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La "jungle" de Calais en partie vidée de ses derniers occupants

Un ours en peluche laissé par des migrants au camp de fortune démantelé à Calais, dans le nord de France, 28 octobre 2016.

La "Jungle" de Calais semblait vidée d'une large partie de ses derniers occupants avec le départ d'une centaine de migrants, en grande majorité mineurs, qui erraient depuis deux jours dans l'immense bidonville du nord de la France.

De lundi à mercredi, quelque 4.500 adultes ont été évacués en car vers des centres disséminés sur l'ensemble du pays et environ 1.500 mineurs ont été relogés dans des structures adaptées. Actant "la fin" de la Jungle, des pelleteuses ont entamé jeudi le déblaiement du camp.

Mais des dizaines de personnes, dont de nombreux jeunes passés à côté des procédures d'évacuation, sont restées sur place pendant deux jours livrées à elles-même, dormant à la belle étoile, malgré le froid, ou dans des abris de fortune.

Vendredi matin, l'ONU a tiré la sonnette d'alarme en appelant la France à "offrir un hébergement approprié" aux exilés encore présents et demandé que "des arrangements spéciaux soient pris pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants".

A la mi-journée, une cinquantaine de mineurs, dont beaucoup de Soudanais, a embarqué à bord d'un car à destination de Rouen (ouest). Un autre bus est parti une demi-heure plus tard, avec 34 jeunes majeurs vers Toulouse (sud-est). Dans l'après-midi, un dernier car a mis le cap sur la Bretagne (ouest). Une petite trentaine de migrants ne s'est en revanche pas présentée pour le départ.

Très fatigués, usés par l'attente et l'incertitude, ceux qui ont accepté de quitter la Jungle ont passé la mine réjouie le cordon de sécurité mis en place, certains se donnant l'accolade devant des bénévoles en larmes.

Abdel Bassi, Soudanais de 17 ans, l'un des derniers à se laisser convaincre, a tenu le compte de son temps passé dans la "Jungle": "cinq mois et douze jours". Mohammad, qui a servi comme mécanicien pour les Américains en Afghanistan, a lui passé sept mois dans le camp. Vendredi, il a renoncé sans regret à son rêve d'Angleterre: "La France est un bon pays, c'est là que je souhaite vivre".

Symbole de la difficulté de l'Europe à faire face à la crise migratoire, le plus grand bidonville de France abritait encore la semaine dernière entre 6.400 et 8.100 personnes selon les estimations, principalement venues du Soudan, d'Erythrée et d'Afghanistan.

- 'commencement de soulagement' -

Vendredi, à Calais, des agents britanniques examinaient les dossiers déposés dans un centre de conteneurs jouxtant la Jungle, où ont été relogés 1.200 mineurs isolés.

En vertu des règles européennes sur le regroupement familial, les mineurs ayant un proche en Grande-Bretagne peuvent y être accueillis. Une disposition britannique sur les migrants "vulnérables" concerne les autres. Depuis la mi-octobre, 274 mineurs de Calais ont ainsi pu traverser la Manche.

Parmi les derniers retenus, deux jeunes Soudanais attendaient leur bus sac au dos, emmitouflés dans des couvertures. Ils se réjouissaient "d'avoir dormi à l'abri", mais "maintenant, c'est parti pour l'Angleterre".

A quelques encablures, les voisins de la "Jungle" manifestaient "un commencement de soulagement", tout en restant prudents pour la suite. Pour Bernard Fluet, dont la maison bordait la zone sud de la "Jungle" démantelée en mars, "ce sera un soulagement total" dans quelques mois, "quand on sera sûr que les migrants ne reviennent pas".

A en croire la maire de Calais, Natacha Bouchart, "1.000 migrants se sont dispersés dans les alentours en attendant que les choses se calment" mais n'ont pas renoncé à leur rêve d'Angleterre.

D'autres migrants semblent s'être installés dans le nord de Paris, où les campements de migrants ont grossi récemment. "Il y a trois jours, on distribuait 700 à 800 repas. Aujourd'hui, on est à plus de mille", confiait notamment Charles Drane, de l'ONG Adventist Development and Relief Agency (Adra).

"Des contrôles ont été mis en place, sur les routes, sur les voies ferrées, et rien n'indique à ce stade qu'il y ait un afflux de migrants venus de Calais", a assuré le représentant de l'Etat dans la région parisienne, le préfet Jean-François Carenco, tout en décomptant 2.000 migrants installés depuis la mi-septembre dans des camps de fortune de la capitale.

Avec AFP

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La Suisse invente le service militaire à domicile

Des réservistes de l'armée suisse déployés pour soutenir les hôpitaux publics dans la lutte contre le COVID-19 à Biere, en Suisse, le 27 mai 2020.

Pour diminuer le risque de propagation du Covid-19 dans ses casernes, l'armée suisse a décidé que plusieurs milliers de ses recrues commenceraient leur service militaire à la maison.

"C'est assez nouveau", concède Daniel Reist, le porte-parole de l'armée suisse, interrogé par l'AFP, mais en ces temps de pandémie, "c'est la solution idéale qui s'est imposée".

Considérée comme un pilier de la nation, l'armée suisse est organisée comme une milice: encadrés par quelques milliers de professionnels, les conscrits doivent effectuer un service militaire de quatre mois minimum avant d'être appelés tous les ans à participer à des sessions de trois semaines d'entraînement.

Cette année, quelque 15.000 jeunes Suisses et Suissesses devaient effectuer leur service militaire, appelé aussi "école de recrue".

Mais en cas d'arrivée massive parmi ces jeunes de contaminés du Covid, l'armée craignait de ne pas avoir la capacité de les prendre en charge.

L’entrée physique dans l'école de recrues est donc "échelonnée afin de s'assurer que toute recrue dont le test est positif au Covid-19 soit prise en charge de manière optimale et que des mesures d'isolement et de quarantaine appropriées puissent être mises en œuvre", explique le département fédéral de la Défense dans un communiqué.

Un premier groupe, comprenant notamment des "recrues sanitaires" dont la mobilisation est considérée comme plus urgente pour éventuellement épauler les troupes déjà mobilisées auprès des personnels civils dans les hôpitaux suisses, va bien entrer en caserne dès lundi.

"Téléservice militaire"

Mais pour quelque 5.000 des 15.000 recrues de cette année, le réveil au son du clairon ou les séances de garde-à-vous sur la place d'armes attendront.

Elles commenceront leur formation depuis chez elles pendant trois semaines avant de pouvoir à leur tour rejoindre la caserne. Une sorte de "téléservice militaire", comme l'a appelé le quotidien lausannois Le Temps dans un article ironiquement titré "L'avènement du militaire de canapé".

"Ils ont tous reçu cette semaine le programme d'enseignement, ce sont des modules (...) qu'ils doivent faire à la maison, c'est un travail théorique, à l'écran", explique M. Reist.

Fonctionnement de leur arme de service, enseignement sur les armes bactériologiques et chimiques, règlements militaires, protection sanitaire: les recrues devront potasser avant d'enfiler l'uniforme pour de vrai.

"Nous leur laissons le choix de quand ils veulent faire leurs leçons", souligne M. Reist. "Nous partons du principe que quelqu'un qui fait les leçons sérieusement a besoin de six heures de télétravail par jour".

Via une application spécifique, "quatre heures d'entraînement sportif par semaine" sont également prévues.

A noter que ces trois semaines seront considérées comme "entièrement imputées en tant que jours de service" et donc rémunérées dans le cadre de la solde que reçoit chaque recrue pendant son école.

"Jouer aux policiers"

L'innovation en amuse certains - "à quand la guerre depuis son canapé", plaisante un internaute réagissant à un article sur le sujet sur le site du Matin.fr.

D'autres trouvent l'idée un peu légère, comme Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers, cité dans Le Temps: "Je conçois qu’il faille actuellement faire des concessions non conventionnelles mais je suis quand même sceptique. Le service militaire a un caractère pratique et social qui ne peut être remplacé par de l’e-learning".

Le militaire s'inquiète également du manque de contrôle exercé sur les activités de "téléservice militaire".

"Nous ne pouvons pas jouer aux policiers chez 5.000 jeunes personnes", admet M. Reist "mais c'est clair qu'il y a certaines règles" et le "système remarque si quelqu'un n'est jamais dessus".

Les futurs cadres de ces recrues, chefs de section et de compagnie vont prendre contact avec elles et une "hotline" est là pour les aider si nécessaire, assure encore le porte-parole de l'armée.

Enfin, à leur arrivée en caserne après trois semaines d'armée à la maison, elles seront soumises à des tests de connaissances.

"Ceux qui ne réussissent pas n'auront plus tellement de permissions de sorties", prévient M. Reist.

Des centaines de migrants quittent le Honduras en quête du rêve américain

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Dites aah: en Chine, des robots pour pratiquer les tests Covid

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Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

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