Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Le dirigeant rebelle Machar approuve l'accord de paix au Soudan du Sud


Des Sud-Soudanais portent des pancartes en attendant l'arrivée du président du Soudan du Sud, Salva Kiir, à l'aéroport de Juba, au Soudan du Sud, le 22 juin 2018.

Le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar a approuvé l'accord de paix final avec le gouvernement, destiné à mettre un terme à la guerre civile qui ensanglante le plus jeune pays du monde, a annoncé jeudi à Khartoum le médiateur soudanais.

L'accord a déjà été approuvé par Juba, et jeudi le groupe de Riek Machar et des représentants d'autres factions rebelles l'ont paraphé, a constaté un correspondant de l'AFP.

"La signature finale de l'accord de paix aura lieu lors d'un sommet de l'Igad", l'Organisation des Etats d'Afrique de l'Est, qui oeuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix au Soudan du Sud, a annoncé le chef de la diplomatie soudanaise Al-Dirdiry Ahmed.

La date de ce sommet sera annoncée "bientôt", a dit le ministre soudanais.

Riek Machar avait refusé mardi de signer l'accord en exigeant que les réserves de l'opposition "y soient intégrées", selon M. Ahmed. Mais il avait finalement changé d'avis "après d'intenses négociations", selon la même source.

Après des semaines de pourparlers à Khartoum, au Soudan voisin, le président sud-soudanais Salva Kiir et son opposant Riek Machar étaient parvenus à signer, en juillet et début août, une série d'accords prévoyant notamment un cessez-le-feu permanent et un partage du pouvoir.

Ces accords prévoyaient entre autres le retour de M. Machar, exilé depuis août 2016, pour occuper un des cinq postes de vice-président prévus dans un gouvernement d'unité nationale.

Selon des responsables soudanais, les groupes rebelles émettent des réserves sur le gouvernement de transition proposé, le nombre d'Etats (provinces) qui composeraient le pays et la formulation de la nouvelle Constitution.

Le Soudan du Sud est indépendant du Soudan depuis 2011 mais a sombré en décembre 2013 dans un conflit de pouvoir entre MM. Kiir et Machar qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire majeure.

Un accord de paix avait réuni à nouveau les deux hommes dans le même gouvernement en 2016, mais quelques mois seulement après le retour de Riek Machar, les combats avaient repris à Juba et il avait dû fuir avec ses partisans en République démocratique du Congo voisine.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG