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Le bilan dépasse les 200 morts mais un survivant a été extrait de l'épave du ferry en Tanzanie

Des enquêteurs en plein travail sur le ferry chaviré MV Nyerere avec un bilan de plus de 150 morts dans le lac Victoria, en Tanzanie, le 21 septembre 2018.

Plus de deux cents morts. Le bilan du naufrage du ferry MV Nyerere dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, ne cessait de s'alourdir samedi au troisième jour des opérations de recherches, même si, à la surprise générale, un survivant a été extrait de l'épave.

Après une interruption vendredi soir, les plongeurs des équipes de recherches ont repris tôt samedi matin leur travail autour de la coque qui affleurait encore à quelques dizaines de mètres à peine de l'île d'Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d'habitants, a rapporté un journaliste de l'AFP.

"Le nombre de personnes qui ont perdu la vie est de 207", a annoncé ensuite la radio publique TBC Taifa en milieu d'après-midi, citant le ministre tanzanien des Transports, Isack Kamwelwe.

Vendredi soir, le bilan était de 131 morts et beaucoup se demandaient en Tanzanie où ce comptage allait s'arrêter.

Le chef de l'armée tanzanienne, le général Venance Mabeyo, a déclaré sur TBC Taifa espérer que "les opérations (de recherches, ndlr) se terminent aujourd'hui".

Sur le rivage, des dizaines de cercueils en bois étaient alignés, attendant d'être récupérés par les proches des victimes.

Aisha William, mère de deux enfants en bas âge, est venue récupérer le corps de son mari. "Il était parti mardi vers midi, mais il n'est jamais rentré à la maison. Je ne sais pas comment je vais faire pour élever mes deux enfants".

- Surchargé -

Le MV Nyerere a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres à peine d'Ukara, le bilan élevé étant attribué au fait que peu de gens savent nager dans cette région du monde.

Les témoins et les survivants ont donné deux versions de la catastrophe, mais la surcharge du navire semble d'ores et déjà en cause: le nombre de victimes additionné au nombre de rescapés - 41 - surpasse largement la capacité du bateau, établie à 101 personnes, alors que le nombre exact de personnes se trouvant à bord du bateau au moment du drame reste pour l'heure inconnu.

Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l'avant du navire à l'approche du débarcadère, un mouvement qui pourrait avoir déséquilibré le bateau. Selon d'autres, la personne se trouvant à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d'approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

Le président tanzanien John Magufuli avait par ailleurs indiqué vendredi soir que les premiers éléments de l'enquête indiquaient que le capitaine du bateau ne se trouvait pas à bord, mais avait délégué ses fonctions à un subordonné sans expérience.

- Arrestations -

La navigation peut être difficile sur le plus grand lac d'Afrique, où elle se fait souvent sur des navires vétustes et trop chargés, les autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles marins au large de Mwanza.

L'espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasiment nul, même si, contre toute attente, l'ingénieur du ferry a été extrait vivant de l'épave à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d'air, a indiqué un député local.

Evoquant une "négligence", le président tanzanien John Magufuli a ordonné vendredi soir que "toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry" soient arrêtées. "Les responsables seront absolument punis", a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l'île d'Ukara et celle, située juste en face, d'Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d'Ukara viennent régulièrement s'approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l'ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances "aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie".

Avec AFP

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Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
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Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

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