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RDC

La SADC favorable à un gouvernement d'union et au recomptage

Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC lors du sommet de la Double Troïka, à Luanda, Angola. 24 avril 2018. (Twitter/Présidence RDC)

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a appelé dimanche la République démocratique du Congo (RDC) à instituer un gouvernement d'union après la présidentielle contestée, et s'est prononcée pour un recomptage des voix.

A la surprise de nombreux observateurs, la Commission électorale congolaise (Ceni) a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la victoire historique de l'opposant Félix Tshisekedi, devant Martin Fayulu et le candidat soutenu par le président sortant Joseph Kabila, Emmanuel Shadary.

M. Fayulu a immédiatement dénoncé des fraudes et déposé un recours devant la Cour constitutionnelle.

La SADC en faveur d'un recomptage des voix
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Parallèlement, la Ceni a annoncé que la majorité favorable à M. Kabila avait été reconduite à l'Assemblée nationale.

Dimanche, le président zambien Edgar Lungu, président en exercice de la SADC, a appelé les dirigeants congolais à "considérer un accord politique négocié en vue d'un gouvernement inclusif".

Un tel accord permettrait de remédier aux "vives objections opposées aux résultats provisoires de la présidentielle", a estimé M. Lungu dans un communiqué.

"La SADC a pris note des sérieux doutes sur les résultats provisoires", émis par l'Eglise catholique ou le camp de M. Fayulu, et "estime qu'un recomptage permettrait de rassurer à la fois les vainqueurs et les perdants".

"Il est impératif qu'à ce moment crucial les dirigeants politiques de RDC s'engagent à ne pas accroître un peu plus les tensions", conclut le texte de l'organisation sous-régionale.

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Tshisekedi annonce des consultations et promet des décisions qui “n’excluront aucun cas de figure”

Président Félix Tshisekedi à son bureau, Kinshasa, 23 octobre 2020. (Twitter/Présidence RDC)

Confronté à de vives tensions avec ses alliés du FCC, le président Félix Tshisekedi a choisi des consultations avec la classe politique et sociale dans l'optique de créer une nouvelle dynamique qui l’accompagnera pour le reste de son mandat.

Fustigeant “anti-valeurs” et “tactiques politiciennes”, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé vendredi qu'il allait initier dans les prochains jours des consultations avec "les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs" dans le but de "créer une union sacrée de la nation".

Il l’a annoncé lors d’une adresse à la nation, trois jours après la prestation de serment controversée de trois des juges qu'il avait nommés à la Cour constitutionnelle. Un acte qui a aggravé une crise latente qui existait déjà avec le Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le FCC accuse le président d'avoir violé la Constitution et opéré un passage en force.

Elu à la présidence fin 2018, M. Tshisekedi s’est retrouvé face à une majorité législative écrasante issue du régime de son prédécesseur.

Bon gré mal gré les deux ont conclu un "deal" et choisi de composer dans une coalition en lieu place d’une cohabitation. Mais cela ne semble pas aller comme sur les roulettes.

Les rapports au sein de la coalition sont plutôt tendus, avec des épisodes de séismes récurrents quasiment tous les deux mois.

Le Chef de l’Etat congolais a, dans son allocution, dépeint en quelques mots les embûches qui se dressent dans la marche de la coalition CACH-FCC.

Il a parlé de "deux ans de divergence persistante qui plombe les ailes de l’espoir vers le développement".

Parmi lesquelles le manque de vision commune quant à la marche du pays, à l’Etat de droit et au fonctionnement des institutions.

"Ces divergences portent notamment sur les questions relatives la paix et la sécurité nationale, la Commission électorale nationale, à l’organisation des élections, à la gestion du portefeuille de l’Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l’indépendance de la justice et à l’instauration de l’Etat de droit qui sont un enjeu majeur pour la nation", a étayé M. Tshisekedi.

"Je ne laisserai aucun arrangement politique, de quelque nature que se soit, primer sur mes prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple congolais. Je ne transigerai pas avec les intérêts supérieurs de la nation", a-t-il prévenu.

La vielle le FCC -- majoritaire au Sénat et à l'Assemblée nationale -- avait dans une déclaration inédite refusé de reconnaitre les trois nouveaux juges.

Des hauts cadres avaient carrément boycotté la prestation de serment des juges. La machine était donc grippée.

Pour Ferndinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) de l'ancien président Joseph Kabila, son clan attendait plutôt un discours conciliant de M. Tshisekedi.

"Le discours du président de la république est décevant", a-t-il déploré via Twitter.

Félix Tshisekedi s'adresse aux Congolais en pleine crise avec le camp pro-Kabila

Le président congolais Félix Tshisekedi dans son bureau à Kinshasa, 22 octobre 2020. (Twitter/Présidence RDC)

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a promis de s'adresser à la nation vendredi, en pleine crise avec ses partenaires de la majorité parlementaire fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila.

"Le chef de l'État s'adressera à la nation ce vendredi 23 octobre 2020. A cet effet, la 54e réunion du conseil des ministres prévue le même jour est reportée à une date ultérieure", a indiqué jeudi soir la présidence de la République dans un bref communiqué.

Ces annonces interviennent alors que la tension est remontée cette semaine entre le président Tshisekedi et ses partenaires de la majorité parlementaire du Front commun pour le Congo (FCC), fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila.

Mercredi, au siège du parlement, M. Tshisekedi a fait le signe de la victoire dans sa bataille politique autour de la très stratégique Cour constitutionnelle face au camp Kabila.

L'ancien président de la RDC Joseph Kabila a pris son siège de Sénateur à vie à la rentrée parlementaire à Kinshasa, 15 septembre 2020. (Facebook/Sénat RDC)
L'ancien président de la RDC Joseph Kabila a pris son siège de Sénateur à vie à la rentrée parlementaire à Kinshasa, 15 septembre 2020. (Facebook/Sénat RDC)

Malgré l'opposition du FCC, le président a assisté à la prestation de serment des trois nouveaux membres de la Cour constitutionnelle qu'il a nommés par ordonnance en juillet.

La cérémonie s'est déroulée à l'absence des présidents de l'Assemblée et du Sénat, Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, du Premier ministre Sylvestre Ilunga et de même que les nombreux ministres et parlementaires pro-Kabila, majoritaires.

Jeudi, le FCC a qualifié d'"irrégulière" cette cérémonie de prestation de serment "des personnalités nommées de manière illégale". Pour cette plateforme politique, M. Tshisekedi a fait "le choix délibéré de violer la Constitution" à travers "un passage en force".

Investi le 24 janvier 2019, M. Tshisekedi gouverne en coalition avec le FCC de son prédécesseur Kabila avec qui il a signé un accord politique.

La Cour constitutionnelle a le pouvoir de valider ou invalider les candidatures à la présidentielle, mais également les résultats de ce scrutin.

Le quotidien La Prospérité propose d'analyser les deux dernières années dans le contexte de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2023. Selon le quotidien, "le FCC ne jure que sur le retour de Joseph Kabila à la tête du pays."

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