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Le Brésil utilise une sculpture de vulve géante pour débattre du genre


Claudia Peixoto, une infirmière brésilienne de 39 ans qui soigne les patients atteints du COVID-19 à l'hôpital municipal de Ronaldo Gazolla, lors du dîner de Noël, à Rio de Janeiro, au Brésil. 24 décembre 2020. REUTERS / Lucas Landau
Claudia Peixoto, une infirmière brésilienne de 39 ans qui soigne les patients atteints du COVID-19 à l'hôpital municipal de Ronaldo Gazolla, lors du dîner de Noël, à Rio de Janeiro, au Brésil. 24 décembre 2020. REUTERS / Lucas Landau

Une sculpture de 33 mètres de long représentant, dans divers tons de rouge, une vulve géante a été installée sur une montagne du Brésil: sa créatrice cherche ainsi à promouvoir le débat sur les questions de genre dans le pays sud-américain. 

L'oeuvre baptisée "Diva" a été créée sur une montagne de la commune d'Agua Preta, à 130 km de Recife, la capitale de l'Etat de Pernambuco (nord-est) par la plasticienne Juliana Notari, 45 ans.

Composée d'une excavation de 6 mètres de profondeur recouverte de béton et de résine, elle a nécessité le travail de plus de vingt personnes pendant près de onze mois, selon l'artiste.

"Avec +Diva+, j'utilise l'art pour lancer le dialogue sur les questions traitant des problèmatiques de genre d'un point de vue féminin", explique l'artiste dans une billet publié sur son compte Facebook. "Ces questions sont de plus en plus urgentes", ajoute-t-elle.

Selon le communiqué de présentation de l'oeuvre, Diva "souligne les questionnements en suspens dans la poétique de l'artiste, qui depuis 2003 travaille avec l'anatomie féminine et cherche à provoquer une discussion autour des tabous sexuels imposés aux femmes".

La création de cette oeuvre dans un Brésil qui a connu ces dernières années une poussée ultra-conservatrice dans de larges secteurs de la société, ayant notamment conduit à l'élection du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, a créé la polémique.

Le message de l'artiste sur Facebook a fait l'objet de nombreuses critiques, plaisanteries et commentaires haineux.

"Tous ceux qui trouvent ça moche sont taxés de fascistes, oh mon Dieu ! Si elle voulait son quart d'heure de célébrité, elle l'a eu", a ainsi réagi une internaute.

Le cinéaste brésilien Kleber Mendonça Filho, auteur de "Bacurau" (2019, prix du Jury du Festival de Cannes) et "Aquarius" (2016), a apporté son soutien à l'artiste. Les réactions "sont un miroir, un succès", a tweeté le réalisateur qui a célébré la création d'une telle pièce "en pleine ère Bolsonaro".

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