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États-Unis

L'entraîneur des gymnastes américaines sacrées aux JO 2012 visé par une enquête criminelle

Des victimes d'agression sexuelle au tribunal pour témoigner contre le docteur Nassar dans le Michigan, le 24 janvier 2018.

John Geddert, qui a conduit les gymnastes américaines à la médaille d'or aux JO de Londres, est visé par une enquête criminelle dans la foulée des condamnations de l'ancien médecin de l'équipe, Larry Nassar, coupable d'avoir agressé sexuellement des centaines de sportives.

Une enquête criminelle est ouverte contre John Geddert dans le comté d'Eaton, dans le Michigan, où le célèbre entraîneur possède un centre d'entraînement, a affirmé le bureau du shérif.

"Des gens se sont manifestés et notre enquête est en cours", a expliqué mardi à l'AFP Jerri Nesbitt, la porte-parole du shérif, sans donner plus de détails.

>> Lire aussi : L'ex-médecin sportif Larry Nassar a agressé au moins 265 gymnastes

Les liens personnels et professionnels qui unissaient Larry Nassar à John Geddert avaient récemment attiré l'attention sur ce dernier, qui était l'entraîneur personnel de la championne olympique Jordyn Wieber. Il a aussi été l'entraîneur principal des Américaines durant les JO de Londres en 2012, où Jordyn Wieber et ses coéquipières ont remporté la médaille d'or par équipe.

Plusieurs victimes de Larry Nassar, qui agressait sexuellement les athlètes - souvent mineures - sous couvert de traitements médicaux, reprochent à John Geddert de les avoir forcées à des consultations avec le médecin.

Certaines gymnastes ont même affirmé avoir subi des abus physiques et verbaux de la part de John Geddert.

Amy Preston, la mère d'une des victimes de Larry Nassar qui s'entraînait au club Twistars de John Geddert, avait ainsi déclaré lors d'un des procès du médecin que sa fille avait subi la violence psychologique de l'entraîneur. Larry Nassar s'était alors servi de cette souffrance pour obtenir la confiance de la jeune fille.

"John Geddert se comportait aussi brutalement qu'on le dit, et Larry était aussi gentil qu'on le dit. Cela c'est révélé être une combinaison particulièrement fatale et toxique", avait déclaré Mme Preston.

La fédération américaine de gymnastique a suspendu John Geddert il y a deux semaines, quelques heures avant que l'entraîneur annonce prendre sa retraite.

Larry Nassar, qui a agressé sexuellement au moins 265 victimes identifiées durant deux décennies, a été condamné dans trois procès distincts et les peines cumulées représentent au moins 140 années de prison.

Avec AFP

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L'administration Trump veut prolonger la détention de certains demandeurs d'asile

Arrivée de familles de migrants, escortés par la police des frontières des États-Unis, le 21 juin 2018 à Hildalgo, au Texas.

Le gouvernement de Donald Trump pourrait maintenir en détention les immigrants ayant traversé illégalement la frontière mexicaine jusqu'à l'examen de leur demande d'asile, une procédure pouvant prendre des mois ou des années, rapporte le New York Times mardi, suscitant l'inquiétude des associations.

L'ACLU, la puissante organisation qui défend les droits civiques, a promis de contester cette décision devant les tribunaux.

"Notre constitution ne permet pas au gouvernement d'enfermer les demandeurs d'asile en dehors d'une application régulière de la loi", a critiqué, sur Twitter, l'ACLU.

L'association fait ici référence à une décision complexe, annoncée par le ministère américain de la Justice mardi soir, qui s'appuie sur un cas spécifique.

Pour Judy Rabinovitz, spécialiste des droits des migrants à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), l'administration veut ainsi "envoyer un message" aux demandeurs d'asile, les prévenant qu'ils "seront détenus". "C'est vraiment indécent", déplore-t-elle, citée par le New York Times.

Une telle politique, qui n'entrerait en vigueur que dans trois mois, vise à honorer la promesse de Donald Trump de mettre fin à la pratique du "catch and release" (attrape et libère), tant décrié par le président des Etats-Unis.

Jusqu'ici, les demandeurs d'asile arrêtés sur le sol américain pouvaient être libérés sous caution, dans l'attente de l'examen de leur dossier, une procédure qui peut prendre plusieurs mois ou plusieurs années, selon le quotidien de New York.

Avec la mise en place d'une telle politique, ils ne pourront plus être libérés sous caution, d'après le journal, qui indique que cela ne concernerait pas les immigrants déposant une demande d'asile aux ports d'entrée légaux à la frontière.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d'Amérique centrale ces derniers mois comme une menace à la sécurité nationale, accusant régulièrement les démocrates de laxisme.

Ces derniers jours, il a menacé de transférer des clandestins arrêtés à la frontière vers des "villes sanctuaires", la plupart démocrates, provoquant l'opposition de ses adversaires politiques.

Avec AFP

Le Congrès exigeait l'arrêt de l'engagement militaire au Yémen, Trump met son veto

Donald Trump, président des États-Unis, lors d'un meeting de campagne à Grand Rapids, Michigan, États-Unis, le 28 mars 2019. REUTERS / Joshua Roberts

Comme attendu, Donald Trump a mis mardi son veto à une résolution du Congrès qui l'exhortait à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, s'opposant pour la deuxième fois en deux mois à une décision du parlement américain.

"Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels, mettant en danger des vies de citoyens américains" a déclaré dans un communiqué M. Trump à propos de ce texte adopté par les deux chambres du Congrès au début du mois.

Cette séquence politique avait été perçue comme un camouflet pour le président républicain, compte tenu de sa majorité au Sénat.

Le Congrès avait utilisé une loi votée en 1973 et limitant les pouvoirs militaires du président dans un conflit à l'étranger.

Les Parlementaires avaient appelé à la fin des opérations militaires au Yémen, où depuis 2015, le Pentagone fournit un "soutien non-combattant" à la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée historique des Etats-Unis.

Les rapports entre Ryad et Washington se sont considérablement refroidis après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre 2018, par un commando venu de Ryad.

La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane --considéré comme "responsable" du meurtre par le Sénat américain-- avait indigné jusque dans ses rangs.

"Nous fournissons ce soutien pour plusieurs raisons. D'abord, c'est notre devoir de protéger la sécurité des plus de 80.000 Américains qui résident dans certains pays de la coalition qui ont été victimes d'attaques de Houthis depuis le Yémen", explique le président américain dans le communiqué, transmis par la Maison Blanche.

- Soutien contesté -

Le Yémen est déchiré par un conflit dévastateur depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir des forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis.

Ces derniers sont soutenus par l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

Ce conflit a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU et a fait plus de 10.000 morts. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur et l'engagement américain aux côtés de la coalition dirigée par Ryad est régulièrement la cible de critiques.

"Le Congrès ne devrait pas chercher à interdire certaines opérations, comme les ravitaillements en plein vol", argue le président républicain dans son communiqué.

C'est la deuxième fois que Donald Trump se retrouve obligé d'opposer son veto à un texte voté par le Congrès: en mars, ce dernier avait bloqué la procédure d'urgence qu'il avait décrétée pour débloquer des fonds dédiés à la construction du mur qu'il souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Un blocage parlementaire qu'il avait choisi de contourner en mettant son propre veto.

Depuis les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2018, les républicains ont consolidé leur majorité au Sénat (53 sièges sur 100) mais ont perdu le contrôle de la Chambre des représentants.

Mais le président et sa majorité ont du mal à s'entendre autour de plusieurs sujets extrêmement controversés, comme la guerre au Yémen ou le mur à la frontière avec le Mexique.

Avec AFP

Les difficultés des contrôle aux frontières aux Etats-Unis

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Le rapport du procureur spécial Robert Mueller sera rendu public jeudi

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