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Le Congrès va enquêter sur l'offre de Trump de tenir le G7 dans un de ses clubs de golf

Le président du comité judiciaire de la Chambre des représentants, Jerry Nadler, le 8 mai 2019. REUTERS / Leah Millis -

Les démocrates américains ont annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête parlementaire sur la proposition de Donald Trump d'accueillir le prochain sommet du G7 dans un de ses clubs de golf de Floride, qu'ils jugent "troublante".

"Les intérêts financiers personnels du président conditionnent clairement les décisions du gouvernement américain", a dénoncé dans un communiqué Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre des représentants contrôlée par l'opposition démocrate.

"Les efforts pour sélectionner le 'Trump national Doral golf club' comme site du 46ème sommet du G7 ne sont que le dernier épisode d'une série troublante de corruption et de conflit d'intérêts", a-t-il poursuivi en rappelant que la Constitution américaine imposait de "séparer les intérêts privés du président Trump et son mandat officiel".

Sa commission, qui enquête déjà sur les affaires du président et des soupçons d'entrave à la justice le visant, va élargir son action pour inclure ce nouveau volet et convoquer des témoins et des documents de la Maison Blanche, a précisé Jerry Nadler.

S'exprimant au dernier jour du G7 de Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le président américain, dont le pays accueillera le prochain G7, a vanté lundi les avantages de son club de Doral, près de Miami, pour abriter l'événement.

"C'est un endroit formidable. Il a une superficie considérable, plusieurs centaines d'acres, donc nous pouvons gérer tout événement sur place", avait déclaré à la presse le président.

"Je ne vais pas en tirer d'argent du tout (...). Je m'en fiche de faire de l'argent", avait-il ajouté, balayant les interrogations sur un possible conflit d'intérêts.

Racheté par l'homme d'affaires en 2012, le "Trump national Doral golf club" est décrit sur son site comme une "oasis tropicale" offrant plus de 600 chambres, dont deux "suites présidentielles", et une grande salle de bal à son nom.

Le Washington Post avait rapporté le 15 mai dernier que cet hôtel marchait "beaucoup moins bien" que ses concurrents.

Passionné de golf, Donald Trump est régulièrement critiqué pour l'utilisation fréquente de ses centres de villégiature à des fins officielles.

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Trump reçoit Netanyahu avec un plan de paix déjà en péril

Le président Donald Trump, à la Maison Blanche, mercredi 22 janvier 2020, à Washington (AP Photo / Manuel Balce Ceneta)

Donald Trump reçoit lundi son "ami" Benjamin Netanyahu avant de présenter un plan de paix jugé "historique" par Israël mais rejeté par avance avec force par les Palestiniens.

Le locataire de la Maison Blanche, qui a confié dès son arrivée au pouvoir il y a trois ans ce dossier sensible à son gendre Jared Kushner, répète qu'il aimerait "vraiment" réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Mais il n'a jamais expliqué jusqu'ici comment il entendait faire revenir à la table des négociations des Palestiniens qui jugent que Washington n'a plus la crédibilité nécessaire pour agir en médiateur.

Le programme, étalé sur deux jours à la Maison Blanche, s'annonce chargé.

Lundi, le président américain et le Premier ministre israélien, qui ne tarissent jamais d'éloges l'un sur l'autre, se retrouveront dans le Bureau ovale. Cette rencontre sera suivie d'un tête-à-tête entre le milliardaire républicain et Benny Gantz, chef de l'opposition israélienne.

Selon le programme diffusé par l'exécutif américain, aucun de ces rendez-vous, qui interviennent un mois avant un nouveau scrutin dans l'Etat hébreu, ne sera cependant ouvert à la presse.

Mardi, MM. Trump et Netanyahu s'exprimeront ensemble depuis la Maison Blanche.

Le Premier ministre israélien a dit s'attendre à un plan "historique" de la part de Donald Trump, qualifié de "plus grand ami qu'Israël ait jamais eu".

Du côté palestinien, le message est clair: le document que l'ex-homme d'affaires de New York a promis d'enfin présenter après de multiples reports est "déjà mort".

"Nous rejetons absolument ce que l'administration Trump a réalisé jusqu'à présent", a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

- Le plan "ne passera pas" -

Dimanche, Saëb Erekat, secrétaire général de l'OLP, a indiqué à l'AFP qu'il se réservait le droit de se retirer des accords d'Oslo, qui encadrent leurs relations avec Israël.

Aux termes de l'accord intérimaire dit d'Oslo II de septembre 1995 entre l'OLP et Israël, la Cisjordanie avait été partagée en trois zones: A, sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, B, sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, et C, sous contrôle civil et sécuritaire israélien.

Cet accord intérimaire devait se terminer en 1999 mais a été depuis reconduit tacitement par les deux parties. Or, le plan de Donald Trump "va transformer l'occupation temporaire en occupation permanente", a dénoncé M. Erekat.

Le projet américain a aussi été rejeté par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, où se limite l'autorité de Mahmoud Abbas.

Le plan américain "ne passera pas" et pourrait même conduire les Palestiniens à une "nouvelle phase" de leur lutte, a prévenu Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste.

Les Etats-Unis ont présenté en juin le volet économique de leur plan, qui prévoit environ 50 milliards de dollars d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans. Mais les détails concrets de ce projet restent l'objet de spéculations.

Selon les Palestiniens, le plan américain comprend l'annexion par Israël de la Vallée du Jourdain, vaste zone stratégique de la Cisjordanie, et des colonies en Territoires palestiniens, ainsi que la reconnaissance officielle de Jérusalem comme seule capitale d'Israël.

Y aura-t-il un Etat palestinien dans la proposition américaine? Le mystère demeure. Mais Donald Trump et Jared Kushner ont refusé jusqu'ici d'utiliser le terme, rompant avec la position traditionnelle de la communauté internationale en faveur d'une solution "à deux Etats".

Bolton écrit que Trump voulait lier aide à l'Ukraine et enquête sur Biden

John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le 30 septembre 2019.

L'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton affirme dans un manuscrit que le président américain Donald Trump souhaitait geler une aide militaire à l'Ukraine jusqu'à ce que Kiev enquête sur son rival potentiel à la présidentielle, écrit dimanche le New York Times.

Les démocrates ont rapidement réagi à cet article du quotidien américain pour réclamer que M. Bolton, et d'autres personnes occupant des postes importants au sein de l'administration Trump, soient convoqués pour témoigner au procès en destitution du milliardaire en cours au Sénat. Ils souhaitent également que Mick Mulvaney, directeur de cabinet du président, témoigne.

Faisant référence à l'ouvrage non publié de M. Bolton, le NYT avance que l'ancien magnat de l'immobilier avait confié à M. Bolton son refus de verser une aide de 391 millions de dollars à l'Ukraine, tant que les autorités ukrainiennes ne l'aideraient pas en lançant une enquête sur le démocrate Joe Biden et sur son fils Hunter, qui siégeait au conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a mis le président en accusation le 18 décembre. Le Sénat, contrôlé par les républicains (53 sièges sur 100), est chargé de décider d'une éventuelle destitution au terme du procès en cours.

L'ex-homme d'affaires new-yorkais est mis en accusation pour abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès. Deux-tiers des sénateurs sont nécessaires pour sa destitution.

Ses avocats affirment qu'il n'y a pas eu de condition au versement de l'aide, arguant que son gel était indépendant des requêtes pour une enquête sur les Biden. Mais le manuscrit de M. Bolton viendrait contredire cette défense.

Ce dernier a déjà fait savoir qu'il était prêt à témoigner s'il recevait une convocation.

Le parlementaire démocrate Adam Schiff, qui mène l'accusation au procès en destitution de Donald Trump, a souligné sur Twitter que Donald Trump "a(vait) bloqué notre demande pour le témoignage de John Bolton".

"Maintenant nous en voyons la raison: Bolton contredit directement le coeur de la défense du président", a-t-il poursuivi.

Pour la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, le refus des républicains d'entendre John Bolton ou d'autres témoins et documents est "désormais encore moins justifiable".

"Le choix est clair: notre Constitution ou une dissimulation", a-t-elle ajouté.

Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère

Kobe Bryant, âgé de 41 ans, ancien joueur de Los Angeles Lakers, 13 avril 2016.

Kobe Bryant, une des plus grandes stars NBA de tous les temps, est décédé dimanche matin dans le crash de son hélicoptère, survenu à Calabasas dans le sud de la Californie, ont annoncé le gouverneur de Californie et la maire de la ville.

"Nous pleurons la mort tragique et prématurée d'une icône californienne et d'une légende du basket-ball, Kobe Bryant", a écrit Gavin Newsom dans un communiqué.

Dans un e-mail à l'AFP, la maire de Calabasas Alicia Weintraub a confirmé cette information: "Oui, c'est confirmé", a-t-elle écrit.

Selon TMZ, le site américain d'actualités sur les célébrités, qui a annoncé le premier la tragédie, le basketteur, père de quatre enfants, était à bord de son hélicoptère privé avec quatre autres personnes, lorsque celui-ci est brusquement tombé, avant de s'enflammer. Aucune personne n'a survécu au crash. La cause de l'accident n'est pas encore connue.

Quintuple champion NBA avec les Lakers, son club de toujours, double champion olympique avec Team USA en 2008 et 2012, Bryant était un des plus grands basketteurs que l'histoire ait connue.

Sa mort a provoqué un tsunami de réactions empreintes de grande émotion, tandis que ni les Lakers ni la Ligue nord-américaine de basket n'avaient eux pas encore réagi.

"C'est une terrible nouvelle!", a tweeté dimanche le président américain Donald Trump.

"Je suis abasourdi, a commenté par le même canal l'ex-star de la NBA Scottie Pippen. C'est tout simplement un jour incroyablement triste et tragique." a-t-il encore écrit.

Quelques minutes après l'annonce de la mort de Bryant, avant même qu'elle ne soit confirmée, NBA TV a bouleversé ses programmes pour déjà évoquer sa mémoire.

Sur les parquets dimanche, huit matches sont au programme. Après concertation entre joueurs, franchises et la NBA, tous ont été maintenus en observant 24 secondes de silence en hommage au "Black Mamba", qui a d'abord porté le numéro 8 puis le 24 au cours de ses 20 années de carrière aux Lakers.

La disparition de "Black Mamba", l'un des sept joueurs à avoir inscrit plus de 30.000 points en carrière et une idole de plus d'une génération de sportifs, à commencer par LeBron James, intervient 25 jours après la mort de David Stern, l'ancien "commissionner" de la NBA qui l'avait fait prospérer et devenir une marque mondiale.

Procès de Trump: l'accusation boucle l'exposé de ses griefs

Destitution de Trump: Bataille entre démocrates et républicains au sénat

Les procureurs démocrates bouclent vendredi leur présentation du dossier d'accusation contre Donald Trump au quatrième jour d'un procès en destitution au Sénat où, malgré la portée historique des débats, pointe une certaine lassitude.

Après de longues heures à la barre, les sept élus de la Chambre des représentants reprendront la parole à la mi-journée pour dérouler leurs griefs contre le président des Etats-Unis, le troisième seulement à subir une telle épreuve.

Ils céderont la place samedi à la défense, qui disposera à son tour de 24 heures sur trois jours pour demander l'acquittement immédiat du locataire de la Maison Blanche. Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat (53 élus sur 100), il est quasi certain de gagner son procès.

Les démocrates espèrent toutefois écorner son image, alors qu'il est en pleine campagne de réélection.

"Vous ne pouvez pas faire confiance à ce président pour qu'il fasse ce qui est bon pour ce pays", par contre il fait "ce qui est bon pour Donald Trump", a lancé le procureur en chef Adam Schiff dans une conclusion tard jeudi.

"Il doit être destitué car le bien et la vérité comptent. Sinon nous sommes perdus", a ajouté l'élu démocrate dans une envolée empreinte d'émotion.

Le leader des sénateurs démocrates Chuck Schumer a reconnu jeudi que ce discours "poignant" "s'adressait au bon sens des Américains".

- "Mensonges" -

Avant de participer au rassemblement annuel des militants anti-avortements, qui lui permet de cimenter sa base électorale, Donald Trump s'est plaint d'avoir "eu à endurer des heures et des heures de mensonges, de fraudes et de tromperies".

"Le coup monté de la destitution perturbe les élections de 2020", a-t-il reconnu sur Twitter, avant de se plaindre du calendrier: "mes avocats vont être obligés de commencer samedi, ce qu'on appelle la Vallée de la Mort en télé!"

L'un d'eux Jordan Sekulow fils de l'avocat personnel de Donald Trump Jay Sekulow a déclaré sur la chaîne Fox qu'ils allaient "attaquer toutes les inexactitudes" des procureurs. "On va plaider que le président était totalement dans son droit, tel que garanti par la Constitution", a-t-il ajouté.

Donald Trump se retrouve en procès parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle, et qu'il a au même moment gelé une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Pour les démocrates, il a utilisé les moyens de l'Etat pour faire pression sur Kiev afin de "salir" son rival "en d'autres termes, de tricher à l'élection", selon les mots d'Adam Schiff. Et une fois "démasqué", il a gêné l'enquête du Congrès, lui reprochent-ils encore.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, l'a donc mis en accusation le 18 décembre pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du Congrès". Ce second chef sera au coeur des débats vendredi.

- "Du bon boulot" -

Pour ses partisans, l'impétueux président était dans son droit en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur les affaires du fils de Joe Biden, Hunter, dans ce pays gangrené par la corruption.

"Quand il s'agit de l'instance du président Trump" à demander une enquête sur les Biden, "je pense qu'il a raison", a encore déclaré vendredi l'influent sénateur républicain Lindsey Graham.

Fair-play, il a reconnu qu'Adam Schiff "avait fait du bon boulot", mais il lui a reproché d'avoir assuré que le président servait ses intérêts plus que ceux de l'Amérique: "cette décision revient aux électeurs".

D'autres sénateurs républicains ne se sont pas montrés aussi élégants, affichant clairement leur lassitude face à des arguments qui, de l'aveu même d'Adam Schiff, "se répètent" parfois.

Ils ont été vus haussant les épaules, ricanant ou piquant du nez pendant la présentation des démocrates. L'un d'eux a même écrit un grand "SOS" sur une feuille blanche lisible depuis la tribune réservée à la presse.

D'autres se sont régulièrement échappés dans l'antichambre de l'hémicycle, en violation des règles strictes du procès qui leur interdisent de parler, sortir de la salle d'audience, ou consulter leurs portables.

Le procès contre Trump se poursuit

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