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Le Conseil de sécurité vote à l'unanimité l'envoi d'observateurs à Alep


Des membres d'une famille syrienne portent leurs baggages après avoir passé la frontière de la Turquie près d'Hatay, dans le sud-est, le 18 décembre 2016.

Le Conseil de sécurité a décidé lundi à l'unanimité, y compris la Russie qui soutient le régime de Bachar al-Assad, de déployer des observateurs onusiens à Alep pour y superviser les évacuations et évaluer la situation des civils.

L'adoption de cette résolution, proposée par la France, marque le premier signe d'unité depuis des mois entre les grandes puissances mondiales aux prises avec un conflit qui a déjà fait plus de 310.000 morts depuis mars 2011.

La Russie avait menacé d'opposer son veto.

La résolution française demande au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon de faire déployer rapidement à Alep le personnel humanitaire de l'ONU déjà présent en Syrie "pour une surveillance adéquate, neutre et une observation directe" de "l'évacuation des parties assiégées d'Alep".

Avec cette "résolution humanitaire", l'objectif de la France est "d'éviter un nouveau Srebrenica", ville de Bosnie où fut commis en 1995 le pire massacre en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, avait expliqué l'ambassadeur français auprès des Nations unies, François Delattre.

On ignore encore toutefois si le régime syrien autorisera l'accès des observateurs de l'ONU dans la ville ravagée.

"C'est un point de départ", a déclaré M. Delattre à la presse. "Nous serons extrêmement vigilants", a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon devra indiquer au Conseil sous cinq jours si l'accès a été autorisé par les autorités syriennes, qui ont bloqué à plusieurs reprises par le passé l'aide de l'ONU.

Plus de 5.000 personnes menacées par la faim et le froid ont pu quitter lundi le secteur rebelle assiégé d'Alep avant ce vote à l'ONU.

Au total, depuis le début jeudi des évacuations de ce quartier de la deuxième ville de Syrie, au moins 14.000 personnes, dont 4.000 insurgés, ont pu partir à bord de bus en direction d'autres zones rebelles dans le nord du pays, d'après les estimations de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Avec AFP

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