Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Laurent Gbagbo élu chef de l'aile dissidente du FPI en Côte d'Ivoire

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, lors d'une audience devant la CPI, à la Haye, le 19 février 2013.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, jugé à La Haye pour crimes contre l'humanité, a été élu samedi à la tête de la faction dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), un parti qu'il a créé, aujourd'hui divisé en deux camps rivaux

.M. Gbagbo, 73 ans, seul candidat en lice a été élu avec plus de 97,5% des voix exprimées des 5.325 votants, à l'issue de deux jours du "quatrième congrès ordinaire" de la faction dissidente du FPI, à Grand Bassam, près d'Abidjan.

"Nous sommes satisfaits (...), le congrès nous a permis d'apprécier la vitalité du parti et montre que Laurent Gbagbo reste la pierre angulaire de notre formation", a déclaré à l'AFP Franck Anderson Kouassi, le secrétaire national à la Communication du FPI dissident.

De son côté, Pascal Affi N'Guessan, 65 ans, a été réélu pour un mandat de cinq ans, il y a une semaine, président du FPI officiel.

Le parti est traversé par une crise qui oppose Pascal Affi N'Guessan au camp rival d'Aboudramane Sangaré, un proche de Laurent Gbagbo.

>> Lire aussi : Manifestation de l'opposition pour une réforme de la commission électorale en Côte d'Ivoire

Premier ex-chef d'État remis à la CPI, Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la CPI pour "crimes contre l'humanité" présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d'Ivoire.

Avec AFP

Toutes les actualités

Ebola : la peur s'installe dans les esprits

Ebola : la peur s'installe dans les esprits
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:53 0:00

La musique résonne derrière les barreaux

La musique résonne derrière les barreaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:51 0:00

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:05 0:00

Le poisson se fait rare pour les pêcheurs du lac Malawi

Le poisson se fait rare pour les pêcheurs du lac Malawi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:50 0:00

La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

Voir plus

XS
SM
MD
LG