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Le déplacement en voiture à Dakar, relève d’une gageure

Les automobilistes sont souvent coincés dans les embouteillages, le 7 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, les autorités ont récemment lancé le bus rapide transit pour désengorger la capitale sujette à des files ininterrompus de voiture.

Les embouteillages à Dakar sont devenus un casse-tête pour les automobilistes et les populations qui ont du mal à se déplacer pour leurs activités quotidiennes. Des désagréments que Mamadou Sall subit chaque jour dans des conditions qu'il dénonce.

Déplacement en voiture à Dakar, relève d’une gageure
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Pour lui, l'occupation anarchique des voies publiques cause les embouteillages "des marchands ambulants jusqu'aux automobilistes".

Ce chef de famille dit n'épargner personne car c'est tous les Sénégalais qui "devraient veiller à l'ordre normal des choses. Il doit avoir des leçons de civisme peut être et après une surveillance de la police."

Les automobilistes sont les plus touchés par ce phénomène car ils restent coincés dans les embouteillages pendant des heures. Et au-delà de l'aspect économique, ces derniers craignent pour leur santé. Mame Matar Seck est dans la circulation de 8 heures jusqu’à 23 heures.

Pour ce chauffeur, la pollution est également un aspect qu'il ne faut pas négliger. "Il y a des cars qui sont vétustes qui sortent de la fumée que nous inhalons, on respire ça et ça peut nous donner des maladies. On ne sait plus à quel saint se vouer et on craint même d'attraper des maladies dans ces conditions".

Le médecin généraliste Sidi Ababacar Tall estime que les zones urbaines sont les plus touchées à cause du taux de pollution élevée à cause des particules qui sont retrouvées en grande quantité dans les zones urbaines.

C'est entre autres "le dioxyde de carbone communément appelé gaz carbonique, le monoxyde de carbone ou les particules fines". Si l'on se fie au médecin, ces particules peuvent être à l'origine "d'affection cardio-respiratoire sur une longue exposition".

Il signale également que les sujets les plus touchés sont les porteurs d'affection chronique car "la pollution de l'air constitue un motif d'exacerbation de leur tableau".

Les travaux routiers inachevés et certains dysfonctionnements dans la gestion urbaine sont les principales causes des embouteillages dans la capitale sénégalaise c'est du moins l'avis du Cartographe Mamadou Farba Sy.
L'expert affirme que le gouvernement fait des efforts et augmente les routes.

"Il y a aussi pas mal d'autoponts qui sont en train d'être construit mais le seul problème aussi c'est que ce n’est pas encore terminés ils sont toujours en travaux".

Face aux embouteillages qui prennent de plus en plus d'ampleur à Dakar, les autorités ont annoncé la mise en place de plusieurs projets d'aménagements routiers.

La construction d'une vingtaine d'autoponts est d'ailleurs en cours dans la capitale sénégalaise. Le président Macky Sall a également lancé les travaux du Bus Rapide Transit qui a pour objectif principal de faciliter la mobilité urbaine dans Dakar et sa banlieue pour un coût global d'environ 300 milliards de francs CFA.

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Nouveau concert de casseroles à Dakar

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A Dakar mercredi soir, il y avait du bruit. Des habitants sont sortis sur leurs balcons pour taper sur des casseroles. D’autres ont klaxonné dans leur voiture. Le tout, à l'appel d’Ousmane Sonko, l’homme politique qui cherche à défier le pouvoir, à un mois des élections législatives au Sénégal.

Que pensent les Sénégalais de l’annulation de la manifestation de l’opposition?

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L'opposition a annulé sa manifestation à Dakar à cause de la Tabaski

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L'opposition sénégalaise renonce à ses manifestations et "ira" aux législatives

Le maire de Dakar Barthélémy Dias en voiture pour assister à un rassemblement de l'opposition sénégalaise à Dakar. (Photo by SEYLLOU / AFP)

L'opposition au Sénégal a renoncé mercredi à ses manifestations contre le pouvoir, interdites par les autorités, et annoncé qu'elle participerait finalement aux élections législatives du 31 juillet, dans un souci d'apaisement après les heurts mortels de la mi-juin.

Le principal opposant Ousmane Sonko a annoncé l'annulation des regroupements à Dakar et dans plusieurs villes du pays après "des appels du peuple qui a exprimé ses inquiétudes par rapport à la fête (musulmane) de la Tabaski" le 10 juillet et à "la période des examens scolaires", lors d'un point presse dans la capitale. "Il faut qu’on s’oriente résolument vers la préparation des élections législatives du 31 juillet. (La coalition de l’opposition) Yewwi Askan Wi ira à ces élections", a affirmé M. Sonko. "Nous avons notre liste de suppléants et sommes représentés dans les 54 départements" du pays, a-t-il ajouté.

La tension a grandi au Sénégal après l'invalidation par le Conseil constitutionnel de la liste des titulaires sur la liste nationale de cette coalition d'opposition. Cette invalidation a éliminé de la course des figures de l'opposition, comme Ousmane Sonko, qui ont dénoncé un stratagème de la présidence pour écarter ses adversaires. "Si Macky Sall les perd (les législatives), il ne parlera plus de 3e mandat", a affirmé M. Sonko. L'opposition prête au président l'intention de se représenter en 2024. M. Sall entretient le flou sur le sujet.

M. Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et candidat déclaré à celle de 2024, et d'autres leaders avaient menacé d'empêcher la tenue des élections législatives si sa liste de titulaires ne pouvait pas participer. Il avait aussi appelé à des manifestations. La dernière en date, le 17 juin, interdite par les autorités, avait provoqué des heurts. Trois personnes étaient mortes et plus de 200 personnes avaient été interpellées, dont deux députés. L'un a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis, l'autre a été relaxé.

Manifestations interdites

Les manifestation de mercredi prévues à Dakar et dans plusieurs villes ont elles aussi été interdites par les autorités malgré les appels d'organisation de la société civile pour "mettre fin aux graves atteintes au droit de réunion pacifique". Pour justifier cette décision, un arrêté du préfet de Dakar a invoqué "des menaces réelles à l'ordre public", "des risques réels d'infiltration par des individus mal intentionnés", "des menaces graves d'atteintes aux édifices publics" et "des risques réels d'entrave à la libre circulation des personnes et des biens".

Il a parlé aussi de violation du code électoral et de son article L.61, qui proscrit toute propagande "déguisée" dans les 30 jours précédant l'ouverture de la campagne électorale. Celle-ci doit s'ouvrir le 10 juillet en vue des législatives du 31 juillet, qui visent à renouveler les 165 députés de l'Assemblée nationale, largement dominée par la coalition présidentielle.

"La décision de sursoir aux manifestations n'est pas due aux interdictions des préfets", a déclaré M. Sonko qui avait annoncé leur tenue quel que soit l'avis des autorités. M. Sonko a aussi appelé à un "nouveau concert de casseroles jeudi à partir de 20H00 (GMT et locales) pendant 30 minutes", comme le 22 juin. Ce jour-là, des Sénégalais de tous les âges étaient sortis dans la rue ou sur leur balcon pour taper sur leurs ustensiles de cuisine.

La mise en cause de M. Sonko par la justice dans une affaire de viols présumés avait contribué en mars 2021 à plusieurs jours d'émeutes qui avaient fait au moins une douzaine de morts.

Les autorités interdisent une manifestation prévue à Dakar

Une manifestante tient le drapeau du Sénégal lors d'un rassemblement de l'opposition sénégalaise sur la place de l'Obélisque à Dakar, le 8 juin 202.

Les autorités sénégalaises ont interdit une manifestation contre le pouvoir prévue ce mercredi à Dakar, au risque d'accroître un peu plus la colère de l'opposition dans un climat de tensions préélectorales grandissantes.

Le 17 juin, une précédente manifestation, elle aussi interdite, avait provoqué des heurts. Trois personnes étaient mortes et plus de 200 personnes avaient été interpellées, dont deux députés, selon l'opposition. L'un a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis, l'autre a été relaxé, comme les 82 autres prévenus à Dakar.

Pour justifier cette nouvelle interdiction, un arrêté du préfet de Dakar invoque "des menaces réelles à l'ordre public", "des risques réels d'infiltration par des individus mal intentionnées", "des menaces graves d'atteintes aux édifices publics" et "des risques réels d'entrave à la libre circulation des personnes et des biens".

Il parle aussi de violation du code électoral et de son article L.61, qui proscrit toute propagande "déguisée" dans les 30 jours précédant l'ouverture de la campagne électorale.

Celle-ci doit s'ouvrir le 10 juillet en vue des législatives du 31 juillet.

De nombreux Sénégalais disent avoir perdu confiance en la justice
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La tension va croissant après l'invalidation par le Conseil constitutionnel d'une liste nationale de candidats de la coalition d'opposition Yewwi Askan Wi. Cette invalidation élimine de la course le chef de file de l'opposition Ousmane Sonko et un certain nombre d'adversaires du président Macky Sall. L'opposition dénonce un stratagème de la présidence pour écarter ses adversaires.

M. Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et candidat déclaré à celle de 2024, et d'autres leaders ont menacé d'empêcher la tenue des élections si Yewwi Askan Wi n'y participe pas.

Les législatives visent à renouveler les 165 députés de l'Assemblée nationale, largement dominée par la coalition présidentielle.

L'opposition avait rassemblé des milliers de sympathisants mi-juin lors d'une manifestation qui, elle, avait été autorisée, et s'était déroulée dans une ambiance festive.

Un concert de casseroles et de klaxons à l'appel d'Ousmane Sonko a aussi été très suivi il y a une semaine. Le même jour, onze organisations de la société civile avaient interpellé l'ONU "pour mettre fin aux graves atteintes au droit de réunion pacifique".

La mise en cause de M. Sonko par la justice dans une affaire de viols présumés avait contribué en mars 2021 à plusieurs jours d'émeutes qui avaient fait au moins une douzaine de morts.

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