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Le fils de Sékou Touré inculpé de travail forcé au Texas

Mohamed Touré (Tarrant County Jail)

Mohamed Touré, fils du premier président de la Guinée, et son épouse risquent jusqu'à 30 ans de prison aux Etats-Unis s'ils sont reconnus coupables d'avoir réduit pendant seize ans une jeune femme en esclavage au Texas.

Mohamed Touré et Denise Cros-Touré ont été inculpés mercredi de cinq chefs d'accusation, notamment pour travail forcé et hébergement illégal d'étranger pour des gains financiers.

Des accusations rejetées par l'avocat du couple, Scott Palmer, qui a qualifié de "faibles" les preuves du gouvernement.

"Il s'agit principalement d'une source, qui a de nombreuses raisons de mentir", a-t-il dénoncé, affirmant que M. Touré et sa femme prévoyaient de renvoyer la victime présumée en Guinée.

Mohamed Touré est le fils d'Ahmed Sékou Touré, premier président de la Guinée, qu'il dirigea de 1958 jusqu'à sa mort en 1984.

M. Touré et sa femme ont fait venir la victime de son village guinéen en janvier 2000 afin qu'elle travaille chez eux, dans un quartier cossu de Southlake, au Texas.

La jeune femme devait "cuisiner, nettoyer, faire la lessive, jardiner, peindre" et s'occuper des cinq enfants du couple, selon le ministère américain de la Justice.

Le couple est accusé d'avoir confisqué le passeport de la victime, qui s'est donc retrouvée dans l'illégalité aux Etats-Unis une fois son visa expiré, de l'avoir isolée de sa famille et de l'avoir "maltraitée émotionnellement et physiquement".

La victime a fini par fuir avec l'aide d'anciens voisins en 2016.

Avec AFP

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Pour Tillerson, les actions de Trump ne sont "pas acceptables" si elles se vérifient

L'ex secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Nairobi, le 9 mars 2018.

L'ancien secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a critiqué les actions présumées à l'origine de l'enquête en destitution contre le président Donald Trump, affirmant qu'utiliser l'influence des Etats-Unis pour faire avancer des intérêts personnels n'était "pas acceptable".

M. Tillerson, limogé sans ménagement par M. Trump l'an dernier, était interrogé sur le scandale qui a provoqué l'ouverture d'une procédure en destitution contre le président lors d'une interview avec PBS Newshour, diffusée lundi.

"Clairement, demander des faveurs personnelles et utiliser les ressources des Etats-Unis comme caution n'est pas acceptable", a dit l'ex-secrétaire d'Etat, sans nommer M. Trump.

"Donc si vous cherchez à faire avancer vos intérêts et que vous utilisez, que ce soit l'aide américaine à l'étranger, les armes américaines ou l'influence américaine, ce n'est pas acceptable, et je pense que tout le monde comprend cela", a-t-il ajouté.

Les démocrates ont lancé une enquête en destitution contre M. Trump, qu'ils accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates soupçonnent le président d'avoir exercé des pressions sur Kiev pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays, ce que M. Trump nie.

Le président américain dénonce une "chasse aux sorcières" et dément toute faute.

Depuis qu'il a été limogé, Rex Tillerson a expliqué que lorsqu'il était le chef de la diplomatie, il s'était souvent retrouvé coupé de certaines informations, y compris à propos de décisions importantes. Il a aussi affirmé avoir dû empêcher le président de faire des choses illégales.

"Il fallait que je lui dise: +Monsieur le président, je comprends ce que vous voulez faire mais vous ne pouvez pas le faire de cette façon-là -- ça enfreint une loi, ça viole un traité+. Cela le contrariait beaucoup", a raconté le Texan.

Donald Trump a en retour accusé son ancien ministre d'être "bête comme ses pieds".

Bobi Wine désigné par TIME Magazine

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Manifestation anti troisième mandat

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Trump "envisage" de témoigner dans l'enquête en destitution qui le menace

Donald Trump a annoncé lundi "envisager sérieusement" de témoigner dans le cadre de l'enquête en destitution qui assombrit sa campagne de réélection, au coup d'envoi d'une semaine riche en auditions potentiellement explosives.

La chef des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, "la nerveuse", a suggéré "que je témoigne dans l'enquête bidon en destitution. Elle a même dit que je pourrais le faire par écrit", a tweeté le président américain.

"Même si je n'ai rien fait de mal et n'aime pas apporter de crédit à cette parodie de justice, j'aime cette idée", a-t-il ajouté: "Je vais l'envisager sérieusement."

Mme Pelosi avait reproché la veille au milliardaire républicain de critiquer l'enquête et ses protagonistes sur les réseaux sociaux. "S'il n'est pas d'accord avec ce qu'il entend, il ne devrait pas tweeter, il devrait venir devant la commission et témoigner sous serment", avait-elle déclaré sur la chaîne CBS.

"Il peut aussi le faire par écrit, il a les moyens de défendre son dossier", avait ajouté Mme Pelosi.

La Maison Blanche a refusé jusqu'ici de collaborer dans une enquête jugée "anticonstitutionnelle", interdisant aux collaborateurs du président de répondre aux injonctions du Congrès et de fournir les documents requis par les parlementaires.

- Courte majorité -

Les démocrates ont décidé, il y a bientôt deux mois, d'ouvrir une enquête à la Chambre des représentants qu'ils contrôlent, pour déterminer si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles.

Ils ont activé la procédure de destitution - qui n'avait jusque-là servi qu'à trois reprises dans toute l'Histoire des Etats-Unis- après avoir appris la teneur d'un appel téléphonique estival entre Donald Trump et son homologue ukrainien.

Lors de cet échange, rendu public après l'intervention d'un lanceur d'alerte, le président américain a demandé à Kiev d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates le soupçonnent d'avoir exercé des pressions sur l'Ukraine pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Après six semaines d'auditions à huis clos, les parlementaires ont commencé la semaine dernière à interroger publiquement leurs témoins. Trois hauts diplomates ont décrit les efforts déployés en Ukraine par l'avocat personnel du président Rudy Giuliani en marge des canaux officiels de la diplomatie américaine.

Selon le premier sondage publié après ces auditions retransmises en direct, une courte majorité d'Américains souhaitent désormais que le président soit destitué.

51% des personnes interrogées pour cette enquête ABC/Ipsos souhaitent son départ avant la fin de son mandat, en légère hausse par rapport à la moyenne des précédentes études d'opinion.

Cette hypothèse reste toutefois peu probable compte tenu de la majorité républicaine au Sénat qui, selon la Constitution, sera chargé du procès du président après sa mise en accusation ("impeachment") à la Chambre.

- Un million de dollars -

Cette semaine, huit hauts responsables vont à leur tour passer sur le gril de la chambre basse du Congrès. Le témoignage mercredi de l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, est particulièrement attendu.

Ce riche homme d'affaires a obtenu ce poste après avoir donné un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump. Contrairement aux diplomates entendus jusqu'ici, il était en lien direct avec le président républicain cet été.

Dans son interrogatoire à huis clos, M. Sondland avait d'abord nié que l'aide militaire ait servi à faire pression sur le gouvernement ukrainien. Contredit par d'autres témoins, il s'était ensuite "souvenu en avoir parlé, en aparté" avec un conseiller du président ukrainien.

Depuis, il est apparu qu'il avait aussi omis de mentionner avoir discuté avec Donald Trump le 26 juillet, juste après l'appel entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. M. Sondland, qui risque des poursuites pour parjure, retrouvera-t-il le souvenir de cet échange ?

Outre M. Sondland, sept témoins sont convoqués de mardi à jeudi devant la commission du Renseignement de la Chambre, dont l'émissaire américain en Ukraine Kurt Volker ou Fiona Hill, ex-collaboratrice du conseiller à la sécurité nationale John Bolton, brusquement limogé début septembre.

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