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Le chef du Pentagone accuse la Chine d'"intimidation" en mer de Chine méridionale

De gauche à droite, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, et le vice-président de l'Académie de science militaire, He Lei, à Singapour, 2 juin 2018.

Le renforcement des positions militaires de la Chine dans les eaux contestées de la mer de Chine méridionale et l'installation de systèmes d'armes sophistiqués le long de ce couloir maritime stratégique est destiné à "intimider" et "contraindre" ses voisins, a accusé samedi le chef du Pentagone, Jim Mattis.

Cette accusation "irresponsable" a été immédiatement rejetée par la Chine, qui affirme se contenter de défendre son territoire.

Ces actions "ont pour but d'éviter d'être envahis par d'autres... Du moment que c'est sur votre propre territoire, vous pouvez déployer l'armée et des armes", a déclaré le général He Lei, lors d'un sommet sur la sécurité à Singapour.

"En dépit des affirmations chinoises prétendant le contraire, l'installation de ces systèmes d'armes est lié directement à des usages militaires à des fins d'intimidation et de contrainte", avait juste avant déclaré le secrétaire américain à la Défense, présent à ce même sommet.

Jim Mattis a rappelé que Pékin avait déployé début mai des armements incluant des batteries de missiles anti-navires et anti-aériens ainsi que des systèmes de brouillage électronique sur des îlots artificiels en mer de Chine du sud abritant déjà des installations militaires renforcées, dont des pistes d'atterrissage pour bombardiers, à l'appui de ses revendications territoriales.

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale en dépit d'un arbitrage international de 2016 qui lui a donné tort. Différentes parties de la zone sont revendiquées aussi par les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, Brunei et Taïwan.

>> Lire aussi : Pékin proteste contre la présence de navires américains en mer de Chine méridionale

Cette zone stratégique voit passer près du tiers du commerce mondial.

Des bombardiers lourds chinois se sont posés récemment sur l'île aux Bois, principale base chinoise dans l'archipel des Paracels, également revendiqué par le Vietnam et Taiwan.

- Promesse chinoise non tenue -

Le chef du Pentagone a accusé le président chinois Xi Jinping d'avoir manqué à sa parole, en référence à sa promesse annoncée en 2015 à la Maison Blanche qu'il ne militariserait pas les îlots contestés et renforcés artificiellement depuis l'arrivée au pouvoir de M. Xi en 2013.

Jim Mattis a aussi repris un thème martelé par l'administration américaine: les Etats-Unis resteront dans la région Asie-Pacifique, et ses alliés feraient mieux de rester aux côtés de Washington au lieu de s'aligner sur Pékin, une allusion directe aux Philippines.

Un message délicat à l'heure où ces alliés "sont anxieux devant les risques d'être affectés par une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis", a relevé Murray Hiebert, du programme Asie du sud-est du think tank Strategic and International Studies à Washington.

>> Lire aussi : Washington exclut Pékin d'exercices militaires dans le Pacifique

Les mises en garde américaines sur la montée en puissance de la Chine en mer de Chine méridionale n'ont suscité que peu d'échos jusqu'à présent dans la région.

En réaction à l'installation de missiles dans les Spratleys, Washington a retiré la semaine dernière son invitation à la Chine à participer fin juin à l'exercice biennal Rim of the Pacific, les plus importants exercices navals au monde, avec près de 30 pays participants.

La Chine y avait participé en 2014 et 2016.

La marine américaine conduit régulièrement des opérations baptisées "Liberté de navigation" en mer de Chine méridionale, une zone maritime stratégique qui voit passer près du tiers du commerce mondial.

"Nous nous donnons beaucoup de mal pour coopérer avec tous les pays du Pacifique, ce que nous faisons partout dans le monde", avait indiqué M. Mattis en entamant mardi sa tournée en Asie. "Mais nous nous opposerons à ce que nous considérons comme contraire aux lois internationales".

>> Lire aussi : Kim Jong Un et Xi Jinping affichent leur entente retrouvée

Jim Mattis a par ailleurs réaffirmé le soutien du Pentagone aux efforts de la diplomatie américaine pour une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" de la péninsule coréenne.

Il a souligné que la présence des troupes américaines en Corée du sud --28.500 hommes-- ne figurerait pas à l'agenda du sommet annoncé pour le 12 juin à Singapour entre le président Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

"Toute discussion sur le nombre de soldats américains en République de Corée est liée au fait qu'ils sont là-bas à l'invitation du gouvernement sud-coréen", a-t-il dit, excluant que le sujet figure aux discussions avec Pyongyang.

Le président sud-coréen Moon Jae-in avait lui aussi écarté le mois dernier un départ des troupes américaines en cas de signature d'un traité de paix avec le Nord.

Avec AFP

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L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

L'ancien vice-président Joe Biden parle lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche.

Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce week-end, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.

La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.

C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.

Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.

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