", selon un communiqué de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ou ONU-Climat.

L'édition 2021 de la Semaine africaine du climat, en Ouganda, avait rassemblé 4.500 participants, notamment des représentants des gouvernements, des chefs d'entreprises et des membres de la société civile.

"C'est la reconnaissance du rôle décisif joué par notre pays dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Il n'y a pas de fatalité. Le temps est à l'action !", a tweeté le président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Selon l'ONU-Climat, cette rencontre est une "étape clé" avant la COP 27 en novembre en Egypte.

Le continent est confronté à des épisodes climatiques extrêmes. La Corne de l'Afrique est notamment frappée par une sécheresse menaçant de famine des dizaines de millions d'habitants.

Les effets du changement climatique ont fait perdre 20% de croissance aux pays les plus exposés depuis l'an 2000, selon une étude réalisée pour Climate vulnerable forum (CVF), un groupe de 55 pays d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Amérique latine et des Caraïbes, et publiée le 8 juin.

Le Gabon est situé en plein coeur de la forêt tropicale d'Afrique centrale, appelée "le deuxième poumon de la terre", après l'Amazonie, et Libreville est souvent citée pour son combat pour préserver sa biodiversité.

Le Gabon été, en juin 2021, le premier pays africain à être rétribué par des fonds internationaux pour sa contribution à l'absorption du CO2 dans le monde grâce à ses programmes de préservation de sa forêt, dont sont recouverts 90% de son territoire. Et Libreville plaide pour l'instauration dans le monde de "crédits biodiversité" sur le modèle des crédits carbone.

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L’Afrique centrale avance à grands pas vers l’intégration régionale

ARCHIVES - Des personnes attendent de traverser la frontière avec la Guinée équatoriale en voiture et à pied à Kye-Ossi, au Cameroun, le 23 mai 2015.

Les ministres de l’Intégration ont adopté à Yaoundé le principe d’une fusion des différentes communautés économiques régionales et cela dès l’année prochaine.

L’Afrique centrale débarrassée de ces multiples Communautés économiques régionales (CER) en 2023 ? Les autorités veulent en tout cas y croire après la récente réunion du Comité de pilotage de la Rationalisation des Communautés Économiques Régionales en Afrique Centrale, COPIL/CER-AC.

Lors de sa dernière rencontre qui s’est tenue du 11 au 12 août 2022 dans la capitale camerounaise, cet organe technique a, en effet, validé le projet de rapprochement des espaces économiques régionaux d’ici la fin de l’année 2023.

Cette décision suppose notamment la disparition à terme de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), celle de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) au profit d’une seule et unique organisation.

Fragmentation de communautés

Des propositions de dénomination existent déjà pour ce projet qui répond aux recommandations de l’Union africaine (UA) pour une meilleure intégration des différentes régions du continent, et qui attend l’avis favorable du chef de l’État camerounais Paul Biya, en charge de la rationalisation des CER-AC.

Sur les huit communautés régionales reconnues par l’UA, la zone d’Afrique centrale en compte à elle seule trois, dont la CEEAC avec 11 membres, la CEMAC composée de six membres et la CEPGL regroupant quatre membres. Une fragmentation qui mine les efforts d’intégration entre les pays au niveau institutionnel en particulier.

Alors que le brassage des peuples est bien une réalité malgré les stigmates de la balkanisation, il est parfois plus rapide et plus sûr d’importer à Brazzaville ou à Kinshasa des marchandises provenant de villes bien plus lointaines, que d’effectuer des échanges commerciaux entre ces deux capitales pourtant uniquement séparées par un fleuve.

Goulots d’étranglement

Le manque d’infrastructures transfrontalières de qualité, les procédures de visa, les exigences douanières et les autres contraintes administratives, sans oublier les nombreux conflits parfois sur fond de rivalités entre États, constituent autant de freins à la pleine exploitation du potentiel de cette région.

Selon les chiffres de l’UA sur l’intégration régionale, le commerce intrarégional est estimé à 5,4% seulement au sein de la CEEAC pourtant riche d’un PIB en 2019 de 204 milliards de dollars. En comparaison, la région ouest-africaine (CEDEAO) tourne autour de 13,8% de commerce intrarégional.

Les dirigeants africains espèrent l’élimination prochaine de tous ces goulots d’étranglement grâce à la rationalisation des CER. Cette initiative s’insère dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le Traité d’Abuja, deux programmes visant « une intégration plus élargie et plus élaborée » du continent africain.

Les crabes de plus en plus rares dans les assiettes des Gabonais

Charlotte Cocodji, avec son fils à ses côtés, nettoyant les crabes dans sa cuisine du Cap Estérias, au nord de Libreville, au Gabon. Août 2022.

L’activité économique du Cap Estérias, un village du nord de Libreville qui vit essentiellement des activités de pêche, est en danger. D’année en année, ses ressources naturelles se raréfient. De grands projets immobiliers détruisent les zones de reproduction des crustacés.

Une partie de chasse aux crabes commence par la maitrise du montage des pièges, encore appelés "casiers". Derrière les cases de ce petit village dit cap Estérias, sis au nord de Libreville, Yan Penda, 17 ans, fabrique les casiers à partir d’une boite de conserve vide et des ficelles rattachées à une planche.

"Tu prends la noix de palme, tu mets en bas de la boite. Ici quand le crabe vient, il mange et le piège se referme sur lui. Il n y a pas que la caisse là hein ! On a beaucoup de pièges", explique le jeune vacancier.

Dans la famille de Yan, on est pêcheur de génération en génération. Mais aujourd’hui, leur activité est menacée par la déforestation des palétuviers.

Visite guidée avec les piégeurs de crabes du Gabon
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Sous les échasses de cet écosystème en partie détruit, il nous conduit relever ses pièges à crabes, posés la veille.

"Avant, quand même, ça rapportait. La fin du mois j’ai vu mon oncle compter 300.000 francs CFA. Je lui demande tu as fait quel genre de bricole ? Il me dit: petit, c’est les crabes que tu vois là! Aujourd’hui, même pour avoir une recette de 20.000 francs, c’est impossible", se lamente-t-il.

Or la pression immobilière pesant sur la reproduction des crustacés , les crabes et les couteaux de mer du Cap Estérias se raréfient. Dans les ménages comme celui de Charlotte Cocodji, les crabes farcis sont devenus une denrée rare.

"Avant on trouvait ça facilement, maintentant c’est difficile. Il faut maintenant aller vers Idolu, loin, loin bas", déplore la quinquagénaire.

Yan Penda (à g.) et un compagnon de chasse posent des pièges à crabes dans les mangroves du Cap Esterias, au nord de Libreville, au Gabon.
Yan Penda (à g.) et un compagnon de chasse posent des pièges à crabes dans les mangroves du Cap Esterias, au nord de Libreville, au Gabon.

Selon les scientifiques, un large éventail de poissons, de mollusques et de crustacés dépend des forêts côtières. Malgré les dispositions légales, le littoral gabonais continue de perdre sa mangrove face à la poussée de l'urbanisation, alors même que le code de l’environnement interdit la construction de bâtiments sur des sites naturels sensibles ou proches des rivages.

Un constat alarmant amplifié par le plaidoyer des défenseurs de l’environnement.

"Nous menons des plaidoyers auprès du gouvernement et des partenaires internationaux afin que notre cause soit entendue. À savoir: la prise des mesures qui conservent le littoral du Cap Estérias, qui est peuplé de mangroves et, si possible, faire en sorte que ces grands espaces soient transformés en zone de réserve", explique Paul Kopédina Itanguino, responsable d’une ONG locale.

Devant l’ampleur de la disparition annoncée de ce riche écosystème, les autorités gabonaises renforcent les mesures pour contraindre les promoteurs immobiliers à réaliser des études d’impact environnemental avant de construire près des mangroves. Par ailleurs, le parc national d'Akanda, créé il y a 20 ans sous l'ancien président Omar Bongo Ondimba, couvre une partie de cette zone.

"Les auteurs de destruction de mangroves vont être traduits devant les tribunaux", prévient, Jean Hervé Mve Beh, directeur général des écosystèmes aquatiques au ministère gabonais des Eaux et Forêts. "Une brigade a été mise en place pour traquer les contrevenants à la loi. Car ici, il s’agit d’un patrimoine commun qui doit être préservé", assène-t-il.

Wendy Sherman salue les efforts du Gabon en matière de protection de l'environnement
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Visite guidée avec les piégeurs de crabes du Gabon

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A Libreville, les "jeunes combattants pour le développement" se prennent en charge

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"Bien mal acquis": la justice française implique des enfants d'Omar Bongo

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