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La rébellion tchadienne dit avoir abattu un hélicoptère de l'armée


Un hélicoptère de l'armée française dans la région du Sahel, le 1er novembre 2017.

Les rebelles qui cherchent à renverser le nouveau gouvernement de transition au Tchad ont affirmé jeudi avoir abattu un hélicoptère militaire, tandis que la junte au pouvoir a averti l'opposition politique qu'elle devrait s'abstenir de manifester.

Selon le gouvernement tchadien, les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) accusés d'avoir tué le président Idriss Deby Itno la semaine dernière se sont retirés au-delà de la frontière, au Niger voisin. Cependant, dans une déclaration publiée jeudi, le groupe rebelle a affirmé contrôler la ville tchadienne de Nokou, située à plus de 300 kilomètres au nord de la capitale.

Il n'a pas été possible dans l'immédiat de vérifier de manière indépendante les affirmations du groupe armé. Ses combattants ont menacé d'attaquer la capitale, N'Djamena, dans le but de renverser le nouveau gouvernement dirigé par Mahamat Idriss Deby, fils du président tombé au front.

L'opposition politique tchadienne a également critiqué la formation d'un gouvernement militaire de transition dirigé par M. Deby, âgé de 37 ans, estimant qu'un gouvernement civil intérimaire aurait dû être dirigé par le président de l'Assemblée nationale.

Les manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la capitale mardi, une semaine après l'annonce de l'assassinat choquant du président. Les manifestants ont bloqué des routes et mis le feu à des pneus, ce qui a entraîné une répression rapide de la part des forces de sécurité. Le gouvernement a déclaré mercredi que six personnes avaient été tuées dans les troubles, dont un officier de police à la retraite, tandis que les militants de l'opposition ont fait état de neuf morts.

Malgré les menaces proférées par les rebelles de prendre N'Djamena, leurs troupes semblaient encore loin de la capitale jeudi.

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