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Les camps Gbagbo et Soro dénoncent leur exclusion de la présidentielle ivoirienne


Une partisane de Laurent Gbagbo embrasse son portrait à Abidjan le 31 août 2020, lors du dépôt de son dossier de candidature à la commission électorale. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)
Une partisane de Laurent Gbagbo embrasse son portrait à Abidjan le 31 août 2020, lors du dépôt de son dossier de candidature à la commission électorale. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

La plus haute autorité judiciaire de Côte d'Ivoire a éliminé la vaste majorité des candidatures à l'élection présidentielle prévue pour le mois prochain, a-t-on appris lundi.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a déclaré n'avoir approuvé que quatre candidats sur les 44 qui avaient présenté un dossier. Parmi les malchanceux figurent l'ancien président Laurent Gbagbo et l'ancien premier ministre et ancien chef de l'assemblée nationale Guillaume Soro, tous deux actuellement hors du pays.

M. Gbagbo, 75 ans, a été président de 2000 à 2011. Après près d'une décennie de détention préventive à la Cour pénale internationale de La Haye, aux Pays-Bas, il a été innocenté mais n'a pas encore pu retourner dans son pays faute de documents de voyage.

M. Soro, 48 ans, est un ancien chef rebelle qui a contribué à l'éviction de M. Gbagbo. Il a quitté le gouvernement en 2019 et depuis il s’est distancé du président sortant, Alassane Ouattara, 78 ans, qui brigue un troisième mandat malgré son engagement à ne pas le faire plus tôt cette année.

Manifestations contre la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat
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Seules trois candidatures ont été validées en plus de celle du président sortant : l'ancien président Henri Konan Bédié, l’ancien Premier ministre de M. Gbagbo, Pascal Affi N'Guessan et Kouadio Konan Bertin.

Dans une déclaration publiée sur le portail d'informations Abidjan.net, M. Soro a critiqué la décision de l'exclure des élections. "Je conteste vigoureusement la décision injuste et infondée prise ce lundi 14 septembre 2020 par le Conseil Constitutionnel. Je considère que c’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse et qui s’inscrit dans une logique d’anéantissement de la démocratie et l’Etat de droit", a-t-il écrit.

Pour sa part, l'ancienne première dame Simone Gbagbo a invité les autorités ivoiriennes actuelles à faire marche arrière.

"Il n’est pas encore trop tard, nous pouvons encore maintenant nous asseoir et ensemble définir des modalités acceptables à tout le monde", a affirmé Mme Gbagbo dans une déclaration diffusée en direct sur un compte Facebook se réclamant du Front populaire ivoirien, le parti fondé par son mari. "La Côte d'Ivoire a tellement souffert, nous n’avons pas besoin d’une nouvelle crise", a-t-elle ajouté.

L’élection présidentielle est prévue pour le 31 octobre.

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