Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le Congrès enquête sur les accréditations secret-défense à la Maison Blanche

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

La Maison Blanche a délivré des accréditations secret-défense à de proches conseillers de Donald Trump malgré des avis défavorables, a affirmé lundi une puissante commission du Congrès, relançant la controverse sur les risques pour la sécurité nationale au sein de l'administration américaine.

"Environ 25 personnes ont obtenu des habilitations secret-défense ou des autorisations d'accès à des informations touchant à la sécurité nationale malgré des avis défavorables", a indiqué lundi la commission de contrôle de la Chambre des représentants, en rendant public le témoignage de Tricia Newbold, une employée de l'exécutif présentée comme une "lanceuse d'alerte".

Ces 25 personnes ne sont pas identifiées mais la commission a réclamé à la Maison Blanche des informations concernant le processus d'habilitation de plusieurs collaborateurs, dont la fille du président Donald Trump, Ivanka, et son mari Jared Kushner.

Jared Kushner, influent conseiller de son beau-père, a longtemps bénéficié d'une accréditation temporaire lui permettant d'accéder aux informations les plus délicates.

La requête des parlementaires concerne également le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton, l'un de ses prédécesseurs Michael Flynn ainsi qu'un ancien conseiller présidentiel Rob Porter.

Ce dernier a travaillé pendant des mois sans avoir obtenu un feu vert complet des services de sécurité. Il a quitté son poste en février 2018 après avoir été accusé de violences conjugales.

Michael Flynn a plaidé coupable de mensonge pour n'avoir pas révélé des discussions avec l'ambassadeur russe à Washington après l'élection de Donald Trump.

Son nom, ainsi que celui de M. Kushner, est apparu dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller qui a conclu à l'absence d'éléments prouvant une coordination entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016.

Mme Newbold, qui travaille depuis dix-huit ans dans les services administratifs de la Maison Blanche, a été entendue le 23 mars par la commission, a indiqué son président, le démocrate Elijah Cummings.

- Pas d'analyses suffisantes -

Chargée des autorisations de sécurité au sein du service du personnel, Tricia Newbold a mis en garde "contre les risques graves pour la sécurité dont elle a été témoin ces deux dernières années", a poursuivi M. Cummings dans une lettre adressée à la Maison Blanche.

L'administratrice a évoqué "un large éventail de problèmes susceptibles de disqualifier (le demandeur), dont une influence étrangère, un conflit d'intérêt, un comportement personnel inquiétant, des problèmes financiers, une consommation de drogue et un comportement criminel".

Ainsi, avec l'un de ses collègues, elle avait émis un avis défavorable concernant un haut responsable de la Maison Blanche car "la vérification des antécédents avait révélé des facteurs disqualifiant importants, concernant une influence étrangère, des activités extérieures et un comportement personnel". L'habilitation avait toutefois été délivrée par le supérieur hiérarchique de Mme Newbold, Carl Kline.

Devant les élus, elle a dit comprendre que ses avis puissent être infirmés tout en faisant part de ses inquiétudes sur le fait "que ces décisions aient été prises sans suffisamment d'analyse, de documentation ou de compréhension globale ni d'acceptation des risques induits".

Mme Newbold s'est également inquiétée du nombre élevé d'accréditations temporaires délivrées pour de longues périodes, notamment pour les "informations sensibles compartimentées" (SCI), le plus haut niveau d'habilitation. Plusieurs de ces autorisations temporaires ont finalement été révoquées, a-t-elle souligné.

Elle a indiqué avoir subi des représailles de la part de ses supérieurs pour avoir émis ces refus, notamment une mise à pied sans salaire de quatorze jours décidée fin janvier.

La commission compte adresser une assignation à comparaître à Carl Kline, pour l'interroger notamment sur le "traitement des avis d'habilitations secret-défense pendant son mandat et ses relations avec la lanceuse d'alerte".

Avec AFP

Toutes les actualités

Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:42 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG