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La Russie soigne des soldats de l'est libyen


Les forces libyennes alliées à l'ONU sont en plein combat à Syrte, Libye, le 21 juillet 2016.

Quelque 70 soldats de l'Armée nationale libyenne (ANL) loyale à une autorité non reconnue dans l'Est de ce pays en proie au chaos ont été transférés cette semaine en Russie pour des soins, a indiqué jeudi à l'AFP un porte-parole de l'ANL.

Ce transfert illustre le rapprochement entre Moscou et le maréchal Khalifa Haftar, puissant militaire qui dirige l'ANL et refuse de prêter allégeance au gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli, seul reconnu par les Européens, les Américains, quelques pays africains et l'ONU.

Le GNA et l'autorité basée dans l'est du pays se disputent le pouvoir dans ce pays riche en ressources pétrolières.

"70 blessés des forces armées ont été transférés avant-hier (mardi) en Russie à bord de deux avions appartenant à l'Etat russe", a déclaré le porte-parole de l'ANL Mohamad Ghanim.

La Russie s'est engagée par ailleurs à prendre en charge 500 blessés, voire plus "selon les besoins", dans le cadre "d'un accord entre le commandement général (de l'ANL) et l'Etat russe", a ajouté M. Ghanim, sans autre détail.

Moscou multiplie les gestes de rapprochement envers le maréchal controversée Khalifa Haftar.

Le 11 janvier, le maréchal libyen a visité le porte-avions russe Amiral Kouznetsov croisant au large de la Libye. Il y a été reçu avec le honneurs avant de s'entretenir par vidéoconférence avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Il s'est aussi rendu à Moscou à deux reprises en 2016. En novembre, il y avait sollicité l'aide de la Russie pour lever l'embargo sur les armes imposé par l'ONU depuis 2011.

Il y a près de trois ans, Khalifa Haftar a déclaré la guerre aux groupes islamistes et radicaux qui sévissaient dans l'est libyen, en particulier à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli.

L'ANL a repris depuis une grande partie de Benghazi au terme de combats sanglants, mais ne parvient toujours pas à imposer son contrôle sur toute la ville, où des groupes jihadistes lui résistent toujours.

Autoproclamé chef de l'ANL, cet ancien dignitaire du régime Kadhafi qui a aussi vécu aux Etats-Unis est accusé par ses rivaux, en particulier les puissantes milices de Misrata (ouest), de vouloir instaurer un régime militaire en Libye.

Avec AFP

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