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La reconnaissance faciale pour plus d'efficacité dans les aéroports aux USA

Une femme embarquant sur un vol SAS à destination de Copenhague passe le système de vérification de la reconnaissance faciale VeriScan à l'aéroport international Dulles de Dulles, en Virginie, le 6 septembre 2018

A l'aéroport international de Washington, les autorités américaines ont installé un nouveau dispositif de reconnaissance faciale, un moyen "simple d'utilisation" pour mieux gérer les flux de voyageurs pour ses promoteurs, une source d'inquiétude pour ses opposants.

Ce dispositif, composé de deux systèmes de reconnaissance faciale, a été dévoilé à la presse jeudi à l'aéroport Dulles, près de la capitale fédérale américaine.

L'un est chargé de vérifier les données biométriques des passagers lors de l'embarquement et l'autre doit permettre de fluidifier les arrivées de passagers sur des vols internationaux en comparant leur apparence réelle à des photos stockées.

L'utilisation exponentielle de techniques de reconnaissance faciale a enflammé le débat à travers le monde, autour de la surveillance et de la protection de la vie privée. Mais les autorités assurent que cette technique peut aider à réduire des files d'attente irritantes sans compromettre la sécurité.

"La technologie marche", a affirmé devant la presse Kevin McAleenan, officier du service des douanes et de la protection des frontières (CBP).

"C'est rapide, simple d'utilisation, flexible et rentable. Et nous croyons que ça va changer la face du voyage international", promet-il, estimant que la reconnaissance faciale permettra, à terme, d'abandonner les cartes d'embarquement.

Test grandeur nature: l'officier du CBP raconte que l'embarquement de 350 passagers dans un avion Airbus A380 était terminé en 20 minutes, moitié moins qu'en temps normal.

A l'aéroport Dulles, les responsables ont montré comment le nouveau système, géré par des iPads, identifiait et recoupait les images des voyageurs au moment de l'embarquement.

- "Big Brother" -

En août, trois jours après la mise en place du dispositif, un homme a été arrêté pour avoir tenté d'utiliser un faux passeport pour entrer sur le sol américain, un succès que les autorités attribuent à la machine.

L'homme de 26 ans, débarquant d'un vol en provenance de Sao Paulo, au Brésil, était muni d'un passeport français, mais l'outil de comparaison de reconnaissance faciale a déterminé que son image ne correspondait pas au document présenté. Les autorités ont découvert, caché dans sa chaussure, une carte d'identité du Congo.

Les responsables tiennent à rassurer les détracteurs de la reconnaissance faciale: les nouveaux systèmes sont uniquement développés pour les formalités d'entrée sur le territoire et pour embarquer dans l'avion.

"Nous ne collectons pas et ne conservons aucune nouvelle donnée", assure M. McAleenan. "Nous devons confirmer que les voyageurs sont bien qui ils prétendent être".

Dulles est l'un des 14 aéroports à utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour les contrôles à l'entrée du territoire américain.

Kevin McAleenan assure que le degré de précision s'établit à "99%".

Levée de boucliers du côté des défenseurs de la protection des données personnelles, qui estiment qu'il y a peu de garde-fous sur la façon dont sont utilisées les bases de données de reconnaissance faciale.

Ils craignent une technologie à la "Big Brother" et montrent du doigt la Chine, où les autorités ont amplement déployé ce genre de systèmes.

L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) s'est à plusieurs reprises opposée au déploiement de cette technologie dans les aéroports, évoquant notamment des problèmes de précision et d'efficacité.

Jay Stanley, analyste de l'ACLU, alerte sur une utilisation qui "normalise la reconnaissance faciale comme une technologie de contrôle".

"Nous avons observé que ces technologies se sont propagées à partir des aéroports et sont maintenant utilisées dans toutes sortes de lieux, y compris dans certains lycées", a-t-il indiqué à l'AFP.

Avec AFP

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Nouvelle fusillade en Californie, 4 morts et 6 blessés

La police dans un quartier de Fresno, Californie, après une fusillade, le 18 avril 2017.

Une nouvelle "fusillade de masse" a touché dimanche soir les Etats-Unis, provoquant la mort de quatre jeunes hommes et en blessant six autres lors d'une réunion de famille dans une résidence de la ville de Fresno (Californie).

Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs suspects ont pénétré dans une résidence où étaient rassemblées quelque 35 personnes, dont des enfants, pour suivre un match de football américain lors "d'une réunion de famille", a expliqué aux journalistes Michael Reid, responsable de la police de Fresno.

L'attaquant ou les attaquants ont ensuite "ouvert le feu dans le jardin, où se trouvaient la plupart des personnes, touchant par balles dix d'entre elles", a-t-il poursuivi.

Trois personnes sont mortes sur place, "tous des hommes de type asiatique âgés de 25 à 30 ans" et un quatrième, transporté dans un état critique à l'hôpital, a succombé à ses blessures.

Six autres personnes ont été plus légèrement blessées et leurs jours ne sont pas en danger, a souligné le policier.

Le ou les auteurs des coups de feu, encore non identifiés, sont en fuite et les enquêteurs tentaient de retrouver leur trace en examinant les images de vidéosurveillance et en interrogeant les nombreux voisins qui ont donné l'alerte en entendant les tirs, aux alentours de 18h00 heure locale dimanche (02h00 GMT lundi).

- Enfants et femmes présents -

"Dieu merci, aucun enfant n'a été touché car il y avait plusieurs enfants et femmes" mais ils étaient à l'intérieur de la maison, a précisé Michael Reid.

"Les dix victimes, décédées ou non, sont toutes des hommes âgés de 20 à 35 ans environ" et "tous se trouvaient hors de la maison, dans le jardin", a-t-il insisté.

"Nous ne connaissons pas encore exactement leur origine mais je pense qu'on peut dire d'Asie du sud-est ou d'Asie", a dit le responsable de la police de Fresno.

Interrogé par les journalistes sur les motivations possibles du crime, M. Reid a répondu que l'enquête s'attachait à la déterminer.

Il a toutefois jugé "très probable que le rassemblement ait été pris pour cible à dessein, nous ne savons pas encore pourquoi".

A ce stade de l'enquête, rien n'indique qu'il puisse s'agir d'une fusillade liée à des gangs, a-t-il souligné, qualifiant les faits de "violence absurde".

Un voisin a affirmé au journal Fresno Bee qu'une autre maison avait déjà essuyé des tirs la semaine dernière, provoquant l'émoi dans le quartier.

"Je ne me sens pas en sécurité dehors après la nuit tombée", a déclaré ce voisin, Choua Vang, affirmant songer à déménager.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par de telles tueries de masse, qui relancent à chaque fois le débat sur la prolifération des armes à feu sans que la législation en la matière ait évolué de manière significative.

Le dernier drame en date, la semaine dernière, a également touché la Californie.

Un adolescent a ouvert le feu dans la cour de son lycée le jour de son anniversaire, tuant deux camarades âgés de 14 et 15 ans et blessant trois autres jeunes, près de Los Angeles.

Il a lui-même succombé à ses blessures après s'être tiré une balle dans la tête juste après avoir commis son geste, pour lequel il n'a laissé aucune explication.

Avec AFP

Passe d'armes en direct entre Trump et l'ex-ambassadrice à Kiev

L'ancienne ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, témoigne devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants de Capitol Hill à Washington, le vendredi 15 novembre 2019, à l'occasion de la deuxième audience publique de mise en accusation.

L'ex-ambassadrice américaine à Kiev a jugé vendredi "intimidantes" les flèches décochées à son encontre par Donald Trump au moment même où elle livrait un témoignage édifiant au Congrès dans le cadre de l'enquête en destitution qui menace le président.

Les démocrates ont dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis, déjà soupçonné d'abus de pouvoir pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur un de ses rivaux.

"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté Donald Trump une heure après le début de l'audition de la diplomate. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté en référence au chaos dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Mme Yovanovitch, diplomate depuis 33 ans jouissant d'une réputation de grande intégrité, avait été rappelée en urgence à Washington en mai sur ordre du président. Les démocrates le soupçonnent d'avoir voulu laisser le champ libre à des proches pour qu'ils puissent faire pression sur l'Ukraine.

Dans ses tweets, le président a défendu "son droit absolu" de choisir ses ambassadeurs.

A la Chambre des représentants, sa salve n'est pas passée inaperçue. L'élu démocrate Adam Schiff, qui dirige l'enquête contre le président, a lu ses messages et demandé à la diplomate de réagir.

Après un moment de recul, elle a pesé ses mots: "C'est très intimidant".

Lors d'une pause, Adam Schiff a dénoncé "une intimidation de témoin en direct", qui pourrait constituer une "entrave" à l'enquête.

Ce "n'était pas de l'intimidation de témoins, c'était juste l'opinion du président", a réagi la Maison Blanche. "J'ai le droit de m'exprimer", a renchéri le président devant la presse.

- "Forces de l'ombre" -

Donald Trump est visé par une procédure de destitution parce qu'il a demandé le 25 juillet à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Dans cet appel, rendu public en septembre après l'intervention d'un lanceur d'alerte, il avait cité Mme Yovanovitch. "Il va lui arriver des choses", avait-il déclaré.

"J'ai été choquée" d'entendre ça", "Cela ressemblait à une menace diffuse", a-t-elle commenté vendredi.

La diplomate, restée très digne malgré une émotion évidente, a également confié avoir été perturbée par la campagne de dénigrement menée contre elle pendant des mois par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

"Je n'ai pas compris pourquoi il m'attaquait", a-t-elle déclaré, en confiant s'être "inquiétée" de voir "le président et son fils" relayer ses attaques.

Jurant n'avoir "aucun parti-pris politique", Mme Yovanovitch a assuré que son rappel avait "porté un coup au moral" des diplomates américains à Kiev et dans l'ensemble du réseau américain.

Sans citer le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, elle a critiqué les responsables du département d'Etat pour ne pas l'avoir défendue. "Dans le monde entier, les forces de l'ombre auront compris qu'il ne faut pas grand-chose pour obtenir la tête d'un ambassadeur", a-t-elle souligné.

Après cinq heures d'audition, ponctuées par des marques de respect unanimes pour l'ancienne ambassadrice, elle a quitté la salle sous des applaudissements nourris.

- Aide bloquée -

Les républicains n'ont pas mis en cause son intégrité, mais ont relevé qu'elle restait employée du département d'Etat à un poste prestigieux dans une université.

Ils l'ont assaillie de questions sur les affaires du fils de Joe Biden en Ukraine au moment où son père était vice-président des Etats-Unis. Elle a reconnu que cela "pouvait ressembler à un conflit d'intérêt".

Les parlementaires républicains ont également insisté sur le fait qu'elle n'avait aucun élément factuel à apporter à l'enquête, puisqu'elle avait quitté l'ambassade au moment des principaux épisodes contestés.

Elle n'a en effet rien pu dire sur une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine, qui avait été gelée sur ordre du président au début de l'été.

William Taylor, le chargé d'affaires qui l'a remplacée à Kiev, avait déclaré mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès, avoir appris par l'entremise d'un autre ambassadeur que Donald Trump avait conditionné le déblocage des fonds à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden.

Le président nie avoir lié les deux et se dit victime d'une chasse aux sorcières". Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, qui sera chargé de le juger, il devrait échapper à la destitution.

Mais sa très probable mise en accusation (impeachment) à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates jettera une ombre sur sa campagne.

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