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Moscou fustige Israël après la perte d'un de ses avions en Syrie

Un avion russe IL-20M (Ilyushin 20m) atterrissant à un endroit inconnu sur une photo du 23 juillet 2006.

L'armée syrienne a abattu au large de la Syrie un avion de son indéfectible allié russe avec 15 militaires à bord. Moscou fait porter la responsabilité à Israël, accusé d'avoir procédé au préalable à des tirs de missiles.

Cet incident inédit est survenu alors que la Russie et la Turquie ont annoncé un accord sur la province d'Idleb, dernier grand bastion insurgé dans le nord-ouest syrien, où une "zone démilitarisée" doit être instaurée, éloignant à court terme la perspective d'une offensive du régime.

Lundi soir, l'Illiouchine-20 russe a été abattu, par erreur selon Moscou, par la défense anti-aérienne syrienne. Celle-ci avait ouvert le feu pour intercepter des missiles --israéliens d'après la même source-- visant des dépôts de munitions dans la province de Lattaquié (nord-ouest), un bastion du président Bachar al-Assad.

Il s'agit de l'incident le plus grave entre les deux alliés depuis que Moscou est intervenu militairement fin 2015 en Syrie pour épauler le régime de Damas, alors affaibli face aux rebelles et aux jihadistes.

Le quadrimoteur à hélices généralement utilisé pour des missions de surveillance a disparu des radars à 23H00 lundi (20H00 GMT), au large de Lattaquié, selon le ministère russe de la Défense.

L'appareil a été "abattu par un système de missiles S-200" de l'armée syrienne, tuant les 15 membres d'équipage, a ensuite annoncé ce ministère cité par les agences russes.

Toutefois, l'armée russe a dirigé sa colère contre Israël, jugée responsable du drame en raison des tirs de missiles sur Lattaquié, imputés par Moscou à quatre F-16 israéliens.

- "Provocations" d'Israël -


"Les pilotes israéliens, en se couvrant avec l'avion russe, l'ont placé sous le feu de la défense antiaérienne syrienne", a asséné le ministère de la Défense russe.

"Nous considérons hostiles ces provocations de la part d'Israël" et "nous nous réservons le droit de répondre de manière adéquate", a-t-il averti.

Ces derniers mois, Israël a multiplié les frappes en Syrie contre le régime ou son allié iranien, l'Etat hébreu martelant qu'il ne permettrait pas à l'Iran de se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.

Interrogé avant les déclarations de Moscou, un porte-parole militaire israélien s'est refusé à tout commentaire.

Le ministère russe de la Défense avait également affirmé que des missiles avaient été tirés par la frégate française "Auvergne", qui croisait dans les parages.

Evoquant les frappes sur Lattaquié, un porte-parole de l'armée française a démenti "toute implication (...) dans cette attaque".

Les frappes à Lattaquié visaient "des dépôts de munitions" dans la périphérie de Lattaquié, et elles ont fait deux morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Deux corps ont été retrouvés", a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Il y a au moins dix blessés, dont sept soldats syriens", a-t-il précisé.

Sur le front diplomatique, un accord avait été dévoilé peu auparavant par la Russie et la Turquie sur la province d'Idleb, avec la création prochaine d'une "zone démilitarisée" dans ce dernier grand bastion insurgé.

A court terme, l'initiative éloigne la perspective d'une offensive du régime et de son allié russe, et devait apporter un répit dans un pays en ruine déchiré depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 360.000 morts.

- "Empêcher une offensive" -


C'est notamment grâce au soutien militaire de Moscou que le régime a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à consolider son emprise sur près des deux-tiers de la Syrie.

Ces dernières semaines, le pouvoir d'Assad a massé des renforts aux abords d'Idleb, frontalière de la Turquie, tandis que Damas et Moscou multipliaient les déclarations va-t-en guerre.

Mais lundi soir, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont dévoilé un accord pour la création, d'ici au 15 octobre, d'une "zone démilitarisée" sous leur contrôle dans la région d'Idleb.

Cette zone de 15-20 km de large doit servir de zone-tampon entre les territoires insurgés et les zones gouvernementales alentours.

Elle sera contrôlée par les forces turques et la police militaire russe et toutes les armes lourdes devront en avoir été retirées d'ici au 10 octobre.

Les autorités de Damas ont salué l'accord. La Syrie "a toujours favorablement accueillie toute initiative qui permet d'éviter l'effusion de sang des Syriens et participe à restaurer la sécurité", a dit une source au ministère des Affaires étrangères citée par l'agence officielle Sana.

Même satisfecit à Téhéran, qui a loué une "diplomatie responsable" permettant "d'éviter la guerre à Idleb".

A plusieurs reprises, l'ONU et les ONG ont mis en garde contre une "catastrophe humanitaire" à Idleb en cas d'offensive du régime syrien.

Dans le dernier grand bastion insurgé de Syrie, l'initiative de Sotchi déçoit néanmoins, et des centaines de personnes ont manifesté dès lundi soir dans la localité de Binnich.

"On remercie la Turquie (...), elle a empêché une offensive militaire contre Idleb", lâche Abou Yazan, un habitant.

Mais la perspective d'un désarmement des rebelles est loin de l'enchanter.

"S'ils prennent nos armes aujourd'hui, qui va garantir que le régime et la Russie ne vont pas attaquer nos régions? C'est toi Erdogan qui va nous protéger?"

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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