Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le business au coeur du sommet de Washington

barack Obama, Washington, 5 aout 2014

Le sommet Etats-Unis Afrique se poursuit. Mardi, Barack Obama a pris la parole à l’occasion de ce premier sommet historique entre l’Amérique et le continent africain.

Peu avant son discours à la tribune d’un grand hôtel de Washington, le président américain a annoncé la création d’un conseil pour le Doing Business en Afrique.

Cet organe aura pour but de promouvoir la croissance et la création d’emplois aux Etats-Unis et d’encourager les compagnies américaines à investir en Afrique.

Il faut dire qu’avec une croissance prévue de 5,4 % cette année, l’Afrique fait mieux que la croissance mondiale.

Barack Obama a annoncé hier près de 33 milliards de dollars pour le continent sous formes d’aides publiques ou d’investissements prives. M.Obama a néanmoins insisté devant les chefs d’Etat. Selon lui, la croissance ne fait pas tout.

"Le capital s’est une chose. Les projets et programmes de développement en sont une autre. Mais l’Etat de droit, les réformes de régulation, la bonne gouvernance, ces choses ont même plus d’importance. Parce que n’importe qui devrait pouvoir commencer un business ou exporter des biens sans avoir à payer un pot-de-vin ou embaucher le cousin de quelqu’un"

Auparavant, le vice-président américain s’est exprimé à son tour. Joe Biden a salué l’effet bénéfique de l’AGOA pour le continent. Selon lui, 6400 produits africains entrent aujourd’hui sur le marché américain sans être taxés.

Les exportations américaines de biens et services vers l’Afrique ont représenté 50,2 milliards de dollars en 2013, un bond de 40 % par rapport à 2009 .

Joe Biden affirme que les Etats-Unis veulent être un partenaire à long terme pour les Etats-Unis

“On a une chance, vous avez une chance, vous avez la chance en Afrique de faire rimer espoir et histoire comme jamais auparavant. Nous voulons être vos partenaires. Nous voulons être dans la compétition pour vos conquérir vos marchés. Nous voulons être dans la compétition pour vos cœurs et vos intérêts. Mais nous voulons vous voir réussir, parce que si vous réussissez, le monde entier réussira.”

Le sommet de Washington est clairement placé sous le signe du commerce et des opportunités économiques sur le continent. Il sera néanmoins question de paix et de sécurité tout à l’heure entre le président Obama et ses invités.

Toutes les actualités

Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie

Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:39 0:00

L'enquête antitrust des Etats américains contre Facebook prend de l'ampleur

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, le 19 septembre 2019 à Capitol Hill, Washington, DC, USA.

Ils n'étaient même pas 10 ; ils sont désormais 45 Etats américains à enquêter sur la gestion des données personnelles et les pratiques commerciales de Facebook, déjà sous le coup de plusieurs investigations des autorités aux Etats-Unis.

"Après des entretiens avec des procureurs des deux bords politiques dans tous le pays, j'annonce aujourd'hui que nous avons largement étendu la liste d'Etats, districts et territoires qui enquêtent sur de potentielles infractions au droit de la concurrence par Facebook", a déclaré mardi Letitia James, procureure générale de l'Etat de New York.

La coalition qui a lancé cette vaste enquête début septembre compte désormais 47 procureurs généraux, "tous inquiets que Facebook ait pu mettre en danger les données des consommateurs, ait réduit la qualité des choix s'offrant à eux, et augmenté le prix de la publicité", a-t-elle ajouté.

"Facebook a joué un rôle majeur dans le façonnement de l'économie numérique mondiale (...)", argumente Dana Nessel, procureure général du Michigan. "Aujourd'hui nos données personnelles constituent la principale matière première de cette économie, (...) et il est de mon devoir de m'assurer que les résidents du Michigan ne continuent pas à voir leurs données personnelles pillées par un acteur monopolistique en quête de contrôle des plateformes sociales et des marchés publicitaires".

Le géant américain des réseaux sociaux a vu les fronts judiciaires se multiplier aux Etats-Unis cet été, comme d'autres entreprises de la Silicon Valley (Google et Apple notamment).

Début juin, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a annoncé l'ouverture d'une enquête, soutenue par des élus des deux partis, sur "la concurrence sur le marché numérique".

Au niveau fédéral, une vaste enquête sur d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles des grands groupes technologiques a été lancée fin juillet par le ministère de la Justice.

A la même période, Facebook écopait d'une amende record de 5 milliards de dollars, infligée par la FTC, l'autorité américaine de régulation des communications, pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs.

La firme de Menlo Park est aussi très présente dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2020. La sénatrice américaine Elizabeth Warren, candidate à l'investiture démocrate, prône un démantèlement des géants technologiques.

Mais pour Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, diviser son entreprise ne résoudrait pas les problèmes évoqués. "Si elle est élue présidente, je parie que nous aurons un combat judiciaire, et je parie que nous le gagnerons", a-t-il dit à ses employés lors d'une session de questions-réponses interne, diffusée ensuite sur son réseau.

L'action du groupe perdait 3% à Wall Street.

Le projet de Facebook Libra est essentiel à la "prédominance du système financier américain" selon Zuckerberg

Illustration dela monnaie virtuelle de Facebook "Libra" - 21 juin 2019.

Le projet de monnaie numérique de Facebook, Libra, permettrait de "perpétuer la prédominance du système financier américain" dans le monde, a argumenté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Dans ses remarques préliminaires publiées mardi, il décrit la Libra comme une innovation financière majeure, nécessaire notamment pour prémunir le pays contre la montée en puissance de la Chine dans le secteur des cryptomonnaies.

Prévue pour être lancée en 2020, la Libra fait face à une levée de boucliers de la part de nombreux gouvernements dans le monde, qui y voient une menace pour la souveraineté économique des Etats.

"Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent", considère Mark Zuckerberg.

"La Libra sera essentiellement adossée aux dollars, et je pense qu'elle va perpétuer la prédominance du système financier américain ainsi que nos valeurs démocratiques dans le monde. Si l'Amérique n'innove pas, notre prédominance financière n'est pas garantie", insiste-t-il.

Le jeune milliardaire a reconnu que les bévues de Facebook sur le respect de la vie privée et la protection des données personnelles peuvent donner l'impression que le réseau social "n'est pas le messager idéal en ce moment".

Mais il a rappelé l'objectif affiché du projet - soutenir les personnes exclues du système bancaire actuel, notamment les migrants -et la structure de la gouvernance prévue, à savoir un conseil indépendant composé d'entreprises et d'organisations à but non lucratif.

"Les gens payent un prix trop élevé, et doivent attendre beaucoup trop longtemps, pour envoyer de l'argent à leur famille à l'étranger", détaille-t-il.

"Le projet Libra doit permettre une meilleure inclusion financière, à bas prix (...). La recherche montre que l'accès aux services financiers peut aider à sortir les gens de la pauvreté. Nous pensons que ce problème peut être résolu, et nous voulons faire partie de la solution", continue-t-il.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a réitéré mardi son opposition pour l'heure à ce projet, estimant que de nombreux sujets d'inquiétude n'étaient pas réglés, comme "la question du blanchiment d'argent".

Retrait des forces américaines situées dans le nord-est de la Syrie

Retrait des forces américaines situées dans le nord-est de la Syrie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00

Donald Trump compare l’enquête parlementaire à un "lynchage"

Donald Trump compare l’enquête parlementaire à un "lynchage"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG