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RDC

Le frondeur Bahati confirme sa candidature au Sénat

Bahati Lukwebo à Kinshasa, le 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

L'ex-ministre Modeste Bahati Lukwebo a maintenu jeudi sa candidature à la présidence du Sénat en République démocratique du Congo après son exclusion des rangs de la majorité parlementaire fidèle à l'ancien président Joseph Kabila, en dénonçant "des méthodes staliniennes".

"Nous irons jusqu'au bout par la volonté de la base, jusqu'à conquérir le perchoir du Sénat", a-t-il déclaré à la radio Top Congo. "Les méthodes staliniennes, il faut y mettre fin".

Sa candidature face au candidat de M. Kabila, le ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, lui a valu mardi une "suspension pour une durée indéterminée" des rangs du Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila, majoritaire dans les deux chambres.

M. Bahati est à la tête de l'Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A), deuxième force du FCC qui revendique 44 députés et 11 sénateurs.

Le frondeur estime que l'AFDC-A représente désormais une troisième force au sein de la majorité, entre le FCC de M. Kabila et la coalition du président Félix Tshisekedi (Cach).

"À trois, nous allons former le gouvernement", a-t-il conclu.

Réaction du frondeur Lukwebo suite à sa suspension
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Une dizaine d'élus de l'AFDC-A lui ont tourné le dos, soutenant le candidat proposé par M. Kabila au perchoir du Sénat.

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Le kényan Equity group holdings acquièrt 66,53 % d'actions de la Banque commerciale du Congo

L'entrepreneur belgo-congolais George Forrest dans son bureau de Lubumbashi le 16 février 2018. Ce fils d'un Néo-Zélandais, installé dans l'ancienne colonie belge, a réussi à bâtir l'une des plus grandes fortunes d'Afrique. / AFP PHOTO / SAMIR TOUNSI

En République démocratique du Congo, le millionnaire belge George Forrest, actionnaire majoritaire de la plus ancienne banque privée du pays, a vendu ses parts à la firme kényane Equity group holdings, selon un communiqué du groupe kényan publié mercredi.

"Je vends mes actions à Equity Group Holdings dans l'espoir que cette institution devienne la plus grande banque du Congo", a déclaré l'homme d'affaire belge installé en RDC George Forrest, cité par le communiqué de Equity annonçant la cession.

"Aujourd'hui, Equity Group Holding a annoncé la finalisation de l'acquisition de 66,53 % d'actions de la Banque commerciale du Congo (BCDC) pour un montant total de 95 millions de dollars", a précisé le groupe bancaire kényan opérant en RDC depuis 2005.

L'empire Forrest opère en RDC depuis 1922, principalement dans les mines dans la province de l'ex-Katanga (sud-est).

Il avait acquis en 2009 plus des deux tiers des actions de la Banque commerciale du Congo (BCDC), la plus vielle banque privée du pays, installée de manière ininterrompue en RDC depuis 1909.

"Nous sommes convaincus que la fusion et le regroupement de ces deux filiales produiront une banque fusionnée avec un total bilan de plus de deux milliards de dollars", note Equity, quatrième banque sur la vingtaine active en RDC, persuadée que "l'entité fusionnée est en passe de devenir la plus grande institution bancaire en RDC dans un délai d'un an".

La création de ce nouveau groupe bancaire intervient alors que la première banque privée du pays, Rawbank, est impliquée dans une vaste enquête anti-corruption, soupçonnée de complicité de détournement de fonds publics destinés à financer les grands chantiers lancés par le nouveau chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, il y a un an.

George Forrest, 79 ans, est l'une des plus grandes fortunes d'Afrique francophone.

Les autorités de Goma ont lancé des contrôles pour exiger le port obligatoire du masque

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Pourparlers entre experts congolais et zambiens sur la délimitation des frontières

Pourparlers entre experts congolais et zambiens sur la délimitation des frontières
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Conflit RDC-Zambie: début des pourparlers sur la limitation des frontières

Des militaires congolais dans le Sud-Kivu, 31 octobre 2012.

Des pourparlers entre des experts congolais et zambiens ont démarré mardi à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, autour d'un conflit frontalier qui oppose les deux États depuis mars, a constaté un correspondant de l'AFP.

Mi-mars, des combats avaient éclaté entre les armées congolaise et zambienne, faisant un mort de chaque côté, lorsque des troupes zambiennes avaient occupé deux villages dans la province congolaise du Tanganyika (sud-est).

"Je reste convaincu que les deux délégations ne vont pas manquer de privilégier les intérêts supérieurs de nos populations pour des propositions concrètes et des solutions idoines aux préoccupations de nos deux peuples qui partagent la même frontière", a déclaré Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga à l'ouverture des travaux qui prendront fin samedi.

"Les troupes zambiennes n'ont jamais quitté la RDC mais s'étaient juste éloignées de trois kilomètres" de la frontière, a déclaré à l'AFP un responsable provincial du Haut-Katanga dont Lubumbashi est le chef-lieu.

"Nos militaires qui voulaient se redéployer dans la zone ont été pris en otage pendant plus de trois heures par des troupes zambiennes", a-t-il expliqué.

Jeudi, le porte-parole du gouvernement congolais avait annoncé le retrait des troupes zambiennes qui occupaient deux villages du sud-est de la RDC, après une médiation de la Communauté des États d'Afrique australe (SADC).

Vendredi, le ministre zambien de la Défense, Davies Chama, avait alors annoncé qu'il allait se rendre en RDC "pour traiter de ces questions".

Un traité signé en 1989 par la RDC et la Zambie avait résolu ce litige hérité de la colonisation par la délimitation des frontières sur environ 200 km entre les lacs Moero et Tanganyika.

Mais des incidents à la frontière entre les deux armées avaient éclaté en 1996, en 2006 et en septembre 2016 autour d'une localité congolaise facilement accessible du côté zambien, alors que du côté congolais, un marécage la rend difficile d'accès.

Rentrée scolaire à Bukavu malgré la grogne de certains enseignants

Les syndicalistes des enseignants dispersés à Bukavu, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)

A Bukavu, la reprise de l’année scolaire a été effective lundi pour les classes terminales après plus de quatre mois d’un arrêt total des cours lié au coronavirus. Les enseignants sont montés au créneau pour exiger l’amélioration de leur situation salariale.

La matinée a été bien différente lundi à Bukavu. Les élèves des classes terminales du primaire et du secondaire ont repris le chemin des classes, vêtus de leurs habituels uniformes bleu et blanc.Visiblement, ils sont fiers de reprendre les cours.

"Je suis heureuse de savoir que dans notre classe, tout le monde va bien et de revoir encore notre enseignant", lance une élève de 6e primaire rencontrée au collège Alfajiri. Depuis mars 2020, ces enfants se sont vus retranchés à la maison pour éviter toute possibilité de propagation du coronavirus.

A l’Athénée d’Ibanda, Geneviève Mizumbi, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique accompagnée du directeur de la province éducationnelle Sud-Kivu 1 et des délégués de l’UNICEF, a donné le ton de la reprise partielle de cours en invitant les élèves à l’assiduité du fait qu’ils n’ont qu’un mois avant de clôturer l’année scolaire.

Une délégation avec à sa tête madame la ministre de l’EPST au Sud-Kivu rend visite aux élèves, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)
Une délégation avec à sa tête madame la ministre de l’EPST au Sud-Kivu rend visite aux élèves, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)

Pendant la tournée de la ministre dans différentes écoles publiques et privées, Geneviève Mizumbi a sensibilisé les élèves sur la nécessité de poursuivre avec l’observance des mesures barrières. Partout où elle est passée se rendre compte de l’effectivité de la reprise de cours, la ministre a remis des cache-nez lavables aux élèves dans les écoles visitées.

"La rentrée a bien eu lieu. J’ai eu à sensibiliser les élèves sur le Covid-19; une façon de leur dire de se protéger. Bien que la réouverture ait eu lieu, la pandémie est encore là, ils sont obligés de se protéger mutuellement", a-t-elle martelé.

Les cours ont partiellement repris à Goma
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Manifestations des enseignants

Contrairement à l’ambiance dans les salles de classe, sur l’artère principale de la ville, quelques enseignants ayant manifesté sur appel de leurs syndicats pour réclamer des meilleures conditions de travail se sont vus disperser à coup de gaz lacrymogène par la police.

Le syndicaliste Deo Dyalunda déplore cette situation et annonce un début de grève : "Nous avons été violemment dispersés par les éléments de la police. Il y a eu plus de dix blessés et plus de cinq collègues sont détenus à la police".

Et d’ajouter , "aujourd’hui, c’est notre début de grève, donc nous n’irons jamais à l’école tant que le protocole d’accord ne sera pas respecté par le gouvernement en vue d’améliorer notre enveloppe salariale", a insisté Deo Dyalunda.

Pendant le temps du confinement, les élèves du Sud-Kivu avaient l'opportunité de suivre chaque avant-midi des leçons radio-télévisées pour garder le cap. Plus de 200 leçons et environs 100 exercices de 30 minutes chacun produits par le ministère provincial de l’Enseignement primaire, secondaire et technique avec l’appui du Réseau des journalistes amis de l’enfant, RJAE Sud-Kivu et le soutien de l’Unicef.

Les élèves des autres classes restent à la maison.

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