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Coronavirus

Le Congo pourrait jeter près de 100.000 doses de vaccins non utilisées

Le ministre de la Santé Gilbert Mokoki en visite au CHU, Brazzaville, le 22 juin 2021. (VOA/Arsène Séverin)

Les autorités du Congo-Brazzaville redoutent de mettre dans la poubelle d’ici à fin juillet entre 98.000 et 100.000 doses de vaccins chinois non utilisées. La population manifeste une grande réticence face à la campagne de vaccination contre la maladie Covid-19 lancée depuis des mois.

Plusieurs semaines déjà que les autorités se plaignent du désintéressement de la population pour les vaccins anti-covid. Le ministre de la Santé, Gilbert Mokoki, l’a dit devant les députés.

L’engouement des premiers jours de vaccination contraste avec l’hésitation d’aujourd’hui. Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération internationale et du Partenariat Public-privé, se dit embarrassé que les doses des vaccins Sinopharm ne soient pas toutes utilisées à temps.

"En réalité, la République populaire de Chine a gratifié le Congo au total de 300.000 doses. C’est toutes ces doses, il faudra bien qu’on puisse les consommer, parce qu’il y a un certain nombre de doses qui arrivent en date de péremption à la fin du mois de juillet", explique-t-il, précisant que entre 98.000 et 100.000 pourraient être jetées.

Dans les rues de Brazzaville, la population est réticente. Non pas seulement qu’elle a peur du vaccin suite aux informations reçues des réseaux sociaux, mais elle se dit surtout préoccupée par d'autres priorités, comme la recherche du pain quotidien.

"Pourquoi il y a beaucoup de types de vaccins ? Pourquoi on ne tomberait pas d’accord sur un même vaccin. Jusqu’ici, on n’est pas sûr de ce qu’on fait. Voilà pourquoi je pense qu’on est encore à la phase expérimentale de ces vaccins. Et du coup en tant que Brazzavillois, je voudrais voir ce que cela va donner", réagit un enseignant.

"C’est que les vaccins, d’ordinaire cela met du temps pour les avoir. Et les gens qui ne sont pas complètement ignorants se posent les questions", constate un autre Brazzavillois.

Pour l’analyste social Clovin Assen Bozire, la communication et l’exemplarité des autorités elles-mêmes constituent l’un des principaux obstacles. "C’est une opportunité pour la police pour gagner de l’argent en traquant la population à longueur de journée. Donc c’est par peur que la population applique, mais, il n’y a pas la conscience sur la maladie", indique-t-il.

Il estime que les autorités ne suivent pas les consignes sanitaires. "Malgré le couvre-feu et l’interdiction d’aller dans les boîtes de nuit, les dirigeants eux-mêmes ont leurs boîtes de nuit où ils vont danser en cachette. Comment le citoyen qui apprend ça va considérer que la maladie existe?", s’interroge Assen Bozire.

Dans certaines administrations comme la police, la hiérarchie prend des mesures exigeant au personnel de se faire vacciner. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation dans les universités porte légèrement ses fruits.

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La Tanzanie commence à vacciner contre le Covid-19

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Craintes d'expulsions massives aux USA après l'expiration d'un moratoire fédéral

Une coalition de groupes de défense du logement protestant contre les expulsions lors d'une conférence de presse devant le gouvernorat du Massachussetts, vendredi 30 juillet 2021, à Boston.

Un moratoire national sur les expulsions aux États-Unis expire samedi car les législateurs n'ont pas réussi à se mettre d'accord malgré des tractations de dernière minute au Congrès.

Plus de 3,6 millions d'Américains risquent d'être expulsés de leur logement, certains en l'espace de quelques jours. Pourtant, le gouvernement fédéral avait alloué une cagnotte de près de 47 milliards de dollars aux États pendant la pandémie, mais les aide tardent à arriver dans les mains des locataires et des propriétaires redevables.

La tension est montée d'un cran vendredi lorsqu'il est devenu évident qu'il n'y aurait pas de résolution en vue. Quelques heures avant l'expiration du moratoire, le président Joe Biden a appelé les gouvernements locaux à "prendre toutes les mesures possibles" pour débloquer immédiatement les fonds.

La première vague des expulsions pourrait commencer dès lundi.

De nombreux élus sont en colère à l'idée d'expulser des familles en plein milieu d'une pandémie galopante.

Le moratoire avait été mis en place pour empêcher la propagation du COVID-19 par les personnes mises à la rue ou dans les abris communautaires.

À la fin du mois de mars, 6,4 millions de ménages américains étaient en retard dans le paiement de leur loyer, selon le ministère du Logement et du développement urbain. Au 5 juillet, environ 3,6 millions de personnes aux États-Unis ont déclaré qu'elles risquaient d'être expulsées au cours des deux prochains mois, selon l'enquête sur les ménages du Bureau du recensement.

Dans certains endroits, il est probable que l'on assiste à des pics d'expulsions à partir de lundi, tandis que dans d'autres juridictions, on assistera à une augmentation des dépôts de dossiers auprès des tribunaux qui déboucheront sur des expulsions sur plusieurs mois.

M. Biden a déclaré jeudi que l'administration avait les mains liées car la Cour suprême avait indiqué que le moratoire ne pouvait être prolongé par décret seulement jusqu'à la fin du mois de juillet. Passé ce délai, une loi est nécessaire.

À la Maison Blanche, l'attachée de presse adjointe Karine Jean-Pierre a déclaré que l'administration soutenait l'effort du Congrès "pour prolonger le moratoire sur les expulsions afin de protéger ces locataires vulnérables et leurs familles".

L'administration Biden tente de maintenir les locataires dans leurs logements par d'autres moyens. Elle a débloqué plus de 1,5 milliard de dollars d'aide au loyer en juin, ce qui a aidé près de 300 000 ménages. Jeudi, M. Biden a demandé aux ministères du logement et du développement urbain, de l'agriculture et des anciens combattants de prolonger leur moratoire sur les expulsions pour les ménages vivant dans des maisons assurées par le gouvernement fédéral. Dans un communiqué publié vendredi, les agences ont annoncé la prolongation de l'interdiction des expulsions de ces types de logements jusqu'à la fin du mois de septembre.

Pour leur part, les propriétaires sont opposés au moratoire et l'ont contesté à plusieurs reprises devant les tribunaux.

La National Apartment Association et plusieurs autres organisations ont déposé cette semaine une plainte fédérale demandant 26 milliards de dollars de dommages et intérêts en raison de l'impact du moratoire sur les revenus des propriétaires de logement à louer.

La capitale rwandaise, Kigali, sort du confinement

Un homme reçoit un vaccin contre le coronavirus à l'hôpital Masaka de Kigali, au Rwanda, le 5 mars 2021.

Le Rwanda a annoncé la levée du confinement de la capitale Kigali et de huit autres districts jusqu'à mi-août, bien que les cas de Covid-19 continuent d'augmenter dans le pays.

Les nouvelles mesures s'appliqueront du 1er au 15 août, a indiqué le gouvernement dans un communiqué à l'issue d'une réunion présidée par le président Paul Kagame vendredi.

Les déplacements entre Kigali et les autres provinces et districts du pays peuvent reprendre, mais le couvre-feu nocturne reste en vigueur de 18H00 à 04H00 (16H00 à 02H00 GMT).

Les rassemblements sociaux sont toujours interdits et les écoles et les églises restent fermées, mais les mariages sont autorisés dans la limite de 10 invités.

Aucune explication immédiate n'a été donnée quant à la levée du confinement, qui avait été imposé à la mi-juillet.

Le Rwanda, pays de 13 millions d'habitants, a appliqué des mesures de confinement parmi les plus strictes du continent et mis en place des campagnes poussées de détection et de traçage de cas contact.

Mais ces dernières semaines, le pays a été confronté à un net rebond de la pandémie, avec environ 1.000 nouveaux cas quotidiens au cours des sept derniers jour.

Au total, le Rwanda a enregistré près de 70.000 cas de Covid-19, et 798 décès, selon les chiffres officiels publiés vendredi.

Comme dans de nombreux pays d'Afrique, la campagne de vaccination a été lente en raison d'un approvisionnement insuffisant et des réticences de la population.

Les autorités avaient prévu de vacciner 30% de la population cette année et 60% d'ici la fin 2022. Un peu plus de 452.000 personnes ont pour l'instant été vaccinées, selon les dernières statistiques gouvernementales.

Le variant Delta est un avertissement qui doit inciter à agir (OMS)

Le logo de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'extérieur du siège de l'OMS à Genève, Suisse, le 6 avril 2021.

Le variant Delta du Covid-19, à l'origine d'une nouvelle vague de contaminations dans de très nombreux pays, est un avertissement qui soit inciter à agir vite avant l'apparition de mutations plus dangereuses, a souligné l'OMS vendredi.

"Delta est un avertissement, qui nous dit que le virus évolue mais c'est aussi un appel à agir, à faire quelque chose avant que des formes plus dangereuses de variants ne fassent leur apparition", a souligné le docteur Mike Ryan, chargé des situations d'urgence à l'Organisation mondiale de la santé, au cours d'un point de presse régulier à Genève.

Mais il a aussi tenu à relativiser les conséquences de cette mutation d'un virus qui a déjà fait plus de quatre millions de morts depuis la fin 2019.

"Les même mesures que nous avons appliquées auparavant vont arrêter ce virus. Elles stoppent le variant Delta surtout si vous ajoutez la vaccination", a martelé le docteur Ryan.

"Il nous faut travailler dur parce que le virus est devenu plus efficace et plus rapide", a-t-il mis en garde, tout en insistant sur le fait que les gestes barrières restent efficaces.

"En moyenne, une personne avec ce virus va infecter plus de gens si elle est porteuse du variant, à moins que nous ne l'empêchions en continuant à appliquer les mesures qui réduisent la transmission, comme la distanciation physique, le port du masque, l'hygiène des mains, nous assurer que nous ne passons pas trop de temps avec trop de gens dans des endroits mal aérés et toutes ces mesures que nous avons évoquées à tant de reprises", a-t-il expliqué, alors que l'augmentation vertigineuse du nombre des infections -avec des symptômes souvent bénins chez les gens vaccinés- donne un sentiment d'impuissance.

"En moyenne dans cinq des six régions de l'OMS, les infections par le Covid-19 ont augmenté de 80%, soit quasiment doublé, en l'espace de ces quatre dernières semaines. En Afrique, les morts ont augmenté de 80% sur la même période", a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans son traditionnel propos liminaire.

Des milliers de manifestants contre le confinement en Australie
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"Cela ne change pas notre stratégie, elle fonctionne toujours mais nous devons la mettre en oeuvre beaucoup plus efficacement que nous ne l'avons fait jusqu'à présent et cela veut dire aussi livrer plus de vaccins", a expliqué le docteur Ryan.

"Il n'y a pas de poudre magique, pas de solution magique, la seule poudre magique que nous ayons, ce sont les vaccins et le problème, c'est que nous ne les saupoudrons pas de la même façon dans le monde", a-t-il mis en garde, avant d'ajouter : "Nous travaillons contre nous mêmes".

L'OMS n'a de cesse depuis de mois d'expliquer que le meilleur moyen de lutter contre la pandémie est de distribuer les vaccins équitablement à travers le monde, ce qui est loin d'être le cas.

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