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Le Drian sur le site de la future académie antiterroriste en Côte d'Ivoire

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, reçu par le président ivoirien Alassane Ouatarra, à Abidjan, Côte d’Ivoire, 18 octobre 2018. (Twitter/ Jean-Yves Le Drian)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu sur le futur site de l'Académie internationale contre le terrorisme qui doit voir le jour en 2019, dans la station balnéaire de Jacqueville (à 50 km d'Abidjan).

Le projet a pris du retard et les travaux n'ont pas débuté, mais M. Le Drian ainsi que le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, ont tenu à réaffirmer leur engagement en faveur de l'école, une idée née lors du sommet UE-Afrique en 2017.

"C'est contre le terrorisme que nous avons décidé de lutter ensemble", a déclaré M. Le Drian, estimant que ce partenariat pour l'académie était "essentiel pour la sécurité de la Côte d'Ivoire mais aussi pour la sécurité de l'ensemble de a région". Le ministre a rappelé que "non loin" du site, une attaque jihadiste avait fait 15 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam en mars 2016.

M. Bakayoko a assuré qu'il fallait "prévenir un fléau qui déstabilise notre continent".

"Les terroristes ont toujours une longueur d'avance (...) Former nos policiers, nos magistrats nos militaires va nous permettre d'anticiper, de devancer (...) par la connaissance de leurs modes opératoire, ou de financement" a souligné M. Bakayoko.

L'Academié comprendra une école à vocation régionale, un centre d'entraînement pour les unités d'intervention avec notamment un champ de tir ainsi qu'un centre de prospective et d'analyse de la menace terroriste.

"Il sera adossé à un centre des forces spéciales ivoiriennes", a précisé M. Bakayoko qui a chiffré son coût à environ 20 millions d'euros.

"L'ambition est de favoriser la prise en compte globale du terrorisme, depuis le renseignement jusqu'au traitement judiciaire en passant par l'action des forces spécialisées", souligne le ministère français des Affaires étrangères.

M. Le Drian, qui s'est rendu dans l'après-midi à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, doit ensuite rejoindre Ouagadougou où la sécurité sera aussi au cœur des discussions.

Longtemps préservé, le Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est désormais régulièrement le théâtre d'attaques jihadistes, qui ont commencé dans le nord et se sont étendues dans l'est du pays.

Avec AFP

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Le bilan des violences communautaires de Beoumi passe à 16 morts

Des policiers patrouillent le 18 mai 2019 à Béoumi, deux jours après les violences qui ont éclaté entre Baoulés et Dioulas.

Le bilan des violents affrontements intercommunautaires de Béoumi, dans le centre de la Côte d'Ivoire, en mai, est passé de 14 à 16 morts, a annoncé vendredi la justice, après la découverte de deux corps de personnes portées disparues.

"Nous sommes passés de quatorze à seize décès", après que "les restes des corps ont été découverts au bord de la rivière Kan", a déclaré le procureur de la République de Bouaké, Braman Koné, lors d'une conférence de presse.

Dans le cadre de l'enquête, 27 personnes ont été interpellées, a-t-il précisé, dont le chargé de communication de la mairie, et un adjoint au maire de Béoumi, "les principaux acteurs qui ont envenimé la situation à travers les réseaux sociaux", selon le procureur.

Le 15 mai, une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé avait dégénéré en bataille rangée dans la ville (située à 60 km à l'ouest de Bouaké), faisant, outre les 16 morts, une centaine de blessés et contraignant 300 personnes à quitter leurs foyers.

Les affrontements intercommunautaires, parfois meurtriers, sont fréquents en Côte d'Ivoire, pays de 25 millions d'habitants qui compte plusieurs dizaines de peuples.

Ces heurts sont souvent liés à la propriété foncière mais aussi aux transports. Des affrontements entre populations locales et transporteurs dioula, qui contrôlent traditionnellement les taxis-brousse, se produisent sporadiquement, faisant parfois des morts.

Côte d'Ivoire : une école pour promouvoir la culture culinaire africaine

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Des ivoiriens luttent contre la déforestation

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Le Ghana et la Côte d'Ivoire suspendent leurs ventes de cacao

Le Ghana et la Côte d'Ivoire suspendent leurs ventes de cacao
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La Côte d'Ivoire et le Ghana suspendent leurs ventes de cacao

Des employés ramassent des fèves de cacao à Niable, près de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana, le 19 juin 2017.

La Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, ont annoncé mercredi qu'ils ne vendraient plus leur cacao en deçà de 2.600 dollars la tonne, une décision "historique", a salué un responsable ghanéen.

"La Côte d'Ivoire et le Ghana ont suspendu la vente des récoltes de 2020/2021 jusqu'à nouvel ordre pour préparer la mise en place de ce prix minimum", a indiqué à la presse le directeur général du "Ghana cocoa Board", Joseph Boahen Aidoo, a l'issue de deux jours de réunion à Accra.

Ce prix a été approuvé, sur le principe, par les participants, producteurs, négociants..., a-t-il précisé. Et une prochaine réunion doit avoir lieu le 3 juillet à Abidjan pour discuter de la mise en place de cette mesure.

"Ce qui s'est passé ces deux jours est historique", a salué Joseph Boahen Aidoo, soulignant que "depuis des années, ce sont les acheteurs qui ont déterminé les prix".

Sur les 100 milliards de dollars que représente le marché mondial du cacao, seuls 6 milliards reviennent aux agriculteurs.

Une situation "déraisonnable", avait fustigé mardi le vice-président du Ghana, Mahamudu Bawumia. "Un juste prix des fèves de cacao serait une grande aide pour appuyer les investissement du gouvernement dans les infrastructures rurales et pour améliorer les condition de vie", a-t-il ajouté.

"Nous voulons, avec nos partenaires du Ghana, obtenir des industriels et des autres partenaires de la filière un prix qui puisse rémunérer le travail de l'homme décemment", a commenté Yves Kone, directeur général du Conseil Café Cacao de Côte d'Ivoire, sur une télévision locale, en marge de la rencontre.

Umar Abubakar, secrétaire du Syndicat des producteurs de café, cacao et noix de Karité (Cocoshe), a affirmé à l'AFP que "quand les prix montent, au moins les conditions de vie s'améliorent".

Cette réunion a contribué à la hausse du prix du cacao, qui a atteint mercredi en séance 2.545 dollars la tonne à New York.

Cependant, cette hausse pourrait n'être que temporaire, prévient Casper Burgering, analyste matières premières pour la banque néerlandaise ABN Amro, joint par l'AFP.

"Pour l'instant, il y a nettement assez de cacao pour répondre à la demande", a-t-il commenté, et "puisque la mise en place de ce prix plancher va mettre un an, plus ou moins, il y a un risque que les cours actuels redescendent".

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