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RDC

Contentieux électoral entre deux opposants, une première en Afrique

L'opposant Martin Fayulu, à Kinshasa, RDC, 10 janvier 2019.

Malgré la défaite de la majorité présidentielle en RDC, la Cour Constitutionnelle devra statuer sur un contentieux électoral entre deux opposants Martin Fayulu et Felix Tshisekedi, une première sur le continent africain.

"C’est une première sur le continent", fait remarquer l’analyste politique, Henri Désiré N’Zouzi. "Le contentieux électoral dans lequel la RDC va s’engager à partir de cette semaine va opposer deux opposants", précisant que c’est un fait plus "singulier" qui mérite d’être souligné.

L’opposant Martin Fayulu va donc engager samedi une bataille judiciaire pour obtenir le recomptage des voix et l’annulation de l’élection de Felix Tshisekedi, donné gagnant par la Ceni. M. N’Zouzi livre quatre scénarios possibles: primo, la Cour Constitutionnelle rejette le recours de Martin Fayulu ; secundo, elle valide l’élection de Felix Tshisekedi ; tertio, elle donne raison à Fayulu et ordonne le recomptage des voix ; enfin, la Cour annule le scrutin et invalide tout le processus.

Henri Désiré N'Zouzi joint par Eric Manirakiza
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Henri Désiré N’Zouzi déclare que tout risque de repartir à "zéro" en cas de cette dernière hypothèse. "On revient à la case départ avec comme conséquences politiques l’ouverture d’une période de transition", indique Mr. N’Zouzi. D’après lui, le président Kabila pourra "continuer jusqu’à l’installation du nouveau président élu", ou connaître une transition sans Kabila au modèle du Burkina Faso et de la Centrafrique. "Un président intérimaire qui n’aurait pas le droit de se présenter à l’élection présidentielle", ajoute l’analyste.

-La France et les Etats-Unis commettent une maladresse diplomatique-

"Un fâcheux précédent", déplore Henri Désiré N’Zouzi, la prise de position des deux pays qu’il accuse d’"ingérence" pour imposer l’issue du scrutin. "Il y a eu beaucoup de maladresse de la part de ces deux pays (…) jamais la communauté internationale ne s’était ingérée de manière répétée donnant quasiment des ordres, affichant très clairement leur préférence par rapport aux différents candidats", a souligné M.N’Zouzi.

Les opposants Martin Fayulu et Felix Tshisekedi, tous les deux alliés d’hier pour faire partir le régime Kabila, sont allés aux élections en ordre dispersé avec toujours un même objectif de mettre fin à l’ère Kabila. Le pari gagné, reste l'issue judiciaire pour trancher.

-Que la Cenco laisse la Cour Constitutionnelle faire son travail-

"La Cenco a maintenant intérêt à faire profil bas", estime l’analyste N’Zouzi. Il pense que les déclarations de la Cenco visaient à faire "accroître la pression" pour que la Ceni publie des résultats conformément à la vérité des urnes. "Il y a eu suffisamment de confusion qu’elle-même a entretenu (…) qu’elle laisse sereinement la Cour constitutionnelle faire son travail", a-t-il ajouté. Le dernier mot revient à cette juridiction, et son "arrêt sera opposable à tous, quel que soit sa décision", conclut Henri Désiré N’Zouzi.

La cour dispose de moins de dix jours pour se prononcer après le dépôt d'un recours. L’Eglise catholique ne lâche pas, elle a saisi l'ONU pour faire publier les PV du scrutin. Entre temps, le bilan des violences post-électorales s'est alourdi à au moins neuf morts.

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L'ONU promet son soutien dans l'exécution du mandat d'arrêt d'un chef de guerre congolais

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Nations unies ont promis mercredi leur soutien à l'exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice militaire congolaise à l'encontre d'un chef de guerre accusé d'atteintes aux droits de l'Homme et de violences sexuelles dans l'est de la République démocratique du Congo.

L'auditorat militaire a lancé le 7 juin un mandat d'arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa pour "participation à un mouvement insurrectionnel", "crime de guerre par recrutement d’enfants", et "crime contre l’humanité par viol", selon une information mercredi de Radio France internationale (RFI).

Déjà sous sanctions de l’ONU, des Etats-Unis et de la France qui ont gelé ses avoirs en 2018, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

Ce groupe baptisé NDC-R mène des offensives contre divers groupes armés hutus.

Le chef de guerre est aussi accusé de se "substituer aux autorités locales" et de se livrer avec ses hommes "à des exactions graves sur les populations civiles", d'après le mandat d'arrêt consulté et authentifié par RFI.

"Nous allons accompagner la justice militaire congolaise pour pouvoir exécuter ce mandat", a précisé la porte-parole de la Monusco Florence Marchal lors de son point-presse hebdomadaire.

"Depuis le début de l'année, près de 300 allégations de violences sexuelles liées au conflit ont été rapportés dans le territoire de Masisi (un des territoires du Nord-Kivu). Le bureau conjoint des droits de l'Homme a vérifié 111 cas entre janvier et avril dernier, dont la moitié sont imputables au NDC-R", a ajouté la porte-parole.

La Monusco a qualifié le mandat d'arrêt de "développement positif pour la sécurisation de la province et la lutte contre l'impunité".

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